| Carlo Maria Martini | ||||||||
En 2010, à l'université Vie-Santé Saint-Raphaël. | ||||||||
| Biographie | ||||||||
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| Naissance | à Turin, (Italie) |
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| Ordre religieux | Compagnie de Jésus | |||||||
| Ordination sacerdotale | par le card. Maurilio Fossati |
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| Décès | (à 85 ans) à Gallarate, (Italie) |
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| Cardinal de l'Église catholique | ||||||||
| Créé cardinal |
par le pape Jean-Paul II |
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| Titre cardinalice | Cardinal-prêtre de S. Cecilia |
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| Évêque de l'Église catholique | ||||||||
| Ordination épiscopale | par le pape Jean-Paul II |
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| Archevêque de Milan | ||||||||
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| « Pro veritate adversa diligere » « Pour la vérité, préférer les choses difficiles » |
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Carlo Maria Martini, né le à Turin (Italie) et mort le à Gallarate, près de Milan (Italie), était un prêtre jésuite italien. Professeur d'Écritures saintes et recteur de l'Institut biblique de Rome, il devient recteur de l'Université grégorienne avant d'être nommé archevêque de Milan en 1979. Il est créé cardinal par Jean-Paul II en 1983.
Né à Turin, Carlo Maria Martini est baptisé le . Au journaliste Aldo Maria Valli il confie : « C'est à mes parents que je dois mes racines religieuses et le respect de qui pense autrement que moi ». À neuf ans, il va à l'école jésuite Istituto Sociale à Turin. Le , il entre dans la Compagnie de Jésus et est ordonné prêtre le par le cardinal Maurilio Fossati.
En 1958, il obtient un doctorat de théologie fondamentale à l'Université pontificale grégorienne de Rome. Sa thèse porte sur les témoignages de la résurrection du Christ. Il obtient ultérieurement un deuxième doctorat à l'Institut d'études bibliques de Rome avec cette fois-ci une thèse sur l'Évangile selon Luc.
Le , il fait sa profession religieuse définitive dans la Compagnie de Jésus. À partir de cette même année, il commence une longue collaboration avec la revue La Civiltà Cattolica où il signera un grand nombre d'articles, particulièrement sur le progrès des recherches en sciences bibliques. Il est chargé d'enseignement à l'Institut biblique pontifical, un institut d'études supérieures et de recherches en sciences bibliques, dont il est le recteur de 1969 à 1978.
En 1978, il est choisi par le pape Paul VI pour être le recteur (rector magnificus) de l'Université pontificale grégorienne. Pendant ces années, il publie de nombreux travaux universitaires. Il est l'un des responsables éditoriaux du Novum Testamentum Graece.
Le , Jean-Paul II le nomme archevêque de Milan. Pour sa première nomination épiscopale, Carlo Maria Martini reçoit d'emblée la responsabilité du diocèse le plus grand au monde avec plus de 1 100 paroisses, une charge considérable et prestigieuse. Il est consacré le par le pape en personne.
En tout l'archevêque donne une place privilégiée à la lecture et la méditation de la Parole de Dieu. En , il met sur pied l'école de la Parole qui réunit chaque mois des milliers de jeunes gens qu'il initie à l'écoute et la méditation de l'Écriture.
De 1986 à 1993, il préside le Conseil des conférences épiscopales d'Europe.

Lors du consistoire du , il est créé cardinal par le pape Jean-Paul II avec le titre de cardinal-prêtre de S. Cecilia.
En 1995-1996, il participe à la création de la « mafia de Saint-Gall » avec Ivo Fürer.
En 2002, ayant atteint l'âge de la retraite, il est remplacé à Milan par le cardinal Dionigi Tettamanzi. Pour marquer la fin de son mandat apostolique à Milan il écrit une lettre pastorale intitulée Sur Ta parole : « Pas de nostalgie, pas de regrets, pas de fuites des nécessités actuelles : laissons-nous donc animer d'une ardente espérance, d'une profonde passion pour le Royaume qui vient... » Attaché à la Terre sainte, où le bibliste qu'il est retrouve les traces de Jésus de Nazareth, qui a toujours été au coeur de sa vie et de sa recherche, il prend sa retraite à Jérusalem, pour y prier et se consacrer à ses études d'exégèse biblique.
Lors du conclave de 2005, âgé de 78 ans, il est encore électeur et éligible. Pendant des années, de nombreux catholiques « progressistes » ont espéré son élection pour succéder à Jean-Paul II. Cependant, à la mort de ce dernier, l'élection du cardinal Martini est généralement considérée comme improbable, en raison de ses opinions, de son âge ou, surtout, parce qu’il souffre de la maladie de Parkinson. Il refuse alors qu'on vote en sa faveur.
Le , il atteint l'âge limite de 80 ans et ne peut plus voter en cas de nouveau conclave. Il rentre en Italie du Nord en 2008, sa maladie de Parkinson s'étant aggravée.
Il meurt à Gallarate le à 85 ans. En , le rabbin Giuseppe Laras, acteur du dialogue judéo-chrétien au côté de Carlo Maria Martini, fait parvenir de la terre de Jérusalem pour que celle-ci soit placée dans le tombeau du cardinal. Le rabbin Laras souhaite qu'une forêt soit consacrée à sa mémoire, près du lac de Tibériade, comme pour Jean XXIII, entre autres.
« Pro veritate adversa diligere » (« Préférer les choses difficiles pour la vérité » ; « Pour la vérité, aimer l'adversité » ; « Par amour de la vérité, oser choisir des situations adverses »)
Souvent considéré comme l'un des membres « progressistes » du Sacré Collège, il a montré à travers ses nombreux écrits une grande largeur de vues qui l'a rendu populaire dans certains milieux de l'Église catholique.
L'une de ses œuvres les plus connues dans le grand public est une série de lettres échangées avec l'auteur italien Umberto Eco, dont la traduction française a été publiée en 1997 sous le titre Croire en quoi ?
Il déclare en qu'il ne célébrera pas la forme tridentine du rite romain tel que le permet le récent motu proprio Summorum Pontificum, soulignant la bonne volonté de Benoît XVI qui « permet à chacun de prier Dieu dans l'ancienne forme et dans la nouvelle ».
En 2008, il livre un ouvrage d'entretiens sur la foi, les jeunes et l'Église avec le jésuite Georg Sporschill, dans lequel il apparait souvent à contre-courant du pape Benoît XVI et critique à demi-mot la hiérarchie de l'Église. Il remet explicitement en cause Humanæ Vitæ et estime que l'interdiction de la contraception artificielle a créé « un tort grave » à l'Église qui, selon lui, « [s']est éloignée de beaucoup de gens » et dont « beaucoup de gens se sont éloignés ».
Carlo Maria Martini a ordonné les évêques suivants :
