| Nom officiel |
(ro) Bistrița |
|---|---|
| Noms locaux |
(ro) Bistrița, (hu) Beszterce, (de) Bistritz |
| Pays | |
|---|---|
| Județ | |
| Localisation géographique |
Depresiunea Bistriței (d) |
| Chef-lieu |
Bistrița (d) |
| Superficie |
145,36 km2 |
| Altitude |
356 m |
| Coordonnées |
| Population |
78 877 hab. () |
|---|---|
| Densité |
542,6 hab./km2 () |
| Statut | |
|---|---|
| Chef de l'exécutif |
Gabriel Lazany (d) (depuis le ) |
| Contient les localités | |
| Jumelages |
Montreuil, L'Aquila, Besançon, Zielona Góra (depuis le ), Columbus, Rode-le-Duc, Rehovot, Wels (depuis le ), Soroca |
| Fondation |
|---|
| Code postal |
420008–420198 |
|---|---|
| Site web |
Bistrița (en hongrois : Beszterce ; en allemand : Bistritz) est une ville de Transylvanie, dans le nord de la Roumanie, et le chef-lieu du județ de Bistrița-Năsăud. Sa population s'élevait à 78 877 habitants en 2021.
Bistrița est située sur le plateau transylvain au pied des monts Călimani subdivision des Carpates orientales. Elle fait partie du județ de Bistrița-Năsăud dans la région de Transylvanie.
Elle est arrosée par la rivière du même nom.

La région de Bistrița a été habitée depuis le Néolithique. Les Saxons ont colonisé la région à partir de 1206, qu'ils ont appelée Nösnerland. La destruction de Markt Nosa (« marché de Nösen ») par les Mongols, qui se dirigeaient vers l'Europe centrale, est attestée dans un document de 1241. Le nom de la ville est d'origine slave et il désigne un cours d'eau rapide.
Bistrița est devenue ville franche en 1330. En 1353, la ville a gagné le droit d'organiser une foire annuelle de 15 jours et elle a également reçu ses armes (une autruche tenant un fer à cheval dans son bec). En 1465, les fortifications de la ville comptaient 18 tours, gardées par les guildes locales. La ville possédait également une Kirchenburg, ou église fortifiée.
En , Bistrița a été intégrée au royaume de Roumanie, ce qui est confirmé par le traité de Trianon en 1920.
De 1940 à 1944, à la suite du Deuxième arbitrage de Vienne, Bistrița est occupée par la Hongrie de Horthy. En 1941, les autorités hongroises déportent plusieurs dizaines de familles juives à Kamianets-Podilsky où elles seront assassinées par des Einsatzgruppen et des troupes hongroises en guerre contre l'URSS,. Au printemps 1944, le maire de la ville Norbert Kuales, et le chef de la police, Miklós Debreczenyi, décident d'enfermer les juifs dans le ghetto de Bistrița créé en périphérie de la ville et où 6 000 juifs sont entassés dans des conditions extrêmement difficiles. 2 500 viennent de Bistrița et le reste des villages des environs. Ils sont ensuite déportés au camp d'extermination d'Auschwitz en deux convois, les 2 et (3 106 puis 2 875 personnes).
Les persécutions ne cessent que lorsque la ville est libérée par les armées roumaines et soviétiques au début de septembre 1944.
| Évolution de la population | ||
|---|---|---|
| Année | Pop. | ±% |
| 1900 | 12 155 | — |
| 1912 | 13 236 | +8.9% |
| 1930 | 14 128 | +6.7% |
| 1948 | 15 801 | +11.8% |
| 1956 | 20 292 | +28.4% |
| 1966 | 25 519 | +25.8% |
| 1977 | 44 339 | +73.7% |
| 1992 | 87 710 | +97.8% |
| 2002 | 81 259 | −7.4% |
| 2011 | 75 076 | −7.6% |
| Source : Population depuis 1912 sur le site pop-stat.mashke.org | ||
Le groupe de punk-rock français Charly Fiasco fait référence à la ville dans un titre intitulé Bistrita.