Capoue

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Capoue
Capua
Capoue
La Porte de Naples, avec la façade de l'hôpital Palasciano et le clocher de l'église de l’Annonciation.
Drapeau de Capoue
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Drapeau de la région de Campanie Campanie 
Province Caserte  
Code postal 81043
Code ISTAT 061015
Code cadastral B715
Préfixe tél. 0823
Démographie
Gentilé (it) capuani
(fr) Capouans
Population 18 017 hab. (2026)
Densité 371 hab./km2
Géographie
Coordonnées 41° 06′ 00″ nord, 14° 13′ 00″ est
Altitude Min. 25 m
Max. 25 m
Superficie 4 860 ha = 48,6 km2
Divers
Saint patron Agathe de Catane
Fête patronale 5 février
Localisation
Localisation de Capoue
Localisation dans la province de Caserte.
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Capoue
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Capoue
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Capoue
Liens
Site web Site officiel

Capoue (en italien : Capua) est une commune d'environ 18 000 habitants (2025), située dans la province de Caserte en Campanie, dans l'Italie méridionale.

Blason

Le blason de Capoue contient le sigle S.P.Q.C. qui signifie en latin Senatus Populusque Capuanus (en français « Le sénat et le peuple capouan »).

Géographie

Capoue se trouve dans le territoire de la Terre de Labour dont elle fut un temps la capitale (principauté de Capoue) et le chef-lieu (époque napoléonienne). L’agglomération se trouve sur un bras du fleuve Volturno, position stratégique au pied du mont Tifata où est située la frazione de Sant'Angelo in Formis.

La commune est traversée par l'antique via Appia (actuelle route nationale SS 7), ainsi que par la ligne de chemin de fer Naples-Caserte-Cassino. Capoue est le terminus de la antique via Latina, via Casilina au Moyen Âge (route nationale SS 6). L'autoroute A1 Rome-Naples (ex A2), qui passe non loin de la ville, est accessible par le péage de Capoue. La commune est également desservie par un petit aéroport touristique et militaire qui a fait l'objet d'une proposition d'agrandissement pour le convertir au transport civil au service de l'aéroport de Naples.

Via Conte Landone avec l'église de Santa Maria delle Grazie.

Le chef-lieu communal est subdivisé en trois quartiers principaux : le centre historique ceint de remparts, en continuation de l'antique Casilinum ; à l'ouest du centre, de l'autre côté du fleuve et le long de la via Appia s'étend le quartier de Fuori Porta Roma ; à l'opposé de la route nationale, au sud des remparts, l'autre quartier de Fuori Porta Napoli, dans lequel est implantée la gare. D'autres petits hameaux, appelés rioni, sont dispersés dans la campagne environnante.

Hameaux

Communes limitrophes

Bellona, Caserte, Castel di Sasso, Castel Morrone, Grazzanise, Piana di Monte Verna, Pontelatone, San Prisco, San Tammaro, Santa Maria Capua Vetere, Santa Maria la Fossa, Vitulazio

Histoire

Antiquité

Guerres puniques

Au cours de la deuxième guerre punique, dans l'attente vaine de renforts d'Afrique que les sénateurs de Carthage rechignent à lui envoyer, car ils craignent que sa gloire ne leur porte ombrage, et désirant faire reposer ses troupes après la bataille de Cannes, Hannibal prend ses quartiers d'hiver à Capoue, ville où il entre facilement, car ses amis politiques y ont pris le pouvoir peu avant ladite bataille.

Il temporise dans l'espoir d'une désagrégation totale de la confédération italienne et espère de nouvelles alliances qui lui permettraient enfin d'obtenir la domination sur mer ainsi que la prise de Rome.

Capoue accueille Hannibal et le soutient contre Rome. Mais, assiégée, la ville est reprise par Rome en et punie par la confiscation de son territoire et la privation de la citoyenneté.

Hannibal fut accusé de « s'être endormi dans les délices de Capoue », et l'expression a traversé les âges sous forme de proverbe, signifiant « perdre un temps précieux, qui pourrait être avantageusement employé, et/ou s'amollir dans la facilité au lieu de se préparer à la lutte ». En réalité, Hannibal, dont les troupes s'étaient largement amenuisées en deux ans de campagne et qui ne disposait pas de matériel de siège, n'était simplement pas en mesure de marcher sur Rome.

Cependant, selon Tite-Live, « les soldats carthaginois [mais l'armée était aussi composée de nombreux Numides, Ibères, Gaulois], qui avaient résisté à toutes les souffrances, succombèrent sous l'effet des plaisirs et des jouissances. Ils ramollirent leur âme et leur corps ».

Moyen Âge

La ville sur le sceau de Jourdain II en 1125.
Une partie des fortications.

En l'an 841, lors d'une lutte pour la succession du duché de Bénévent, le prince Radelchi I engagea une troupe de Sarrasins, commandée par le Berbère Kalfün, contre Landolf Ier, comte de Caserte : les mercenaires à la solde de Radelchi furent battus et l'ancienne Capoue (aujourd'hui Santa Maria Capua Vetere) fut détruite afin de forcer la population à fuir. Après la destruction, la population sortie de la ville en ruines s'est d'abord réfugiée à Sicopoli (village situé au pied du mont Triflisco), puis quelques années plus tard (en 856), elle s'est placée dans un coude du fleuve Volturno, à l'endroit du port fluvial romain de Casilinum. Ainsi fut constituée la « Nouvelle Capoue », qui correspond aujourd'hui à la municipalité de la province de Caserte appelée Capoue.

Au cours du Xe siècle, la nouvelle Capoue devient la capitale de la principauté de Capoue, État autonome qui s'étend sur toute la Terra di Lavoro jusqu'au fleuve Garigliano. Capoue étend son contrôle sur les villes et les villages voisins de Caserte, Teano, Sessa Aurunca, Venafro et Carinola. En se renforçant encore, la principauté parvint à contrôler les territoires du duché de Naples, de Montecassino, où se trouvait la célèbre abbaye, et de Gaète, qui était peut-être à l'époque le port le plus important de la partie tyrrhénienne du centre de l'Italie. À la fin du même siècle, Capoue atteignit son apogée : le prince Pandolf (961–981) réunifia les territoires de l'Italie lombarde du Sud et, de plus, venant en aide au pape Jean XIII, exilé de Rome entre 965 et 966, obtint l'élévation de Capoue et de son archidiocèse au rang de siège métropolitain.

Le pont romain.

En 1059, le comte normand d’Aversa, Richard Ier, conquit la puissante principauté lombarde de Capoue. Pendant la domination normande, la ville vit son importance stratégique grandir encore, tant du point de vue militaire que commercial ; en peu de temps, il devint un port fluvial florissant, enfermé dans un mur fort. Cinquante ans seulement après l'occupation de Richard Ier, la ville paya le prix d'être un centre d'importance stratégique : elle était occupée par Henri VI de Souabe qui ordonna sa démolition des murs, reconstruits par la suite. Frédéric II de Souabe a décidé de construire les deux tours de défense du pont romain adjacent, ainsi qu'un arc de triomphe d'une fabrication admirable, démoli à l'époque de Charles Quint pour des raisons militaires.

Pendant le conflit entre les Souabes et les Angevins, la ville subit de nombreuses attaques qui aboutirent à la démolition et à la reconstruction des murs et de certains bâtiments de la ville. Avec la montée des Angevins, la ville devient le siège de la « Magna Curia », ce qui accroît son importance dans l'administration royale. Pendant la période aragonaise, Capoue a vécu une période très calme, souvent visitée par le roi, devenant ainsi un centre culturel important.

Temps Modernes

La Renaissance

Pendant le règne de Frédéric Ier d'Aragon (couronné à la cathédrale), la ville fut secouée par un événement dramatique: le sac de Capoue de 1501 de Cesare Borgia. Les Capouans, épuisés par un long siège, ouvrent les portes de la ville aux troupes de Cesare Borgia, car ces dernières avaient promis d'épargner les assiégés s'ils se rendaient. Au lieu de cela, dès que l'armée fut dans la ville, Borgia donna l'ordre à ses hommes de commencer le pillage. Au cours de cet événement tragique, plusieurs milliers de Capouans sont morts. Avec l’avènement des Espagnols, l’importance politique de Capoue fut considérablement réduite, même si ce dernier demeurait un établissement prospère doté d’une forteresse.

Architecture

L'amphithéâtre à Santa Maria Capua Vetere.

Le centre historique de Capoue qui se trouve sur un bras du Volturno à l’emplacement de la cité antique de Casilinum, est riche en monuments et en édifices historiques et possède de nombreuses pièces archéologiques de l’époque romaine, comme des stèles ou des statuettes, que l’on trouve au bord des routes ou sur les murs des édifices les plus anciens.

La basilique bénédictine qui se trouve dans la frazione Sant'Angelo in Formis de style byzantino-campanien (fin du XIe siècle) est un des plus importants monuments du Moyen Âge de l’Italie du Sud.

Monuments

Le château des Pierres.

Édifices religieux

Principales églises

L'église et ancien couvent de l’Annonciation.
  • Le Duomo et son ensemble monumental : ce qui est communément appelé Duomo par les Italiens n’est autre que la cathédrale, construite en 856 mais reconstruite une première fois au Xe siècle et ensuite, sous la direction de l’archevêque Erveo (1072–1086) vers la fin du XIe siècle. Celui-ci ajouta le portail de l’entrée, agrandi au Xe siècle et réagença remarquablement l’annexe du palais épiscopal. Au cours du XVIIIe siècle, tout l’ensemble est complètement restauré. Entre 1854 et 1857, l’architecte Federico Travaglini, à la demande de l’archiprêtre Gennaro Cosenza rénove la cathédrale encore une fois. Les bombardements de 1943 la détruisent presque complètement. En 1992, à l’intérieur de la chapelle du Corps du Christ, est inauguré le musée diocésien où sont conservés les tableaux et les sculptures provenant des diverses églises de la ville.
  • Église et ex couvent de l’Annonciation (Convento dell'Annunziata) : les édifices datent de la fin du XIIIe siècle et, étant donné qu’entre l’église et le couvent passait la via Appia (aujourd’hui le Corso Appio), ils sont reliés entre eux par l’intermédiaire d’un pont-corridor qui passe au-dessus de la rue et qui existe toujours. L’ensemble est restauré en 1538 en utilisant les pierres de l’amphithéâtre et en respectant les règles de la Renaissance. Ensuite, Filipe Vitale ajoute un dôme à l’église. Aujourd’hui, l’ex-couvent est un hôpital dédié à Ferdinando Palasciano.
  • Église et couvent de Santa Caterina : construite en 1383, elle ne conserve du style gothique initial que l’abside et les voûtes. Elle est restaurée en 1510 avec l’ajout de nefs latérales et d’une statue représentant la Sainte. La façade et le campanile datent du XVIIIe siècle. Au XVIe siècle, les familles nobles de Capoue ont financé la construction du cloître. En guise de remerciements, leurs armoiries ont été sculptées à la base des colonnes et, à l’intérieur de l’église, les chapelles latérales leur ont été dédiées.
  • Église de Montevergine et ex-monastère : construits à la fin du XIIIe siècle par Bartolomeo di Capua et confiés aux moines bénédictins de Montevergine. Depuis 1795, le monastère abrite le séminaire et conserve dans le cloître un puits datant de 1769 avec le blason de Verginiano. Sous le portail de l’ex monastère, Giulio Cesare Falco a été inhumé en 1611. Il s'agit d'un ingénieur militaire de premier ordre et chevalier de Malte, officier valeureux avec le grade de capitaine, qui servit sous Charles Quint et fut chargé de fortifier les villes de Capoue, Gaète et le port de Brindisi.
  • Église de Santa Maria delle Grazie ou de la Santella : elle est construite en 1761 en souvenir du miracle de la Vierge qui aurait mis fin au massacre des habitants ordonné par César Borgia. Auparavant, à cet endroit, s’élevait une chapelle dédiée à la Vierge dont s’occupait une dévote nommée Camilla Santella, d’où le nom donné à l’église.

Autres églises

L'église de Sant'Angelo in Audoaldis.
L'église et couvent de Santa Maria delle Monache.
  • Les trois églises lombardes : elles se trouvent dans le secteur où était situé le palais des Princes (Palazzo dei Principi) lombards : San Salvatore a Corte (960), restaurée à l’époque normande, San Giovanni a Corte (Xe siècle, refaite au XVIIIe siècle, San Michele a Corte (IXe – Xe siècle), dédié à l’archange, patron des Lombards
  • Église de Sant'Angelo in Audoaldis, du haut Moyen Âge : elle se trouvait à côté du palais des Audoalt, famille noble lombarde
  • Vestiges de l’église d’Ognissanti, dans la via Seminario, d’origine byzantine
  • Église de Santa Placida et ex couvent de San Gabriello (1734–1756), baroque tardif avec campanile de l’école de Luigi Vanvitelli (1761)
  • Église de San Leonardo et ex couvent de San Vincenzo, existant déjà au Xe siècle et refaite au XIXe siècle (le couvent a fait office de caserne)
  • Église de San Raffaele (XVIIIe siècle) et ex couvent (XVIIe siècle)
  • Église de San Benedetto avec un ex couvent, fondée par les Bénédictins en 1108 et restaurée par les Jésuites en 1611
  • Église et couvent de Santa Maria delle Monache, d’architecture baroque de 1726 sur un édifice de 952. Une partie du couvent est devenue la caserne Fieramosca en 1812
  • Églises Sant'Eligio et San Gaetano et ex couvent Teatino (1284–1296), avec un campanile de la Renaissance (1514–1524) et une façade baroque (1747). Aujourd’hui, le couvent abrite une caserne de carabiniers.
  • Église de la Maddalena et ex couvent Agostiniano, église construite vers 1300 par Bartolomeo de Capua, avec un hôpital comme annexe (devenu couvent par la suite), l’ensemble restauré en 1747. On y trouve les chapelles patronales des familles nobles de Capoue (restaurées entre 1753 et 1756), les Lanza dédiées à saint Joseph, les Gianfrotta, dédiées à Thomas de Villeneuve.
  • Église et ex monastère de la Concezione du XVIIIe siècle mais avec des origines beaucoup plus anciennes. En 1940, le monastère fait partie du Museo Campano
  • Église de San Domenico de la fin du XIIIe siècle et restaurée complètement à l’époque baroque
  • Église Santi Rufo e Carponio (première moitié du XIe siècle). À l’époque normande, les bénédictins construisent le campanile et les deux absides.
  • Église de San Marcello, antérieure au Xe siècle et restaurée au XIXe siècle
  • Église de la Charité (1697), un exemple parmi les plus réussis du baroque capouan. L’église est la propriété de l' Archiconfraternité Royale des Bianchi della S.S.Carità, association aristocratique qui avait, de tous temps, parmi ses objectifs d’assurer le salut spirituel des condamnés à la peine capitale et de fournir la dot pour le mariage des fiancées orphelines.
  • Église San Salvatore Piccolo qui date du XIe siècle
  • Ex église San Martino alla Giudea, style gothique de la fin du XIVe siècle, édifiée dans l’ancien quartier juif (jusqu’en 1540)

Palais

Le palais Fieramosca.

Culture

Le musée campanien de Capoue.

Musées

Enseignement

Économie

Personnalités

Administration

Les derniers maires
Période Identité Étiquette Qualité
5 juin 2016 octobre 2018 Eduardo Centore pacte civique  
Octobre 2018 10 juin 2019 Ilaria Tortelli    
10 juin 2019 23 septembre 2021 Luca Branco Parti démocrate  
24 septembre 2021 26 juin 2022 Luigia Sorrentino    
26 juin 2022 en cours Adolfo Villani Parti démocrate  
Les données manquantes sont à compléter.

Évolution démographique

Habitants recensés

Quartiers

Capoue comporte trois quartiers principaux :

D’autres petits ensembles d’habitations, appelées rioni, se trouve dans la campagne alentour.

Transports

La ville est traversée par la via Appia (SS 7). Capoue est la destination finale de la via Casilina (SS 6, anciennement via Latina). Tout près passe l’autoroute A1 Rome-Naples (ex-A2) (péage de Capoue).

Capoue est desservie par la voie de chemin de fer Naples-Caserte-Cassino.

Capoue maintient un petit aéroport touristique et militaire qui pourrait être agrandi pour devenir une annexe de l’aéroport de Naples.

Notes et références

  1. ↑ « Resident population by age, sex and marital status on 1st January 2026 », sur demo.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
  2. ↑ « Classificazioni statistiche – anno 2026 », sur www.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
  3. ↑ Journal Le Figaro en ligne, Les délices de Capoue, article de La Rédaction, édité le 10-12-2009.
  4. ↑ Le musée archéologique, sur le site du ministère de la Culture

Voir aussi

Articles connexes

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