Butembo est une ville de la république démocratique du Congo, située dans le Nord-Kivu. Importante ville commerciale, elle se trouve au nord-est du pays, sur le graben de Rwenzori et à l'ouest du parc national des Virunga. Elle est la ville où habitent les hommes d'affaires les plus prospères de l'Est du pays.
Butembo s'étend sur une superficie de 190,3 km2, trois fois supérieure à celle de la ville de Goma, et se trouve à une altitude de 1 750 m. Elle est située dans la province du Nord-Kivu, à cheval sur les territoires de Lubero et de Beni, à 44 km de la localité de Lubero, 54 km de la ville de Beni, 307 km de la capitale provinciale, Goma et 65 km du lac Édouard.
Une borne indiquant la ligne de l’équateur est située à environ vingt-cinq kilomètres au sud de la ville.
La population de Butembo s'élève à 2 000 000 habitants en 2022, issus en majorité de la tribu Nande,,,. En 1950, la population s'élevait à 5 090 habitants.
Butembo présente une altitude moyenne d’environ 1 800 m. Les vallées descendent jusqu’à près de 1 600 m, tandis que le point culminant de la ville se situe autour de 2 000 m, au niveau de Matembe dans la commune Vulamba. La ville se trouve à proximité immédiate du Rift Valley Occidental qui influence fortement son relief et son climat.
Climat
Le climat de Butembo est de type subtropical humide (Afi), modéré par l’influence des montagnes,,. La moyenne annuelle de température est de 24,5°C et les précipitations sont en moyenne de 312,9 mm, il fait très froid et il pleut abondamment. L’année est marquée par quatre saisons bien définies: une petite saison sèche de décembre à février, suivie d’une petite saison pluvieuse de mars à juin; une grande saison sèche de juillet à la mi-septembre, puis une grande saison pluvieuse de fin septembre au début décembre. Ces variations saisonnières structurent la vie agricole, les activités économiques et le rythme des ménages. L'espace urbain contient des réserves forestières. La ville est construite sur des collines. Elle fait face à plusieurs défis environnementaux dont les érosions sur les berges des cours d'eau, la gestion difficile des déchets, l'insuffisance d'eau potable et les inondations régulières des habitations riveraines des rivières et ruisseaux.
Température
Les données climatiques de Butembo indiquent une température minimale absolue de 13,4°C enregistrée en février, mois où l'humidité relative moyenne est la plus faible de l'année, à 67% et une maximale absolue de 25,3°C en janvier avec une humidité de 70%. L’amplitude thermique annuelle atteint 8,4°C, relevée en août, mois où l'humidité remonte à 81%. La température moyenne absolue se stabilise autour de 19,2°C, tandis que la maximale moyenne annuelle avoisine 24,4°C. Le mois le plus chaud est février et le plus froid est août, ce qui confirme la régularité thermique propre aux climats de haute altitude.
Relief
Le relief de Butembo est constitué de vieilles collines arrondies et érodées, offrant dans la majorité des cas la possibilité d’aménager des routes carrossables. Certaines collines se distinguent par leur difficulté d’aménagement, notamment le massif Lwamiso-Munzambaye, connu pour ses pentes plus abruptes et son terrain moins stable. Ces formes anciennes témoignent d’un long processus d’érosion et d’un modelé topographique complexe,.
Hydrographie
L’hydrographie de Butembo est caractérisée par un réseau dense de rivières et de ruisseaux, parmi lesquels la Kimemi, Lwirwa, Mususa, Kamikingi, Luhule, Kanyangoko, Virendi, Kayilavula, Vihuli, Wayimirya, Muchanga, Kamusonge, Kisingiri, Lwangongo, Karirakira et Kaghenda. Ces cours d’eau drainent les différentes vallées de la ville et jouent un rôle essentiel dans l’irrigation, l’écoulement des eaux pluviales et la fertilité des terres. Durant les fortes pluies, certains d’entre eux deviennent cependant dangereux, provoquant des débordements et des érosions localisées,.
Nature du sol
Les sols de la ville sont majoritairement argilo-sablonneux sur les collines, ce qui les rend favorables à certaines cultures mais sensibles à l’érosion. Les vallées présentent des sols marécageux ou alluvionnaires, riches mais parfois instables. Des sols latéritiques apparaissent sur plusieurs collines, tandis que certaines zones, notamment autour de Lwamiso-Munzambaye, montrent un sol plus rocailleux, caractéristique des reliefs plus anciens et plus érodés,,.
Sous-sol
Le sous-sol de Butembo demeure largement inconnu faute de prospections ou d’études géologiques approfondies. Aucune exploration systématique n’a été menée, ce qui limite les connaissances sur la structure géologique profonde ou l’éventuel potentiel minéral de la zone,.
Administration
Vue des hautes collines de la ville de Butembo (2014)Rue dans la ville en 2007
Sur le plan administratif, Butembo compte quatre communes: Bulengera, Kimemi, Mususa et Vulamba. À l'issue de différents flux des déplacés fuyant la guerre, la ville a vu sa population s'accroître rapidement. Elle compte environ deux millions d'habitants, une estimation de 2022.
La ville compte 28 quartiers, répartis comme suit:
la commune Bulengera a 9 quartiers: Kalemire, Kamesi Mbonzo, Kimbulu, Kyaghala, Mukuna, Mutiri, Rughenda, Wayene et Eveché;
la commune Kimemi a 8 quartiers: Biondi, Bwinyole, Commercial, Lumumba, Malende, Ngerengere, Vutetshe et Vutsundo;
la commune Mususa a 7 quartiers: Bwinongo, Katwa, Kitulu, Matanda, Ngingi, Vigholo et Vungi;
la commune Vulamba a 4 quartiers: Congo Ya Sika, Kambali, Matembe et Mukalangura.
Chaque quartier de Butembo est subdivisé en cellules, elles-mêmes divisées en avenues. La ville compte 266 cellules au total: la commune de Bulengera en compte 86, celle de Mususa 69, Kimemi 45 et Vulamba 66.
Butembo groupe tous les douze clans Yira (Nande) c'est pourquoi elle est considérée comme la capitale extra-coutumière de ce peuple.
Butembo a deux zones de santé dont celle de Katwa et Butembo, la ville abrite plusieurs grandes structures sanitaires du nord-est de la république démocratique du Congo, notamment:
Cliniques Universitaires du Graben;
Hôpital général de référence secondaire de Matanda;
Hôpital général de référence de Katwa;
Hôpital général de référence de Kitatumba;
Centre de Diagnostic du Nord-Kivu;
Hôpital Sainte-Famille de Mukuna;
Clinique Vétérinaire de Butembo;
Hôpital de Vuhimba;
Centre médico-chirurgical IRIS;
Butembo Fistula Hospital (accueille les campagnes de traitement gratuit de la fistule obstétricale, dans le cadre du Fistula Program DRC,);
Centre Neuropsychiatrique Ukandilama;
Clinique La Merveille;
Centre de Protection des Indigents et Malades Mentaux (CEPIMA);
Centres des Traitements d'Ebola;
Polyclinique Mémorielle;
Clinique Vétérinaire de l' ITAV;
Centre pour handicapés Heshima Letu;
Centre Hospitalier des Femmes Engagés pour la Promotion de la Santé Intégrale (FEPSI);
La ville de Butembo est un grand centre culturel et artistique de la RDC[réf.souhaitée], donnant origine à plusieurs artistes de renom[Lesquels?], possédant un grand nombre de médias et d'espaces culturels, et mettant en avant la promotion de l'Olhuyira (Kinande), la langue locale.
Centre de lecture et d'animation culturelle (CLAC Butembo)
Arts visuels
Butembo est également un centre pour les artistes et créateurs de contenu. Les musiciens, influenceurs et entrepreneurs peuvent bénéficier de ressources et de compétences dans le digital, incluant:
la gestion et promotion en ligne de leur activité culturelle;
la production et distribution de musique, vidéos et autres contenus;
l’accompagnement dans les outils numériques et plateformes de diffusion.
Sports
Le sport reste à Butembo un des facteurs clé de cohabitation sociale des différentes couches de la population[réf.souhaitée]. Cependant, ce secteur peine aujourd’hui à se développer à cause d'un manque d’infrastructures adéquate. En effet, la ville de Butembo ne dispose d'aucun stade moderne ni public, ni privé pour le football.
En raison de son relief accidenté, Butembo ne dispose que d’un seul aérodrome, l'aérodrome de Rughenda(en), situé en pleine zone urbaine,,. Celui-ci permet des liaisons avec le reste du pays grâce à de petits avions et de jets privés avec une piste de 790 m de longueur. Pour les vols de plus grande capacité, la ville est desservie par l’aéroport de Mavivi, à environ 60 km au nord, capable d’accueillir des appareils internationaux avec une piste de 3 600 m de longueur,,.
La voirie urbaine de Butembo est structurée autour de larges rues servant de routes principales pour chaque quartier, de larges avenues constituant les axes majeurs de chaque cellule équipées de ponts pour franchir les nombreuses rivières de la ville ainsi que d’avenues secondaires assurant la mobilité locale,,,,,.
La mobilité urbaine à Butembo est assurée 24 h/24, avec une prédominance des motos-taxis, dont plusieurs unités d’assemblage sont implantées dans la ville. Les propriétaires de ces unités d'assemblage des motos sont souvent des actionnaires de leurs usines de production établies en Asie, ce qui renforce l’intégration locale de la filière et soutient l’activité économique autour du transport motorisé léger,,.Entre 5 h et 22 h, des tricycles (ou tuk-tuks) assurent la desserte des quartiers situés le long des rues principales, complétant l’offre de transport urbain. Dans une moindre mesure, certains quartiers sont reliés au centre commercial par une desserte en taxi-bus, assurant un complément de mobilité sur les axes secondaires,.
La circulation sur les artères principales de Butembo est particulièrement dense entre 6 h et 9 h et de 17 h à 20 h, périodes durant lesquelles des embouteillages fréquents affectent significativement la fluidité du trafic et la planification des déplacements urbains,,,,.
La ville est également connectée au Sud-Soudan grâce au corridor Bango–Isiro–Beni–Butembo, long d’environ 940 km, qui traverse le nord-est de la RDC jusqu’à la frontière sud-soudanaise.
Le corridor Kisangani–Beni–Butembo relie la ville au point d’entrée du fleuve Congo. Par ce fleuve navigable, Butembo est indirectement reliée à Kinshasa, ainsi qu’aux voies fluviales offrant un accès direct aux ports de l'océan Atlantique.
L’approvisionnement en eau potable de Butembo repose sur une combinaison de réseaux publics, d’initiatives locales et de ressources naturelles. La REGIDESO, entreprise publique congolaise, ne desservait en 2024 qu’environ 6 000 habitants sur plus de 2 millions, soit moins de 1% de la population. En complément, le projet d’adduction d’eau de la SOPRODEC, alimenté notamment par sept points de captage aménagés sur les rivières Lwangoko et Kyangolo, dispose d’infrastructures de production et de traitement à Kyaghala, avec notamment un réservoir, un décanteur et un système de filtration. Son réseau est destiné à desservir plus de 250 000 habitants, soit environ 12,5% de la population de Butembo, grâce à des compteurs intelligents à prépaiement de type «Cash Water». Une large part de l’approvisionnement repose par ailleurs sur des initiatives privées, communautaires et caritatives: 13 réseaux d’adduction d’eau potable et 328 sources ont notamment été recensés, auxquels s’ajoutent 200 fontaines ouvertes au grand public. Parmi les ressources exploitées figure le mont Lubwe, dont les eaux alimentent notamment les réseaux ACEKA et ACEKAVU.
L’approvisionnement en électricité de Butembo repose principalement sur des initiatives locales et des opérateurs privés, dans un secteur où la demande demeure largement supérieure aux capacités disponibles. Énergie du Nord-Kivu (ENK) exploite les centrales hydroélectriques d’Ivugha et de Talihya-Nord, d’une puissance respective d’environ 2,8 MW et 12 MW, qui alimentent notamment Butembo, Beni et leurs environs. Congo Full Power développe de son côté une centrale hydroélectrique à Kisungu-Kasalala, dans le groupement Malio, en chefferie des Bashu, avec une capacité annoncée de 700 kW. La Relance de l’Énergie pour un Développement Durable (REDD), soutenue par la population locale et le diocèse de Butembo-Beni, exploite notamment une centrale à Kisesa, sur la rivière Lukwaliha, d’une capacité estimée à 250 kW. Ces capacités cumulées restent très inférieures aux besoins de la seule ville de Butembo, estimés à plus de 300 MW par une association locale de consommateurs avec l’appui d’experts.
Dès les années 1980, des entrepreneurs de Butembo investissent dans le secteur des télécommunications avec des entreprises comme PATELSAT et Congo Gates, contribuant à faire de la ville l’un des pôles pionniers de la connectivité dans l’est de la RDC, à une époque où de nombreuses autres régions du pays dépendaient encore principalement des infrastructures de télécommunication concentrées à Kinshasa ou des réseaux des capitales des pays voisins. L’accès à Internet à Butembo repose principalement sur les réseaux mobiles, la fibre optique et les solutions de connexion sans fil ou satellitaires. La ville est reliée au réseau de fibre optique régional par l’axe Kasindi–Butembo, connecté à l’Ouganda, tandis que des projets d’interconnexion avec Goma et d’extension du backbone national ont été développés afin d’accroître la capacité et la fiabilité de la connexion. Les principaux opérateurs mobiles, notamment Airtel, Orange et Vodacom, fournissent des services de données et d’Internet en 3G et 4G, auxquels s’ajoutent des fournisseurs d’accès et des réseaux Wi-Fi locaux. Butembo figure également parmi les villes ciblées par les programmes de déploiement de réseaux FTTx, permettant progressivement l’accès à l’Internet fixe à haut débit. L’Internet satellitaire constitue également une solution disponible dans la ville, notamment avec le déploiement de Starlink, qui permet d’accéder à Internet à haut débit indépendamment des réseaux terrestres.
L’asphaltage de Butembo s’appuie notamment sur une capacité locale de production d’enrobé bitumineux. Une usine d’asphalte a été installée à Katwa en 2015 par le gouvernement provincial du Nord-Kivu afin de fournir les matériaux nécessaires à la modernisation de la voirie urbaine avec une capacité allant de 60 à 100 tonnes d'enrobé par jour. La ville dispose aujourd’hui d’environ 16 km de routes asphaltées, tandis que plus de 20 km de voirie urbaine sont en cours de réhabilitation. Une grande partie de ces travaux est financée par les cotisations hors taxes des opérateurs économiques de la ville. Les travaux sont exécutés par des entreprises privées locales, faisant de la mobilisation du secteur économique local un élément important du développement de la voirie urbaine.
Le paysage urbain de Butembo se caractérise par une importante activité de construction et par la présence de nombreux immeubles modernes. La majorité des bâtiments élevés de la ville comptent quatre à cinq niveaux (R+4 à R+5), tandis que quelques constructions dépassent cette hauteur, notamment le Centre de Diagnostic du Nord-Kivu, qui compte huit étages, l’immeuble Roy, avec sept étages, et l’immeuble de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), qui en compte six. Une partie importante de ces réalisations est liée aux compétences locales issues notamment de l’Institut du bâtiment et des travaux publics (IBTP) de Butembo. Le développement du secteur de la construction contribue à donner à Butembo un paysage architectural particulièrement dynamique dans l’est et le nord de la RD Congo. Cette évolution concerne également l’habitat privé, avec la construction de villas et de manoirs modernes de grande superficie, souvent implantés sur de vastes parcelles agrémentées de jardins et d’espaces aménagés. Certaines de ces propriétés servent également de cadres pour des événements privés et sociaux, notamment les mariages et autres cérémonies organisées dans la ville. Dans le domaine des infrastructures administratives, des bâtiments publics ont également été réalisés grâce aux contributions et aux dons de la population locale à l’État congolais, notamment certains bureaux de la mairie, des communes et des quartiers, illustrant l’implication de la population dans la construction et l’aménagement des équipements publics de la ville.
Hospitalité
Les sites touristiques existants à Butembo appartiennent à des particuliers. Aucun site d'attraction n’est à ce jour aménagé par le gouvernement congolais dans la ville.
Espaces verts urbains
Réserve forestière de Mususa: 40 hectares, située à 5 kilomètres du centre-ville. Des espèces végétales comme animales vivent dans la réserve forestière, qui porte le nom de la rivière qui marque la limite entre le territoire de Lubero et la ville de Butembo, dans la commune de Kimemi.
Mont Lubwe: est une montagne qui offre le panorama de la ville de Butembo avec une altitude de 1 931 mètres. En faisant l’alpinisme sur ce mont vous verrez les 4 communes de la ville de Butembo. C'est à partir d'elle que cette ville est desservie en eau potable.
Espaces verts et bleus périurbains
Parc national des Virunga: situé à moins de 50 km à l'est de la ville de Butembo, il a été créé en 1925, ce qui en fait de lui le plus ancien parc national de l'Afrique. Le parc couvre 7 900 km2 depuis les montagnes des Virunga au sud, jusqu'aux montagnes du Rwenzori au nord, il comprend une grande partie du lac Édouard et les plaines de la Rwindi. Cette diversité de paysages a permis l'existence de la biodiversité la plus importante de toutes les aires protégées d'Afrique, abritant plus d’un millier d’espèces de mammifères, d’oiseaux, de reptiles et d’amphibiens ainsi qu’un tiers des gorilles de montagne menacés d’extinction dans le monde. Plusieurs espèces emblématiques y trouvent un habitat favorable, des lions (Panthera leo), des hippopotames amphibies (Hippopotamus amphibius) ainsi que trois taxons de grands singes: le Gorille des montagnes, le Gorille de Grauer (Gorilla beringei graueri) et le Chimpanzé de l’est (Pan troglodytes schweinfurtii). En 1979, il est consacré patrimoine mondial, mais rejoint la liste du patrimoine mondial en péril en 1994. Il est également désigné site Ramsar depuis 1996.
Parc national de la Maiko: situé à quelque 150 km à l'ouest de la ville de Butembo, Il appartient à l'une des régions forestières les plus isolées du pays, et abrite trois des plus spectaculaires espèces animales endémiques du pays: le gorille des plaines de l'est (Gorilla beringei graueri), l'okapi(Okapia johnstoni), et le paon du Congo(Afropavo congoensis), en plus d’une population d’éléphants de forêt, de chimpanzés à face claire et de buffles, et de nombreuses autres espèces. Heureusement, tout le parc n'est pas concerné par les troubles divers (braconnage, incursion de groupes armés, exploitation illégale des ressources minières du parc, feux de brousse, et déforestation). Il occupe une bonne partie de la forêt de l’Ituri sur une superficie de 10 830 km2, entre les rivières Lubero et Maiko.
Montagne Rwenzori: située à moins de 100 km au nord-est de la ville de Butembo, parfois identifiées comme étant les légendaires monts de la Lune de l'Égypte antique et plus tard des Grecs anciens, culminant à 5 109 mètres d'altitude au pic Marguerite (mont Stanley), ce qui en fait le troisième sommet d'Afrique après le Kilimandjaro et le mont Kenya. C'est une des rares montagnes englacées d'Afrique. Ces montagnes reçoivent annuellement environ 1 990 mm d'eau de pluie, ce qui entraîne la formation de nombreux cours d'eau dont certains alimentent le Nil Blanc en amont. La chaîne fait environ 120 kilomètres de long pour 65 kilomètres de large. La chaîne s’est formée il y a environ 3 millions d’années, à la fin du Pliocène, avec la surrection des rives du rift Albertin, branche occidentale de la vallée du Grand Rift. La surrection du Rwenzori divisa le paléolacObweruka et créa trois des dix grands lacs africains actuels: le lac Albert, le lac Édouard et le lac George. La flore du Rwenzori est très diversifiée, allant de la forêt tropicale à l'étage nival avec des glaciers en passant par tous les étages intermédiaires. Grâce à des conditions de température et de pluviométrie constante et importante tout au long de l'année, certaines espèces se sont développées de manière particulièrement exubérante. Et ce avec un taux d'endémisme important, surtout dans les zones de forêts de nuages, où l'air saturé de brumes a permis le développement d'espèces complètement insolites, subissant un gigantisme impressionnant: Lobelias, Séneçon géant, bruyères, bambous. La faune comprend des éléphants, plusieurs espèces de primates et de nombreuses espèces d'oiseaux endémiques comme le jacana ou le nectarin de Johnston qui parvient la nuit à entrer dans une «torpeur», hibernation nocturne du fait de la baisse de température. On y trouve des animaux très étonnants comme une espèce de daman unique, le dipneuste, ou encore le caméléon de Jackson.
Lac Édouard (lac Mutsyamira): situé à 65 km à l'est de la ville de Butembo, est l'un des Grands Lacs d'Afrique. Il se trouve dans la vallée du Grand Rift, sa rive nord se trouve à quelques kilomètres au sud de l'équateur. Le lac est alimenté par les rivières Nyamugasani, Ishahsa, Rutshuru, et Rwindi. Il se vide par le nord via la rivière Semliki, dans le lac Albert. Il est aussi relié par le canal de Kazinga au lac George par le nord-est. Il est situé à 920 mètres d'altitude, et d'une taille de 77 kilomètres sur 40, pour une surface totale de 2 150 km2 (le 15e du continent par la taille). Il abrite de nombreuses espèces de poissons, dont la pêche est une activité importante pour les populations locales. La zone du lac héberge aussi de nombreuses espèces d'oiseaux résidents ou migrateurs.
Mont Kyavirimu: située à 50 km à l'est de la ville de Butembo, sur les rives Nord-occidentales du lac Édouard (912 m, 2 150 km2) sur les flancs occidentaux de la crête Congo-Nil dans une aire extensive connue actuellement sous le nom de Rift Albertin. Le mont Kyavirimu ou montagne des esprits selon la croyance Yira, s’élève à une altitude qui va du lac Edouard au sommet du mont Pince avec des cotes altitudinales comprises entre 912 et 3 117 m. Sa superficie varie entre 60 et 79 km2. Cette forêt renferme une grande diversité animale comprenant des mammifères, des oiseaux, des reptiles, des amphibiens, des arthropodes, etc. C’est un bassin versant qui procure les sources à plusieurs rivières. En effet, les rivières telles que Katumo, Tumbwe, Muko, Museya et Kasungu coulent sur les flancs orientaux pour se jeter dans le lac Edouard, tandis que les autres rivières comme Kalibina, Kilya, Kisalala et Maziwa se jettent dans la Talia qui à son tour alimente en grande quantité d’eau la rivière Semliki tributaire du fleuve Nil. Le corridor appelé Mulango-wa-nyama relie les habitats de hautes terres à ceux de basses altitudes et joue donc un rôle écologique important pour la survie de toute la diversité biologique.
↑«Moins de 1% de la population de Butembo a accès l’eau potable (Service de l'hydraulique)», 2024, (lire en ligne)
↑Congo Forum, «Butembo: des mouvements citoyens et groupe de pression visitent la centrale hydroélectrique de Talihya Nord (CongoForum)», 2025, (lire en ligne)
↑Green Africa, «Eau de pluie et consommation humaine à Butembo: entre risque sanitaire et solutions pratiques», 2025, (lire en ligne)
↑Guide du voyageur au Congo Belge et au Ruanda-Urundi, Édité par l'Office du tourisme, Bruxelles, 1951, p.522
↑Emmanuel Kakule Vyakuno, Pression anthropique et aménagement rationnel des hautes terres de Lubero en R. D. C.: rapports entre société et milieu physique dans une montagne équatoriale, t.1 et 2 (Thèse de doctorat), Paris, Toulouse 2, (lire en ligne)
↑Sahani Walere, Le contexte urbain et climatique des risques hydrologiques
de la ville de Butembo (Nord-Kivu /RDC) (Thèse de doctorat), Liège, Université de Liège, , 300p. (lire en ligne)
↑(en) Muhindo Sahani, Ozer Pierre et Moeyersons Jan, «Le contexte urbain et climatique des risques hydrologiques de la ville de Butembo (Nord Kivu/ RDC)», 8th International conference (IAG) on Geomorphology, Paris, France [FR], 27-31 August 2013, (lire en ligne[archive du ], consulté le )
↑«SGT ULPGL», sur www.sgt.ulpgl.net (consulté le )
↑Gilbert Paluku Mutiviti, Kakule Mboko et Kambere Vagheni, «LE SOL DANS L’AGRICULTURE URBAINE EN ZONE DES GRANDS-LACS AFRICAIN: ETUDE DU CAS DE LA VILLE DE BUTEMBO», Parcours et Initiatives: Revue interdisciplinaire du Graben (PIRIG), no1, , p.75–81 (ISSN3008-122X, DOI10.57988/crig-2352, lire en ligne, consulté le )
↑Ici Congo, «A Butembo, un dynamisme économique qui s’effondre», 2023, (lire en ligne)
↑Beni-Lubero Online, «Le mystère du Muyira: Le secret bien gardé de réussite des affaires à Beni-Butembo (1975-2005)», 2023, (lire en ligne)
↑Elite News, «Les avions de la Compagnie aerienne CETRACA AVIATION SERVICE autorisés à voler en RD.Congo», 2023, (lire en ligne)
↑La Voix de l'UCG, «RDC: Butembo-Beni est la région la plus créatrice de COOPEC et IMF au pays», 2023, (lire en ligne)
↑Actualité CD, «RDC: une première zone économique spéciale au Nord-Kivu pouvant accueillir 20 firmes et une centaine de petites et moyennes entreprises», 2023, (lire en ligne)
↑La Voix de l'UCG, «Butembo: un jeune développeur a mis en place une application pouvant faciliter le paiement du courant ENK», 2023, 13 séptembre 2023 (lire en ligne)
↑La Voix de l'UCG, «Butembo: un jeune entrepreneur crée une boutique en ligne pour sécuriser les clients et les fournisseurs», 2021, (lire en ligne)
↑Congo Sauti, «Butembo: Le service «Tayari food» met en place une application mobile pour la livraison à domicile des nourritures», 22 février 2021, (lire en ligne)
↑(en) FOUNDERS, «ABOUT AFROAGRIPRENEURS NETWORK», 2021, (lire en ligne)
↑La Voix de l'UCG, «Nord Kivu: Lubero peut assoir son économie sur le quinquina, culture qui est en pleine baisse de production», 2021, (lire en ligne)
↑La Voix de l'UCG, «Butembo-Thé: Que reste-t-il du complexe theicole de Butuhe?», 2020, (lire en ligne)
↑Radio Moto, «Butembo: la TID encourage la consommation du café et cacao à la place des boissons fortement alcoolisées», 2023, (lire en ligne)
↑Jeannot MUKITSANA, «Étude du milieu et méthodologie du travail», dans Kakule meni Claude chefs de travaux, Étude des réactions des élèves finalistes faces l'agressivité des étudiants, Butembo, FAB,
↑Radio Okapi, «Des sites touristiques publics manquent à Butembo», 2017, (lire en ligne)
↑La Voix de l'UCG, «Butembo: une bourse pour les élèves qui seront inscrits en foresterie de l’Itav l’année prochaine», 2021, (lire en ligne)
↑Green Afia, «Butembo: les activités humaines endommagent la qualité de l’eau puisée sur le Mont Lubwe révèle une étude scientifique», 2023, (lire en ligne)
↑VOA, «Une localité "stratégique" passe sous contrôle d'une milice dans l'Est de la RDC», 2004, (lire en ligne)
↑Radio Elimu, «EGLISE: MGR SIKULI DE BUTEMBO-BENI PREND PART À LA CÉRÉMONIE DE SACRE ÉPISCOPAL DE MGR RUMEO DE NOTO, POUR UN JUMELAGE QUI FAIT BIEN SA ROUTE», 2023, 18. mars 2023 (lire en ligne)
↑L'Express, «Dans l'Est congolais, Butembo pleure sa prospérité passée», 2018, (lire en ligne)
↑CAIRN INFO, «Polycarpe Divito: l'hibernation d'un millionnaire en Ituri», 2012, (lire en ligne)
Muyisa Lusenge, Solidarité, famille et développement socio-économique en ville de Butembo, Université catholique du Graben, Licence 2008, [lire en ligne]
Paluku Mathe Patrick Patson, PDG d' Afroagripreneurs Network, La nouvelle géneration des entrepreneurs au Nord Kivu