Muséum de Toulouse

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Muséum de Toulouse
Logo du Muséum de Toulouse.
Informations générales
Nom local
Muséum de ToulouseVoir et modifier les données sur Wikidata
Type
Ouverture
1796
Surface
6 000 m2
Visiteurs par an
310 202 (2025)
Site web
Collections
Collections
Histoire naturelle, zoologie, ethnologie
Label
Musée de France, label Tourisme et Handicap (d), label Culture Libre (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Pays
France
Commune
Adresse
35, allée Jules-Guesde
31000 Toulouse
Coordonnées

Le muséum de Toulouse est un musée d’histoire naturelle et d’ethnologie situé dans le Jardin des Plantes de Toulouse, quartier de Busca-Montplaisir. Le Muséum d’histoire naturelle de Toulouse (abréviation officielle : MHNT) abrite une collection de plus de deux millions et demi de pièces sur une superficie d’environ 6 000 m2, sans compter les sites extérieurs. Il est le deuxième plus grand de France après le Muséum national d'histoire naturelle (MNHN) de Paris.

Historique

Occupation du site avant la construction du muséum

Durant les travaux de rénovation du début du XXIe siècle, des fouilles d’archéologie préventives sont réalisées. Elles mettent en évidence une présence gauloise sur le site marquée par des fossés parcellaires, une fosse et une sablière, suivie par une occupation lors du Haut-Empire romain, mise en évidence par une fondation maçonnée d’un bâtiment ainsi que de la présence de mobilier antique dispersé.

La découverte principale lors de ces fouilles est celle d’une occupation lors du Moyen Âge tardif : une série de constructions, en murs de terre crue, élévations et panneaux de torchis parfois enduits et peints, ainsi que des matériaux incendiés (gonds, serrures, clés) et de nombreuses fosses (puisards, puits, dépotoirs).

Histoire du muséum

Galerie des Cavernes, photographie d’Eugène Trutat, conservée au Muséum de Toulouse.

En 1796, le naturaliste Philippe-Isidore Picot de Lapeyrouse, obtient du département de la Haute-Garonne les anciens locaux du monastère des Carmes Déchaussés, y installant le jardin botanique et les collections de sciences naturelles de l’Académie des Sciences, Inscriptions et Belles-Lettres. Le lieu est réservé alors à l’usage exclusif des naturalistes qui y professent des cours de botanique.

Le Muséum est créé en 1865 par décision du conseil municipal avec pour mission l’accueil du public, la diffusion des sciences naturelles. Édouard Filhol sera son créateur et donc son premier directeur.

En 1887, à l’occasion de l’Exposition internationale de Toulouse, le jardin botanique est dissocié du Jardin des Plantes et va se transformer jusqu’à la topographie qu’on lui connait maintenant. Il regroupe plusieurs centaines d’espèces de plantes dont de nombreux arbres. Ce jardin, géré par l’université Toulouse 3 - Paul Sabatier, fait partie intégrante du muséum.

Le Muséum de Toulouse est le premier musée au monde à ouvrir une galerie de préhistoire : la « galerie des cavernes », grâce à la collaboration d’Émile Cartailhac, Jean-Baptiste Noulet et Eugène Trutat.

En 1950, avec 19 salles accessibles au public, le Muséum est devenu un véritable pôle scientifique. Il s’est enrichi entre les deux guerres de nombreux dons : les collections d’ornithologie du Dr Victor Besaucèle (1847-1924), les collections d’ethnologie et de coquillages de Gaston Rocquemaurel (1804-1878) et la collection Dupuy en malacologie.

En 1971, sous l’impulsion de Claudine Sudre, le Muséum se dote d’un service pédagogique et d'une bibliothèque enfantine. Des faiblesses ayant été détectées dans le bâtiment du muséum, les locaux sont fermés au public en 1997. En 1999, une nouvelle conception de l’établissement est proposée, sur le modèle du Muséum national d'histoire naturelle de Paris, avec un siège historique au cœur de Toulouse et plusieurs sites complémentaires autour de la ville. Les travaux durent une décennie.

Le Muséum aujourd’hui

Le nouveau muséum rouvre ses portes en pour les groupes d’enfants constitués (scolaires et centres de loisirs de Toulouse) et le samedi pour tous publics. La superficie du bâtiment est doublée (6 000 m2) avec des agrandissements sur des terrains voisins. La surface dédiée aux expositions est de 3 000 m2 sur trois étages. L’établissement comprend désormais le jardin botanique de l’université Paul-Sabatier (5 500 m2).

Le nouveau muséum a adopté une scénographie moderne conçue et réalisée par l’architecte Xavier Leroux-Cauche. Le projet qui a été élaboré par l’architecte Jean-Paul Viguier unifie les trois composantes du programme d’exposition : partie historique, partie moderne et jardin botanique. Le Muséum reste un outil d’éducation, mais aussi de réflexion et de débat sur l’histoire naturelle, l’homme et l’environnement. Son comité scientifique, animé par le professeur Georges Larrouy, fait appel à des spécialistes français et étrangers des domaines abordés.

Il s’agit d'une réinvention totale du muséum, aussi bien de son projet intellectuel que de son architecture physique. Centré sur le visiteur, le muséum fait le lien entre les savoirs scientifiques et son appropriation citoyenne. Il propose un itinéraire de prise de conscience des grandes questions de notre temps. Cette ambition oriente l’ensemble de ses expositions, de ses activités, et de ses animations. Le site web du muséum s’inscrit également dans ce sens : il est une vitrine du muséum mais aussi un « autre » lieu du muséum dans lequel les visites sur place peuvent être prolongées et enrichies, les débats et les échanges peuvent être poursuivis.

Le muséum est membre du réseau national des collections naturalistes.

Organisation du muséum

Le Muséum de Toulouse, comporte, comme celui de Paris, plusieurs sites:

Collections

Dans cette section, on présente le contenu de chacune des différentes collections du Muséum de Toulouse.

Expositions permanentes

L'exposition permanente comprend cinq thèmes liés :

Botanique

Wikimedia Commons présente d’autres illustrations sur les collections de botanique du Muséum.

Ethnologie

Les collections d'ethnographie extra-européenne conservées au Muséum de Toulouse comptent 5 000 pièces provenant de quatre zones géographiques principales : Océanie, Afrique, Amérique et Asie.

À l’instar d’autres collections françaises et européennes, la constitution du fonds ancien est fortement liée aux nombreuses missions d'explorations et d’expansion qui se sont multipliées au cours du XIXe siècle, ainsi qu’au passé colonial de la France, tandis que l’enrichissement des collections contemporaines fait l’objet de missions d’études et de collectes de terrain depuis quelques années.

Wikimedia Commons présente d’autres illustrations sur les collections d'ethnologie du Muséum.

Minéralogie

Wikimedia Commons présente d’autres illustrations sur les collections de minéralogie du Muséum.

Paléontologie

Les spécimens de la collection de paléontologie se comptent en dizaines de milliers. On peut y trouver des fossiles allant de l'archéen à l'actuel. Leur taille varie de quelques millimètres à quelques mètres pour le Mégacéros par exemple. La collection comporte également un certain nombre de moulages dont certains peuvent mesurer jusqu'à dix mètres de long. Il existe plusieurs holotypes et paratypes.

Non-vertébrés

Vertébrés

Wikimedia Commons présente d’autres illustrations sur les collections de paléontologie du Muséum.

Préhistoire

Wikimedia Commons présente d’autres illustrations sur les collections de préhistoire du Muséum.

Zoologie

L'ourse Cannelle.

Entomologie

Sur plusieurs centaines de milliers de spécimens, seuls 1200 sont exposés de façon permanente.

Coléoptères

Lépidoptères

Orthoptères

Wikimedia Commons présente d’autres illustrations sur les collections d'entomologie du Muséum.

Ornithologie

Wikimedia Commons présente d’autres illustrations sur les collections d'ornithologie du Muséum.

Ostéologie

Wikimedia Commons présente d’autres illustrations sur les collections d'ostéologie du Muséum.

Type

Le Muséum de Toulouse est dépositaire de nombreux holotypes, en paléontologie, botanique et zoologie.

Photographie

Fonds photographique Eugène Trutat

Le fonds Trutat se compose de plus de 20 000 plaques de verre dont plus de 14 000 sont conservées à la photothèque du Muséum. Eugène Trutat (né Charles Louis Eugène Trutat le à Vernon, Eure, France et mort le à Foix, Ariège, France) est un photographe, pyrénéiste, géologue et naturaliste français. Il fut directeur du Muséum d’histoire naturelle de Toulouse.

Entretien et rénovation des collections

Un des laboratoires de préparation. C’est ici que les réalisations d’animaux naturalisés, les moulages ou encore les dégagements de fossiles s’effectuent.

Fréquentation

Chiffres de fréquentation du muséum (2008-2017)
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
329 213 210 432 201 864 195 327 208 185 243 432 294 567 273 932 267 583 289 862
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Divers

Liste des directeurs et conservateurs du muséum

Présence du latin au muséum

La visite du muséum se prête également à une exploration du vocabulaire scientifique au moyen du latin. En effet, à côté de son nom usuel, chaque espèce est désignée par deux mots latins, ou latinisés. Ils sont écrits en italique : le premier mot désignant le genre porte une majuscule, le second, spécifique à l’espèce donne des précisions. Pour illustrer ce que signifie le terme « nommer », le Muséum propose ainsi une représentation de l'Asphodèle ramifié entourée des noms vernaculaires ainsi que de son nom scientifique en latin : Asphodelus ramosus. De la même façon, le pigeon ramier (Columba palumbus) est confronté au pigeon des villes (Columba livia) À proximité se trouve un jeu comportant trois rouleaux qui permet d'associer une image, une définition et une étymologie: par exemple le nom quadrumane est expliqué par son étymologie latine : quatuor, quatre et manus, main. Un peu plus loin, l'exemple du lion permet de présenter l'espèce en douze propositions, du plus général au plus particulier : chaque caractère se fonde sur un mot savant, immédiatement expliqué. Par exemple, le terme « carnivore » est précisé par « je me nourris de viande » en raison du radical carn-, issu du latin caro, carnis et du radical vorare, dévorer. De même, « je suis un félidé » est suivi de « mes griffes sont rétractiles comme chez tous les chats » en accord avec le latin feles, is, le chat.

Notes et références

  1. ↑ « Musées et sites culturels : Toulouse dépasse les 3 millions de visiteurs en 2025 » (consulté le )
  2. ↑ Le Muséum de Toulouse sur le site officiel de l'Office de tourisme de Toulouse
  3. 1 2 3 « Toulouse (Haute-Garonne), Muséum d’Histoire Naturelle : rapport de fouilles », sur dolia.inrap.fr (consulté le ).
  4. ↑ Le Muséum de Toulouse et l’invention de la préhistoire, 2010 (ISBN 978-2-906702-18-9).
  5. ↑ Blog du Muséum de Toulouse Blog du Muséum de Toulouse
  6. ↑ « Muséum de Toulouse », Muséum de Toulouse (consulté le ).
  7. ↑ Guide découverte Muséum d'histoire naturelle de Toulouse Jardin botanique Henri-Gaussen, 2009 (ISBN 978-2-906702-09-7)
  8. ↑ En ligne
  9. ↑ En ligne
  10. ↑ Muséum de Toulouse, « Muséum Collection Eugène Trutat », sur youtube.com, (consulté le ).
  11. ↑ calameo.com
  12. ↑ Sylviane Bonvin Pochstein, Magali Dufau et Lành Granier, « Repenser les collections océaniennes du muséum de Toulouse : entre histoire et nouvelle éthique », sur Journal de la Société des Océanistes, (consulté le )
  13. ↑ Muséum de Toulouse ETH AC MD 88
  14. ↑ Billet de blog L’histoire particulière de Punch, l’éléphant d’Asie
  15. ↑ Fréquentation sur la plate-forme de données ouvertes du ministère de la Culture et de la Communication
  16. 1 2 3 « Muséum d'histoire naturelle - Présentation », sur tolosana.univ-toulouse.fr (consulté le ).
  17. ↑ Jean-Jacques Amigo, « Astre (Gaston) », dans Nouveau Dictionnaire de biographies roussillonnaises, vol. 3 : Sciences de la Vie et de la Terre, Perpignan, Publications de l'Olivier, , 915 p. (ISBN 9782908866506)
  18. ↑

Voir aussi

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Articles connexes

Liens externes