Caïn

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Caïn
Caïn maudit, peint par João Maximiano Mafra (1851).
Caïn maudit, peint par João Maximiano Mafra (1851).
Caractéristiques
Fonction principale Paysan
Fonction secondaire Premier meurtrier de l'humanité selon la Bible et le Coran
Résidence Terre de Nod
Famille
Père Adam
Mère Ève
Fratrie Abel
Seth
Conjoint Awan (sa sœur selon le livre des Jubilés)
• Enfant(s) Hénoch

Caïn (prononciation : [kaɛ̃] ; hébreu : קין Qáyin, arabe : قابيل Qābīl) est un personnage du Livre de la Genèse (premier livre de la Bible) et est cité dans le Coran. Selon la Genèse, Caïn est le fils aîné d'Adam et Ève, autrement dit le premier être humain biologiquement « né » sur terre, ainsi que le premier meurtrier.

Il est décrit comme un laboureur ayant un frère cadet berger, Abel. Il offre à Dieu une partie de ses récoltes, tandis qu'Abel offre une partie de son troupeau. Or Dieu se montre favorable aux offrandes d'Abel, mais il ne l'est pas envers celles de Caïn. Celui-ci, affecté par cette différence de traitement, finit par tuer son frère Abel.

Caïn a plusieurs descendants, parmi lesquels Hénoch et Lamech.

D'une grande portée symbolique, le mythe de Caïn ouvre la voie à de nombreuses interprétations, théologiques, mais aussi artistiques, psychanalytiques ou anthropologiques.

Origine du nom

L'onomastique propose plusieurs pistes concernant l'étymologie du nom de Caïn. Le mot hébreu : קין Qáyin signifie « javelot », mais aussi par métonymie « forgeron » ou « artisan » qui fabriquaient des instruments de cuivre et de fer pour en faire des lances et des javelots pour la guerre. L'explication étiologique du nom de Caïn résulterait d'une construction littéraire du rédacteur biblique dans sa composition non pas d'une simple histoire de famille, mais d'un mythe qui cherche à expliquer l'origine de la guerre et de la violence.

Le nom peut être aussi interprété à partir du verbe qanah en hébreu (« créer ») qui rappelle l'intention de l'auteur biblique de présenter Caïn comme le créateur de la civilisation. Ce verbe est décliné dans Gn 4,1 en qaniti, « j'ai acquis, j'ai créé, j'ai formé » ou « j'ai procréé un homme avec le Seigneur », verset dans lequel on peut voir une référence œdipienne, Ève ayant enfanté un fils meurtrier avec un substitut du père.

Il peut également être lié au jeu de mots avec la racine qnn, « nid d'impuretés » ou qna, « jalousie », thèmes présents dans le récit biblique du livre de la Genèse. La dernière acception rejoindrait la valeur programmatique du rédacteur biblique contenue dans Abel dont l'étymologie évoque l'existence précaire, le cadet étant tué à cause de la jalousie de son frère aîné.

Récit biblique

Caïn et Abel par Titien (1542-1544).

D'après le récit biblique de la Genèse de Caïn et Abel, Caïn est le fils aîné d'Adam et Ève. Il est décrit comme un laboureur ayant un frère cadet berger, Abel . Un jour, les deux frères apportent chacun une offrande à Dieu : Caïn va offrir une partie de ses récoltes, les « fruits de la terre », tandis qu'Abel va offrir une partie de son troupeau, « des premiers-nés de son troupeau et de leur graisse ». Dieu aura un comportement différent vis-à-vis des deux : « L'Éternel porta un regard favorable sur Abel et sur son offrande; mais il ne porta pas un regard favorable sur Caïn et sur son offrande ». Caïn sera très affecté de cette différence de considération : il « fut très irrité, et son visage fut abattu ». Dieu s'en aperçoit et dire à Caïn : « Pourquoi es-tu irrité, et pourquoi ton visage est-il abattu ? ». L'Éternel va lui enjoindre de bien agir et à dominer le péché. « Certainement, si tu agis bien, tu relèveras ton visage, et si tu agis mal, le péché se couche à la porte, et ses désirs se portent vers toi : mais toi, domine sur lui ». Par la suite, Caïn « adressa la parole à son frère Abel » et alors qu'ils sont tous les deux « dans les champs » : Caïn tue son frère. « Caïn se jeta sur son frère Abel, et le tua ».

C'est le premier meurtre inscrit dans la Bible. Dieu interpelle Caïn au sujet de son acte et celui-ci lui répond par une question : « suis-je le gardien de mon frère ? », puis Dieu lui apprend qu'il est maudit par le sol qui a recueilli le sang versé. Ainsi il ne pourra plus récolter. Dieu le chasse de la terre fertile dont il jouissait et le condamne à errer sur la terre. Caïn assure qu'il sera tué par le premier venu, et Dieu déclare qu'alors il serait vengé sept fois, et lui impose une marque afin qu'il échappe à l'agression des autres hommes. Caïn gagne le pays de Nod, à l'est d'Éden ; là, il connaît une femme (sa sœur Awan selon le livre des Jubilés) dont il a un enfant, Hénoch. Après sa naissance, Caïn bâtit une ville qu'il appelle aussi Hénoch, tandis que sa famille lui assure une descendance importante.

Bereshit Rabba 22,7 fait de Caïn et Abel des frères jumeaux. Le meurtre résulterait d'une rivalité sentimentale ayant pour objet Lilith ou une des jumelles nées avec les deux frères.

Selon une légende médiévale d'origine juive, Caïn est tué accidentellement d'une flèche au cours d'une chasse par l'un de ses descendants : Lamech.

Exégèse biblique

Des frères rivaux dans plusieurs civilisations

Caïn tue Abel avec une massue, mosaïque de la cathédrale de Monreale.

L'histoire de Caïn est d'une portée symbolique qui la rattache à différents mythes tout comme elle donne lieu à de multiples interprétations.


Le récit biblique de la rivalité fratricide dans le Livre de la Genèse en évoque d'autres, présentes sur tous les continents: par exemple, dans la mythologie sumérienne, la déesse Inanna préfère le berger Dumuzi au paysan Enkimdu. Il est probable qu'elle a une origine très ancienne. L'opposition entre deux frères (parfois jumeaux) est fréquente dans les mythes, contes et légendes. Ethnologues et historiens notent que dans ces récits mythiques, l'un des deux frères tue souvent l'autre, devenant ainsi la souche d'une lignée postérieure ; par exemple les jumeaux de mythes sibériens et amérindiens, Osiris et Seth dans la mythologie égyptienne, les frères Shun et Yao de la mythologie chinoise et enfin Rémus et Romulus dans le mythe de la fondation de Rome.

René Girard observe que la singularité du récit biblique par rapport aux mythologies archaïques est la malédiction divine. Dans un cas, le meurtrier fonde la grande civilisation romaine, et dans l'autre, la descendance de Caïn est maudite par Dieu.

Meurtre d'Abel par Caïn

De nombreuses explications ont été proposées pour expliquer l'hostilité de Dieu envers l'offrande de Caïn à l'origine de sa jalousie et de son meurtre : sacrifice de mauvaise qualité du frère aîné, offrande végétale issue du sol qu'a maudit YHWH après la chute du jardin d'Éden, tribut de Caïn fait sans amour ni respect. Le choix de l'offrande d'Abel (l'agneau) renvoie plus simplement que ces explications à la nature des offrandes aux dieux : du bétail. Les milliers d'holocaustes, depuis la ligature d'Isaac, cités dans le Premier Testament montrent clairement ce qui plaisait au Seigneur. La mythologie gréco-latine de même cite les récurrents sacrifices d'animaux, les dieux se nourrissant des fumées de leur cuisson.

Dans La Violence et le Sacré, publié en 1972, René Girard esquisse une autre explication à ce rejet divin de l'offrande de Caïn. Selon René Girard en effet, ce passage biblique exprime ici une esquisse de retour sur la substitution cachée des victimes dont René Girard avance qu'elle est à la base de tout sacrifice rituel des sociétés humaines primitives. La violence ayant une nette tendance, chez les hommes, à ne pouvoir être canalisée que si elle se décharge sur une victime expiatoire, et la Bible ne mentionnant de différence entre les deux frères que le fait qu'Abel fait des sacrifices d'animaux puisqu'il est éleveur tandis que son frère, cultivateur, ne possède pas ce moyen de canaliser sa violence et son ressentiment, René Girard avance que la jalousie de Caïn ne fait qu'un avec l'accumulation de la tension et du ressentiment qu'il ne peut expier, comme son frère, par une canalisation violente. Ne pouvant expulser cette violence refoulée, Caïn finit par y céder et tuer son frère qui, lui, n'a pas connu cette tension. L'attribution à Dieu d'un refus de l'offrande non-violente de Caïn et d'une acceptation de celle violente d'Abel ne serait, sous cet angle, que la révélation à demi-mot et la traduction de ce que, pour les sociétés primitives, le sacrifice violent seul peut délivrer un homme ou un groupe humain de sa violence.

Caïn étrangle Abel, panneau en ivoire provenant de la cathédrale de Salerne, v. 1084.

Cette histoire peut être la trace relictuelle de conflits anciens entre les cultures de type Chasseur-cueilleur ou d'éleveurs nomades, et les cultures nouvelles se développant chez les peuples qui se sédentarisent grâce à l'agriculture et à un élevage non nomade. Caïn est agriculteur, et tue son frère pasteur. Dans Genèse 4,4, l'arbitraire divin a en effet marqué une préférence pour les éleveurs. Alors que Dieu semble valoriser l'agriculture lorsqu'il place Adam dans le jardin d’Éden pour le cultiver (Genèse 2,15), après la chute de l'homme il maudit le sol (Genèse 3,17), l'agriculture apparaissant comme la conséquence du péché originel. L'agriculteur interdit à son frère nomade l'accès aux terres et eaux les plus riches, désormais réservées à l'agriculture, à la pisciculture, à la coupe du bois et à la sylviculture, par exemple, au détriment des nomades et propriétaires de troupeaux itinérants.

Le crime de Caïn attire la malédiction de Dieu qui tient les Tables de la Loi.

On peut aussi voir dans ce mythe l'opposition entre, d’une part, les cultures nouvelles de l'espace privatisé (marqué par les clôtures, les contrats de propriété et une gestion défensive de l’espace), et d’autre part, les cultures de l'espace partagé (géré selon la coutume et d’autres modes de gestion des conflits). Plus largement, ce mythe peut évoquer l'opposition entre « culture » et « nature » ou entre « exploitation rationalisée de l'environnement » et « reconnaissance de la naturalité » de l'Homme et de sa relation à la Nature.

Elle peut symboliser un choc culturel plus ancien ayant opposé des peuples chasseurs-cueilleurs itinérants (représentés par Abel) et les premiers éleveurs nomades (la descendance de Caïn est présentée par la Bible comme nomade).

Caïn est souvent représenté vêtu d'une peau de bête, comme Héraclès, qui évoque l'animal, le chasseur, un caractère sauvage, et la violence qui sous-tend ce meurtre. Le mythe est l'expression d'une culpabilité refoulée (Cf. la colère de Dieu, l'Œil de Dieu, etc.), et de deux tendances intérieures – individuelle et collective – qui chez l'homme s'opposent encore ; le civilisé sédentaire, et l'itinérant (doublement refoulé selon cette interprétation du mythe).

Si le récit du meurtre a longtemps été interprété comme un renvoi aux conflits récurrents qui existeraient depuis le Néolithique entre les agriculteurs sédentaires (représentés par Caïn) et les éleveurs-bergers nomades (représentés par Abel), la recherche actuelle propose plusieurs hypothèses.

Une interprétation exégétique semble plutôt vouloir intégrer ce récit qui relate l'expérience de l'inégalité sans explication (la Bible ne donne en effet aucune raison à la préférence de Dieu) dans un ensemble littéraire plus vaste qui élabore un mythe cherchant à expliquer l'origine de la violence,.
Derrière ce récit étiologique pour expliquer l'origine de la violence, le chercheur Henning Heyde voit plutôt un récit de la tribu des Qénites qui se sont retrouvés dans la figure de Caïn, leur ancêtre. Le passage sur Caïn qui a une relation étroite avec YHWH dont il voit la face serait un récit primitif mettant en scène la légende étiologique qui explique le nomadisme des Qénites considérés comme les premiers adorateurs de Dieu.

Fondation de la civilisation par la descendance de Caïn

Caïn fonde la première ville, donne naissance aux coutumes et à la civilisation grâce à une descendance nombreuse. Le livre de la Genèse nomme certains d'entre eux : Hénoch, Irad, Méhujaël, Méthusaël, Lamech (de qui date la polygamie), Jabal (« courant de l'eau »), Jubal (« produit »), Tubal-Caïn et Nahama. Cette généalogie caïnique décline l'origine des arts et des techniques car les descendants de Caïn se distinguent par leurs vies de nomades et d'éleveurs de troupeaux, de musiciens ou de forgerons.

L'auteur biblique élabore un récit étiologique qui explique la naissance des arts et des techniques et suggère qu'ils permettent une certaine gestion de la violence.

La quasi-totalité de la lignée de Caïn prend fin lors du Déluge à l'époque de Noé. Seule Nahama la femme de Noé survit au déluge (non biblique).

Marque de Caïn

Caïn qui tue son frère Abel (ici au moyen d'une mandibule animale), enluminure du XVe siècle.
Article détaillé : Marque de Caïn.

De nombreux commentateurs (bibliques notamment et rabbiniques en particulier, mais aussi romanciers) ont spéculé sur la nature exacte d'une stigmatisation ou d'une marque de Caïn : marque symbolique ou physique (les commentateurs juifs proposent maintes interprétations : corne, lèpre, tremblement intempestif, circoncision, lettre du Tétragramme YHWH, tatouage clanique, etc.), elle représente le « sceau de sa déchéance », qu'elle soit une marque d'opprobre ou de repentance selon le statut accordé à Caïn par ses interlocuteurs. L'antijudaïsme chrétien traditionnel s'est emparé de cette marque caïnique pour stigmatiser les juifs déicides, les représentant notamment pourvus d'un nez busqué, d'un visage disgracieux et de cornes diaboliques,.

Dans les arts

Le caractère elliptique du récit génésiaque sur Caïn et Abel fournit un vivier de thèmes dans lequel ont puisé les artistes.

En iconographie chrétienne

Dans l'iconographie chrétienne, Caïn est le symbole des Juifs condamnés à l'errance ; en revanche, Abel préfigure le Christ, d'où fréquemment son nimbe. Parmi les prototypes bibliques du Juif errant, figurent ainsi les personnages de Caïn et Moïse, condamnés à l'exil. Caïn est parfois représenté avec le regard fourbe et le bonnet juif pointu (judenhut). Le pape Innocent III l'impose au peuple juif déicide destiné à rester sans patrie et aux nomades.

L'arme du meurtre d'Abel n'est pas mentionnée dans le récit biblique mais, selon de nombreuses traditions extrabibliques, elle est généralement représentée par une bêche, une serpe, une fourche, une massue de bois, une mâchoire de chameau ou d’âne, un poignard ou une simple pierre.

Plusieurs traits iconographiques exprimant la dualité des deux frères et l'allégorie du bien et du mal s'imposent progressivement dans les peintures, sculptures, vitraux : Abel blond, tout en délicatesse et en finesse avec des attributs animaux (blé, agneau), face à un Caïn brun et fort, sauvage et violent avec des attributs végétaux (gerbe de blé, ivraie voire grappe de raisin). Abel est parfois paré d'un nimbe avec à ses côtés un ange, Caïn a un visage plus sévère et est accompagné d'un démon.


Ouvrages et poèmes directement inspirés de Caïn

L'interprétation augustinienne faisant de Caïn et Abel les emblèmes du mal et du bien prédomine dans la littérature jusqu'au XVIIIe siècle. Ce modèle caïnique se complexifie à partir du XVIe siècle avec des auteurs comme d'Aubigné, Scève, ou Shakespeare qui s'intéressent au Caïn civilisateur. « Mais c'est avec Byron qu'éclatera, en 1821, le scandale d'un Caïn innocenté. Révolte d'un côté (Byron, Baudelaire, Nerval, Leconte de Lisle), réhabilitation de l'autre (Coleridge, Blake, Hugo, Bloy) échoueront à s'imposer : prévaut en réalité une lecture sociologique (Balzac, Dickens, Hardy), politique (Hugo, Rossetti, Wilde), qui prépare le XXe siècle (Hesse, Unamuno, Conrad, Shaw, Steinbeck, Butor, Tournier, Emmanuel, Camus) ».

Autres ouvrages

Musique

Autres histoires fratricides

De nombreux mythes et histoires représentent des frères « ennemis » ou « opposés » pouvant être comparés à Caïn et Abel :

Notes et références

  1. ↑ Mircea Eliade rappelle la crainte qu'inspiraient les forgerons dans les sociétés pastorales.
  2. ↑ Jacob Kaplan, Les Religions et la guerre, Les Éditions du Cerf, , p. 67
  3. ↑ Gn 4,1 dans la Bible Segond, Genèse 4,1 dans la Bible du Rabbinat.
  4. ↑ Odon Vallet, Qu'est-ce qu'une religion ?, Albin Michel, , p. 271
  5. ↑ Véronique-Roques, Figures mythiques : fabrique et métamorphoses, Presses Universitaires Blaise Pascal, , p. 46
  6. ↑ Le péché, décrit comme une bête tapie (Genèse 4:7) peut faire référence au démon babylonien appelé Rabisu (littéralement, « celui qui se tapit »).
  7. ↑ Joseph A. Fitzmyer, « La Bible de Jerusalem: La Sainte Bible traduite en francais sous la direction de l'Ecole Biblique de Jerusalem », Journal of Biblical Literature, vol. 95, no 4,‎ , p. 640 (ISSN 0021-9231, DOI 10.2307/3265579, lire en ligne, consulté le )
  8. ↑ Jubilés 4,4
  9. ↑ Genèse 4,17 http://www.biblegateway.com/passage/?search=Gen%C3%A8se%204:17&version=LSG
  10. 1 2 Livre de la Genèse Gn 4,17-24
  11. 1 2 Véronique Léonard-Roques, Caïn, figure de la modernité, Champion, , p. 75.
  12. ↑ Le commencement du livre Genèse I-V: la version grecque de la Septante et sa réception p. 372, Monique Alexandre 1988
  13. ↑ Genèse 3,17 dans la Bible du Rabbinat.
  14. ↑ Bruce Waltke (en), Cain and His Offering, Westminster Theological Journal, no 48, 1986, p. 363-372
  15. ↑ Cet arbitraire est plusieurs fois attesté dans la Bible. Cf Ex 33,19 dans la Bible Segond, Exode 33,19 dans la Bible du Rabbinat.
  16. ↑ Christian Grappe et Alfred Marx, Sacrifices scandaleux ? Sacrifices humains, martyre et mort du Christ, Labor et Fides, , p. 18-20
  17. ↑ La violence et le sacré, René Girard, 1972, Éd. Pluriel
  18. ↑ Article « Abel et Caïn » d'André Paul, dans Dictionnaire du Judaïsme, Encyclopaedia Universalis, 2014, p. 11
  19. ↑ Thomas Römer, Dieu obscur : cruauté, sexe et violence dans l'Ancien Testament, Labor et Fides, , p. 97
  20. ↑ (de) H. Heyde, Kain, der erste Jahwe-Verehrer : die ursprüngliche Bedeutung der Sage von Kain und ihre Auswirkungen in Israel, Calwer Verlag, , p. 21-34
  21. ↑ Véronique Léonard-Roques, Caïn, figure de la modernité, Champion, , p. 29
  22. ↑ Thomas Römer, Dieu obscur : cruauté, sexe et violence dans l'Ancien Testament, Labor et Fides, , p. 115
  23. ↑ Lascar, A. (2001). Caïn dans l'Œuvre balzacienne. L'Année balzacienne, 2(1), 185-198 (lien vers CAIRN info.
  24. ↑ Shoham, S. G., Rahav, G., & Motte, J. (1991). La marque de Caïn. L'Âge d'homme.
  25. ↑ Véronique Léonard-Roques, Caïn, figure de la modernité, Champion, , p. 66.
  26. ↑ (en) Ruth W. Mellinkoff, The Mark of Cain, Wipf and Stock Publishers, , 188 p..
  27. ↑ Silvera, M. (1991). Contribution à l'examen des sources" de L'Histoire des Juifs de" Jacques Basnage": Las Excelencias de los Hebreos de" Ysaac Cardoso. Studia Rosenthaliana, 42-54.
  28. ↑ Véronique Léonard-Roques, Caïn, figure de la modernité, Champion, , p. 9
  29. ↑ Laurence Golstenne, Le juif errant : un témoin du temps, Musée d'art et d'histoire du Judaïsme, , p. 36
  30. ↑ Contamination de la tradition parabiblique avec le récit de Samson tuant les Philistins avec cette arme dans le livre des Juges Jg 15,15. Source : (en) Andrew Breeze, « Cain's Jawbone, Ireland, and the Prose Solomon and Saturn », Notes & Queries, décembre 1992, vol. 39, no 4, p. 433-436.
  31. ↑ Louis Réau, Iconographie de l'art chrétien. Iconographie des Saints, Presses universitaires de France, , p. 1501-1525
  32. ↑ Paul-Henri Michel, « L'iconographie de Caïn et Abel », Cahiers de civilisation médiévale, vol. 1,‎ , p. 194-199
  33. ↑ Cécile Hussherr, L'ange et la bête. Caïn et Abel dans la littérature, Cerf, , p. 226
  34. 1 2 Dante, œuvres complètes, trad. André Pézard, Gallimard, 1965
  35. ↑ Divine Comédie, Enfer, V, 107 et XXXII, 16-69

Annexes

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Articles connexes

Liens externes

Bibliographie