| Fondation |
(Centre National Universitaire Sud de Calcul (CNUSC)) |
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| Sigle |
CINES |
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| Forme juridique | |
| Domaine d'activité |
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| Siège | |
| Pays | |
| Coordonnées | |
| Langue |
| Effectif |
60 personnes |
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| Directeur |
Michel Labadie |
| Affiliation | |
| Site web |
| SIREN | |
|---|---|
| TVA européenne | |
| OpenCorporates |
Le Centre informatique national de l'enseignement supérieur (CINES), basé à Montpellier, est un établissement public à caractère administratif français placé sous la tutelle du ministère de l'Enseignement supérieur, et créé par décret en 1999.
Il offre un service informatique utilisé pour la recherche publique en France. C'est un des grands centres nationaux pour l'offre en puissance de calcul destiné à la recherche en France.
Il a trois missions :
En 1981, est créé le Centre national universitaire sud de calcul (CNUSC) à Montpellier, chargé d'héberger des applications scientifiques pour la communauté des chercheurs, mais aussi des applications en bibliothéconomie.
Fin , le CNUSC se transforme pour devenir le CINES actuel, créé par décret no 99-318 du . Le changement apporta de nouvelles missions, ainsi qu'un changement de statut.
Le , les statuts du CINES sont modifiés par décretparus au Journal officiel. Ce décret fait apparaître une nouvelle mission, l'hébergement de matériels informatiques à vocation nationale.
Durant toutes ces années, le nombre de salariés au sein de l'établissement varie autour d'une quarantaine de techniciens et ingénieurs.
Le Michel Labadie est nommé comme nouveau directeur du CINES.
Le CINES fournit depuis longtemps des moyens de calcul à la communauté des chercheurs français, son parc de machines évolue régulièrement,, pour cela il coopère avec le Grand équipement national de calcul intensif (GENCI).

Adastra est l’un des supercalculateurs parmi les plus puissants en Europe pour la recherche scientifique. Hébergé au CINES à Montpellier, il succède à la machine Occigen hébergée au CINES de 2015 à 2022, avec une puissance de calcul 20 fois supérieure.
Grâce à son architecture de dernière génération (technologie HPE-CRAY-AMD, identique aux calculateurs FRONTIER et LUMI), il complète les systèmes existants de GENCI disponibles au sein des 2 autres centres nationaux de calcul (TGCC du CEA et IDRIS du CNRS).
Le nouveau supercalculateur de pointe « Adastra » prend son nom de la locution latine “Per aspera ad astra” traduite par « Par des chemins ardus vers les étoiles ».
Avec une performance crête de plus de 75 PFlops il fournit aux scientifiques français des capacités de calcul massives et innovantes pour leurs besoins complexes en simulation numérique.
Caractéristiques d’Adastra
Le supercalculateur Adastra été classé dans le TOP 10 mondial des superordinateurs les plus puissants en .
Optimisation énergétique
Afin d’obtenir le meilleur rapport performance sur énergie, la technologie de refroidissement par eau tiède (32°) a été choisie et permet d’obtenir un PUE inférieur à 1,1. Ce score vient confirmer l’orientation du CINES vers une utilisation plus sobre et responsable de la technologie en vue de préserver l'environnement et de lutter contre le changement climatique.
Adastra contribue ainsi à l'avancée de la recherche scientifique et à la transition vers une société plus durable avec un positionnement en dans le top 3 mondial (GREEN 500) avec une performance de 58 Gflops/W.

Projets scientifiques
En coordination avec le Grand Équipement National de Calcul Intensif (GENCI), Adastra est utilisé pour des projets scientifiques ambitieux qui abordent des enjeux sociétaux importants.
Parmi ces projets, on peut citer :
Le superordinateur Jade était classé au 27e rang mondial des calculateurs du TOP500 de , c'était la 6e machine européenne et la première machine française pour la recherche publique.
En le CINES disposait de plusieurs machines pour le calcul haute performance :
La machine IBM d'une puissance de 1,85 + 0,6 TFlops :
Tous les six mois a lieu le classement mondial des supercalculateurs TOP500, dont est représenté les meilleures places remportées par les différents systèmes du Cines.
| Date | Nombre de systèmes | Meilleur rang | Nombre de processeurs | (TéraFLOPS) | (TéraFLOPS) |
Puissance (kW) |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 142 | 32 | 0,00657 | 0,00851 | - | |
| 1 | 77 | 79 | 0,01506 | 0,02101 | - | |
| 1 | 112 | 79 | 0,02730 | 0,03792 | - | |
| 1 | 137 | 107 | 0,03655 | 0,05136 | - | |
| 1 | 121 | 127 | 0,04310 | 0,06096 | - | |
| 1 | 95 | 207 | 0,06780 | 0,09936 | - | |
| 3, | 98 | 256 + 112 + 207 = 575 | 0,24020 | 0,35236 | - | |
| 4,, | 132 | 224 + 256 + 207 + 96 = 783 | 0,3714 | 0,52866 | - | |
| 4,, | 44 | 472 + 160 + 256 + 207 = 1 095 | 0,8140 | 1,1209 | - | |
| 3, | 56 | 472 + 320 + 256 = 1 048 | 0,8740 | 1,1816 | - | |
| 3, | 119 | 472 + 512 + 256 = 1 240 | 3,699 | 4,920 | - | |
| 2 | 182 | 472 + 512 = 984 | 4,498 | 6,100 | - | |
| 1 | 15 | 12 288 | 128,400 | 146,740 | 608,00 kW | |
| 2 | 18 | 12 288 + 10 752 = 23 040 | 237,800 | 267,878 | 1 064,00 kW | |
| 2 | 26 | 50 544 + 23 040 = 73 584 | 933,300 | 1 185,254 | 934,80 kW | |
| 2 | 51 | 85 824 + 19 488 = 105 312 | 1 590,320 | 2 190,491 | 1 430,00 kW | |
| 1 | 10 | 319 072 | 46 100,000 | 61 610,000 | 921,48 kW | |
Sur ces diagrammes ci-dessous, on voit le classement successif des machines qui sont passées du CNUSC au CINES. On voit une grosse coupure, puis une reprise très forte depuis 2008 avec la machine jade.
Avant d'être le CINES, le CNUSC avait déjà des machines classées au TOP500.

L’archivage des données numériques étant un facteur essentiel de succès de toute politique de dématérialisation et de numérisation des informations, la seconde mission stratégique nationale confiée au CINES porte sur le développement et la mise en œuvre d’une solution performante pour la conservation à long terme du patrimoine numérique.
Le CINES est donc depuis 2004 l’opérateur pour l’archivage des données et documents numériques produits par la communauté de l'enseignement supérieur et de la recherche en France.
L'archivage au CINES concerne:
Le CINES a développé le système d'archivage électronique PAC (Plateforme d’archivage au Cines),.
Depuis 2019, il collabore au programme VITAM dans le cadre du programme interministériel archivage numérique, sur lequel a migré la plateforme PAC pour la version 4 en 2025.
PAC VITAM utilise le standard d'échange SEDA, et permet notamment aux établissements de l'enseignement supérieur de déposer leurs fichiers numérisés.
Le système PAC s'appuie sur trois serveurs selon la norme ISO 14721 : un pour le versement, un pour le stockage, et un troisième pour l'accès aux documents versés.
Le CINES collabore avec la plupart des grands acteurs de l'enseignement supérieur ou de l'information scientifique, comme l'Abes (plateforme de traitement des thèses STAR), le CCSD (archive ouverte HAL), Huma-Num (plateforme NAKALA) ou encore l'INSERM (base Serimedis) pour aider les institutions à mettre en place des projets de conservation des documents numériques.
La nouvelle mission du CINES est d'apporter une aide à la communauté de la recherche qui à des besoins d'espace pour faire fonctionner des environnements informatiques importants.
Le but est d’apporter aux organismes en manque d'espace matériel en salle machine, la possibilité d'augmenter leurs capacités en nombre de racks. Il est bien souvent difficile de stocker plusieurs racks avec toutes les dépendances qui en découlent (énergie, climatisation, maintenance 24/24). Le CINES peut apporter cet environnement technique, car il dispose des environnements adaptés pour accueillir de l'informatique en « quantité industrielle ».