Le mot Capcir est mentionné pour la première fois en 820 sous la forme bas-latine in Capt cervio. Dès 1087, il est mentionné sous la forme actuelle: montana que vocatur Capcir («montagne appelée Capcir »). Ce nom désigne à l'époque la chaîne de montagnes située entre Formiguères et Quérigut. Capt provient du latinCaput, qui signifie « tête » et désignait dans ce cas le sommet d'une montagne. Cervio est plus problématique. Plusieurs hypothèses sont proposées:
Cervius, « cerf », correspond à la mention de 820, mais cette forme n'est pas reprise plus tard, il pourrait s'agir d'une erreur ou d'une latinisation faite par le scribe;
Cercius, « du nord-ouest », adjectif fréquent au Moyen Âge. Cependant, cette étymologie ne correspond guère aux déformations phonétiques habituelles: elle aurait dû aboutir au maintien du son [s]. De plus, les montagnes désignées dans les textes ne se trouvent pas au nord-ouest;
Cirrus, qui désignerait un sommet touffu, couvert de feuillages;
Vue depuis Puig de la Pelada sur le Capcir et le massif du Carlit.
Son altitude s'étage entre 1 300 et 1 700 mètres avec une moyenne à 1 500 mètres, ce qui en fait le plateau le plus élevé des Pyrénées. Il permet de relier la haute vallée de l'Aude à la Cerdagne, haute plaine franco-espagnole.
Le Capcir est situé dans un bassin géologique d'âge néogène (probablement moins de 10 millions d'années),.
Hydrographie
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Forêt de pins à crochets, caractéristique des Pyrénées orientales, sous temps orageux à 2 000 m d'altitude.
Le nom de petite Sibérie paraît particulièrement approprié du fait que le Capcir est une des régions les plus froides de France. Il représente l'un des derniers refuges en Europe occidentale d'une plante boréo-arctique: la Ligulaire de Sibérie (Ligularia sibirica).
Le hameau abandonné de Creu(ca) (Matemale) et la tour de Creu restaurée. À l'ouest, au loin, est visible la portella d'Orlu (Fontrabiouse).
Le Capcir dépend au Moyen Âge du comté de Razès, au même titre que les territoires voisins au nord, le Donezan et le Fenouillèdes. Ces territoires dépendent à partir du IXesiècle des comtes de Cerdagne puis au XIIesiècle des comtes de Besalú et enfin de Barcelone.
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Cet ancien canton, longtemps rural, s'est considérablement développé depuis une quarantaine d'années en raison de son attrait touristique, avec la présence de quatre stations de sports d'hiver, qui en font un haut lieu du ski nordique.
Notes et références
12Lluís Basseda, Toponymie historique de Catalunya Nord, t.1, Prades, Revista Terra Nostra, , 796p., p.364, 365
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
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