Bruno Rousselot, né le à Joinville (52), est un artiste français qui vit et travaille à Châtillon-sur-Loire (45). Il enseigne à l'École Nationale Supérieure d'Art de Dijon.
Bruno Rousselot fait ses études à l'Ecole des Beaux-Arts de Besançon puis vient à Paris où il s'inscrit au centre universitaire expérimental de Vincennes dans trois disciplines : les arts plastiques, le cinéma et les sciences de l'éducation. C'est à Paris qu'il commence à peindre régulièrement et choisit l'abstraction. Il regarde déjà du côté des artistes américains, notamment ceux de la Pattern Painting.
En 1981, Bruno Rousselot, Christine Caquot, Thierry Cheverney et Christophe Cuzin fondent l'Usine de Pali-Kao qui devient un haut lieu de la création artistique alternative à Paris.
Il part à New York en 1987. Il y vit et y travaille pendant dix ans dans le quartier de Dumbo à Brooklyn.
À la fin des années 1990, Bruno Rousselot revient s'installer en France.
Marqué par sa rencontre avec Sol LeWitt à New York, il en a retenu le souci de développer une géométrie sensible où la surface colorée joue un rôle prépondérant. La pratique de la couleur et la mise en espace de formes sur le tableau constituent les deux aspects majeurs de son travail.
Il réalise des projets in situ dans des lieux publics, dont l'installation In°O à l’Hôtel Dupanloup, Université d’Orléans, dans le cadre du 1% artistique (2014) .
Son travail est dans de nombreuses collections publiques et institutions en France, aux USA : Musée National d’Art Moderne Centre Pompidou, Paris, MoMA (New-York), National Gallery of Art de Washington D. C…
Sa première exposition personnelle dans une institution française était au Centre d'art de Vassivière (63). Il a aussi exposé au Musée d'art moderne de Saint-Etienne, au " Quartier" à Quimper, au Centre d'art de Flaine ou à l'Institut français de Thessalonique (2000).
Pendant quelques années, les œuvres de Bruno Rousselot se sont organisées en séries. Généralement liée à une exposition, une série constitue un ensemble de tableaux répondant à un protocole précis de fabrication, qui assure une cohérence dans les peintures, où rien dans le contexte de la série ne doit être différent. Cependant, le protocole peut être soumis à des variations, donnant lieu à des « générations » ou des « familles » différentes au sein même d’une série. Au fil du temps, les séries ont commencé à se croiser les unes aux autres, à l’image du travail de dessin et d’estampe qui s’est souvent affranchi du protocole ou de la forme imposée. Aujourd’hui, il n’y a pas de nouvelle série. Les nouveaux tableaux sont « hors-séries »
Les différentes séries se développent conjointement, mais elles gardent néanmoins individuellement un rythme qui leur est propre.
Chaque série présente et représente un dessin de figures géométriques qui lui sont spécifiques, sans pour autant qu'un tableau ne soit la variation d'un autre.
Chaque tableau explore la surface colorée dans ses pleins et ses vides, dans sa relation à la lumière et dans le jeu des couleurs entre elles.
La couleur est déposée au rouleau dans un monochrome initial, qui est recouvert par endroits d'une seconde couche dont la forme aura été délimitée par du ruban adhésif. En ôtant ce dernier, la ligne accuse un tremblé, à peine visible, qui unit les deux épaisseurs entre elles.