| Fondation | |
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| Dates-clés |
| Type | |
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| Nom officiel |
Académie militaire de la Gendarmerie nationale (depuis ), École des officiers de la Gendarmerie nationale (- |
| Directeur |
Général de division Constant Caylus |
| Devise |
Apprendre et s'élever pour servir et commander |
| Membre de |
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| Site web |
| Étudiants |
~400 |
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| Pays | |
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caserne Augereau et quartier Pajol |
| Ville |
En France, l'Académie militaire de la Gendarmerie nationale (AMGN), précédemment École des officiers de Gendarmerie nationale (EOGN), constitue un organisme de formation rattaché au commandement des écoles de gendarmerie nationale. Elle forme les officiers de la Gendarmerie nationale.
Créée en 1918, elle est installée depuis 1945 à Melun, en Seine-et-Marne. Elle constitue l'une des huit grandes écoles militaires françaises.
En 1901, un cours d'étude destiné à accompagner les sous-officiers aptes à devenir sous-lieutenants (décret du ). La formation se déroule alors à la caserne Schomberg, à Paris.
Le , l'École des officiers de la Gendarmerie nationale est officiellement créée par décret. À l'issue de la Première Guerre mondiale, cette formation est dispensée à Versailles, au 55 rue d'Anjou. Le site de la caserne d'Anjou de Versailles est celui des anciennes écuries de la comtesse de Provence, devenues manufacture de draps, avant d'échoir à la duchesse d'Angoulême, fille de Louis XVI, à la Restauration (1815-1830).
Durant la Seconde Guerre mondiale, l'École déménage successivement à la villa Nitot à Pau puis à la caserne Charras à Courbevoie.
L'EOGN est renommée Académie militaire de la Gendarmerie nationale (AMGN) à compter du ,.
L'AMGN constitue un organisme de formation rattaché au commandement des écoles de gendarmerie nationale. Elle a pour missions:
L'Académie militaire de la Gendarmerie nationale regroupe les structures présentes sur le site de Melun et d'autres sises à l'École militaire, à Paris. Plusieurs structures apparaissent dans l'organigramme de l'École :
L'AMGN a pour mission d'assurer principalement la formation initiale des officiers de gendarmerie à l'exercice de leurs fonctions de commandement et de les préparer à leurs futures responsabilités de cadre de haut niveau.

L'académie recrute ses élèves au moyen des concours « officier de Gendarmerie » (OG) et « officiers du corps technique et administratif » (OCTA),,.
Le nombre de places offertes à chaque concours est fixé chaque année par arrêté du ministère de l'Intérieur.
En général, une promotion (hors OG RANG) est constituée de 150 à 200 élèves.
Les épreuves d'admissibilité sont propres à tous les concours sauf le concours OG T où l'admissibilité consiste en un examen du dossier du candidat.
Leurs modalités, leur nombre et leurs contenus changent en fonction du type de concours passé.
Les épreuves d'admission consistent en plusieurs oraux dont un d'aptitude générale dont le but est d'apprécier la qualité du candidat à servir en tant qu'officier de gendarmerie.
Les autres oraux peuvent porter sur des langues étrangères ou d'autres spécialités en fonction du concours passé.
Les épreuves d'admission sont toutes complétées de tests psychotechniques et de personnalité sur ordinateur, d'un entretien avec un psychologue et d'épreuves physiques et sportives dont les intitulés et les barèmes sont communs à toutes les grandes écoles militaires.
Tous les élèves sont successivement élève-officier durant leur première année et officier-élève durant la seconde année. D'une durée de deux ans (un an pour les capitaines et les élèves déjà diplômés de Polytechnique, de Saint-Cyr, de l'École de l'Air et de l'École Navale), leur formation s'articule autour de quatre semestres. Les grades détenus par les élèves pendant la formation dépendent du recrutement. Les recrutements internes (semi-direct) sont aspirants la première année, sous-lieutenants la seconde et passent lieutenants en sortie d'école. Les recrutements externes (universitaires, scientifiques et sur titres) sont sous-lieutenants dès la première année et passent lieutenants en deuxième année.

L'académie est chargée de la formation initiale des officiers du corps technique et administratif de la Gendarmerie nationale (OCTAGN). D'une durée de deux ans, leur formation s'articule autour de quatre semestres. Les deux premiers semestres sont communs avec les officiers de Gendarmerie :
L'AMGN forme également, dans son 3e groupement, des personnes appartenant au corps des officiers de la Gendarmerie nationale, destinées à occuper des postes de spécialistes ou à assurer des fonctions d'encadrement et de commandement correspondant à leurs grades :
Grande école militaire et de service public, l'ÉOGN devenue AMGN a développé des traditions, ainsi que des activités de camaraderie et de cohésion.

Lors de l'incorporation des nouveaux élèves-officiers à l'académie, au mois d'août, ceux-ci ne portent aucun grade (Ils se surnomment eux-mêmes Moquettes). Le grade d'aspirant ou de sous-lieutenant leur est remis au mois de septembre par leurs parrains et marraines de seconde année, au cours d'une cérémonie solennelle appelée « remise des alphas ».
Tous les ans, au mois de décembre, les officiers-élèves du 1er groupement, en seconde année de formation, remettent le sabre à leurs filleuls du 2e groupement, lors d'une cérémonie militaire d'une grande solennité, en présence de hautes autorités civiles et militaires. Le sabre est le signe du commandement de l'officier qui doit être, à l'instar d'une lame, « sûr, pur, dur ». La cérémonie des sabres est précédée la veille au soir par une cérémonie plus intimiste, regroupant les seuls 1er et 2e groupements : la remise des taconnets, coiffe portée avec la TETRA, TEnue de TRAdition. L'un des temps forts de cet évènement est la veillée du drapeau de l'École par le 2e groupement.
Le baptême de promotion coïncide avec la cérémonie de fin de scolarité de la précédente promotion. Le 2e groupement, — élèves-officiers en fin de 1re année et sur le point de passer en seconde année et de devenir officiers-élèves — se voit attribuer un nom en hommage à un parrain ou un évènement militaire faisant honneur à la Gendarmerie nationale. Souvent, il s'agit de celui d'un officier ayant marqué l'histoire de l'arme par ses vertus militaires et humaines ainsi que par ses états de service :
Le défilé constitue un moment symbolique marquant la fin de la première année de formation au sein de l’AMGN. Il représente un temps fort du parcours des élèves, soulignant leur engagement et leur intégration progressive dans la communauté militaire.
C'est le , en reconnaissance des nombreux sacrifices consentis lors des conflits armés, que l'AMGN reçoit son drapeau des mains du président de la République Albert Lebrun.
Le drapeau de l'académie a reçu deux médailles des mains du président de la République :
De manière moins formelle, des activités scellent aussi la cohésion au sein de l'AMGN. Ainsi, le 1er groupement lance chaque année en septembre un défi au 2e groupement : le défi Bois Rond, du nom d'un ancien terrain militaire en forêt de Fontainebleau, utilisé par l'AMGN comme terrain d'entraînement au combat et à l'apprentissage de la topographie. Sous la forme de sketches, les officiers-élèves dépeignent certains traits de caractère de leurs cadres, lors d'un rassemblement sur la place d'armes. Le 2e groupement dispose alors d'un à deux mois pour relever le défi en organisant une soirée spectacle au cours de laquelle les élèves-officiers décriront eux aussi les personnalités de leurs cadres à grand renfort d'humour, et décerneront le Bois Rond d'or au cadre de leur choix.
La vie de la promotion est également ponctuée par l’organisation d’activités au sein de l’AMGN, parmi lesquelles figure le Salon littéraire et artistique. Cet événement met en lumière des ouvrages à thématique militaire, en présence de nombreux auteurs, et propose des conférences tout au long de la journée. Il se tient au Musée de la Gendarmerie nationale, situé à proximité immédiate de l’AMGN.
Par ailleurs, les Entretiens de l’AMGN, organisés sous la forme d’un colloque d’une matinée, réunissent des invités de prestige tels que d’anciens ministres ou des sportifs de haut niveau. Chaque édition s’articule autour d’un thème spécifique, servant de fil conducteur aux échanges et réflexions. Ces entretiens favorisent également le dialogue interarmées grâce à la participation d’élèves-officiers issus des autres grandes écoles militaires françaises.