Le cardage consiste à démêler et aérer les fibres textiles à partir de divers matériaux bruts. Avant de pouvoir être filée, une fibre naturelle doit être cardée ou peignée. Il est fait avec une paire de cardes à main — donnant alors un rouleau — ou une cardeuse à rouleau — on obtient alors une nappe.
On carde généralement les fibres courtes comme le mérinos ou le coton.
C'est lors du cardage ou du peignage que l'on peut faire des mélanges de matières et de couleurs, par exemple pour combiner l'élasticité de la laine et la brillance du mohair.

Le mot cardage dérive de chardon, plante hérissée de piquants qui pousse le long des chemins. Dans ses déplacements, il n'est pas rare qu'un troupeau de moutons se frotte contre des chardons et y accroche quelques flocons de laine.
Les pâtres d'autrefois frottaient les toisons avec des bouquets de chardons pour obtenir une laine plus souple et propre. Puis on a utilisé le peigne à carder, planche de bois garnie de pointes de métal. Les premières « cardeuses » industrielles étaient équipées de chardons. Ce procédé était encore utilisé il y a quelques années pour le cardage de certaines laines fragiles (mohair).
Le mot a donné son nom à la Cardère (un type de chardon).

Tout ce qui ressemble de près ou de loin à des poils peut se filer :
Mais aussi les cheveux, le papier découpé en lanière, le raphia…

La laine est d'abord ensimée, c'est-à-dire imprégnée d'une émulsion destinée à faciliter le démêlage ; puis elle passe dans la carde : des tambours garnis de très fines pointes d'acier, tournant à grande vitesse, divisent et parallélisent les fibres de laine et retiennent les impuretés végétales qui ont pu rester.
Suivant l'usage final auquel la laine est destinée, elle suivra, à partir du cardage et jusqu'à la transformation en fil, l'un ou l'autre cycle suivant :