
Le mouvement des cercles de silence a été lancé en 2007 pour « protester contre l'enfermement systématique des sans papiers dans les centres de rétention administrative en France ».

Les participants se retrouvent (en général un soir par mois) pour observer une heure de protestation silencieuse, disposés en cercle sur une place publique. Le mouvement revendique 180 cercles et plus de 10 000 participants.
La démarche vise simultanément à protester contre « l'enfermement de personnes pour le seul fait d'être entrées en France pour vivre mieux ou pour sauver leur vie » et également à dénoncer les conditions de détention elles-mêmes.
Dans le cadre des actions de protestation contre l'ouverture programmée en 2010 du plus grand centre de rétention de France au Mesnil-Amelot, près de l'aéroport de Roissy,, un cercle de silence extraordinaire a été organisé le jour de l'ouverture prévue, le , devant les bâtiments. Alors que cette date est finalement retardée, le cercle se tient quand même et réunit environ 300 personnes,,.
Ce mouvement a été lancé par les frères franciscains de Toulouse en 2007, à l'initiative de l'un des leurs, Alain Richard. Il s'est étendu à plusieurs villes et a été relayé par plusieurs associations telles que la Cimade ou Réseau éducation sans frontières. Les cercles de silence se décrivent comme regroupant « tous les courants de pensée et ouverts à tous ».
L'initiateur des cercles du silence inscrit son initiative dans le cadre du mouvement de la non-violence dans lequel il s'est impliqué depuis de nombreuses années. Formé auprès de Lanza del Vasto, il revendique comme sources d'inspiration pour son action l'Évangile, Gandhi et Saint François d'Assise,. En 2010, il présente sa démarche et son inscription dans une vie de combat contre la violence dans un livre d'entretien avec le journaliste Christophe Henning.
Le collectif « Lutte et contemplation » utilise cette méthode pour sensibiliser le grand public sur les enjeux climatiques. Une quarantaine de membres de ce collectif se sont retrouvés le devant le siège de TotalEnergies à La Défense, près de Paris, pour dénoncer, en silence et pendant une heure, le projet EACOP d'oléoduc en Afrique de l'Est. Le collectif a par ailleurs organisé des cercles de silence dans plusieurs villes de France dès la COP28 à Dubaï en 2023.
Des cercles de silence sont également organisés par le même collectif en à l'occasion de la COP30 à Belém (Brésil) en Amazonie.