| Naissance |
1780 ou 1789 Gênes |
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| Décès | |
| Nationalité |
Empire des Français (d) |
| Activité |
Courtisane |
Carlotta Gazzani, née Carlotta Bertani en 1780 ou 1789 et morte en 1827, est une des maîtresses de Napoléon Ier entre 1805 à 1807. Officiellement lectrice de l'impératrice Joséphine, elle prend le nom et le titre de baronne Brentano-Cimaroli.
Carlotta Bertani est originaire de Gênes et naît en 1780 ou 1789. Elle est la fille d'une chanteuse ou d'une danseuse de théâtre. Elle épouse Charles Gazzani, né en 1777. C'est Talleyrand qui la croise dans sa ville natale et qui la présente à l'empereur, à Milan en juin 1805 (une autre version affirme que le premier chambellan Rémusat joue un rôle majeur dans la rencontre). Elle est décrite par ses contemporains comme une jeune femme brune, au visage d'une beauté remarquable mais un peu maigre, portant toujours des gants pour cachées des mains disgracieuses,.
Napoléon en fait sa maîtresse par intermittence,, et pour la garder près de lui la fait nommer lectrice auprès de l'impératrice Joséphine, avec un revenu de 500 francs par mois. Il accorde en outre au mari, Charles Gazzani, la charge de receveur général d'Evreux, assortie de 100 000 francs annuels. L'attitude de Carlotta (« elle ne cherche pas à se poser en favorite et accepte modestement son rôle d'en-cas ») fait qu'elle est tolérée par Joséphine et par d'autres membres du palais, au point d'y tenir un salon qui réunit plusieurs fois par semaine des esprits éclairés.
Elle prend le titre de baronne Brentano-Cimaroli, sans qu'on sache bien dans quelles circonstances.
Après le divorce de Napoléon, elle reste au service de Joséphine. On lui connaît alors une liaison avec un écuyer de celle-ci, M. de Pourtalès.
Une fille, Charlotte-Joséphine-Eugénie-Claire Gazzani, naît en 1814 ; elle épouse en 1835 l'industriel belge Alfred Mosselman (dont postérité) et meurt en 1856.