| Président Comité des travaux historiques et scientifiques | |
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| Directeur des Archives de France | |
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| Président Société nationale des antiquaires de France | |
Louis-Marie Michon (d) | |
| Directeur des Archives de France | |
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| Secrétaire Société de l'histoire de France | |
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Henri Courteault (d) | |
| Professeur École nationale des chartes | |
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Camille Couderc (d) | |
| Membre de l'École française de Rome | |
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom de naissance |
Charles Maxime Donatien Samaran |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités | |
| Conjoint |
Marie-Camille Taffanel (d) |
| Enfant |
Annette Thiollier (d) |
| A travaillé pour | |
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| Membre de |
Académie des inscriptions et belles-lettres (- Medieval Academy of America () Section de philosophie et de sciences sociales de l'Institut d'études catalanes (d) () Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France Comité des travaux historiques et scientifiques Société de l'histoire de France Société des anciens textes français Académie royale suédoise des belles-lettres, d'histoire et des antiquités Académie autrichienne des sciences |
| Distinctions | Liste détaillée Prix Gobert () Prix Montyon () Grand prix littéraire de la Ville de Paris () Grand prix d'histoire de la ville de Paris () Corresponding Fellow of the Medieval Academy of America () Commandeur des Arts et des Lettres Commandeur de la Légion d'honneur Commandeur des Palmes académiques Grand-croix de l'ordre national du Mérite |
Charles Samaran est un archiviste et historien français, né le à Cravencères (Gers) et mort le à Nogaro (Gers).
Archiviste paléographe (1901), avec une thèse sur la Maison d'Armagnac, puis membre de l'École française de Rome (1901-1903), Charles Samaran est d'abord archiviste aux Archives nationales, à la section judiciaire, chargé des archives du Châtelet et de la Chambre des Comptes. Il donne en 1908 Les diplômes originaux des Mérovingiens, « coup d'éclat d'un jeune paléographe qui allait demeurer jusqu'à son grand âge l'infaillible déchiffreur des textes difficiles » selon les termes de Jean Favier, recueil qui joua un rôle capital dans l'étude des écritures mérovingiennes.
Études littéraires critiques et éditions de textes de toutes époques (dépêches des ambassadeurs milanais sous Louis XI, mémoires de Giacomo Casanova) suivent, qui se poursuivront durant son enseignement (Jean Chartier, Thomas Basin, Chanson de Roland dans le domaine littéraire, actes de l'université de Paris dans le domaine pragmatique).
Il devient en effet directeur d'études à l'École pratique des hautes études en 1927 (chaire de paléographie) puis professeur de « bibliographie et archives de l'histoire de France » à l'École nationale des chartes de 1933 à 1941 et directeur de la Bibliothèque de l'École des chartes de 1935 à 1948.
Il est élu à l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1941 et nommé directeur général des Archives de France par le ministre Jérôme Carcopino la même année. Il demeure à ce poste jusqu'en 1948, maintenu au-delà de l'âge de la retraite. Il fut président du Comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS) de 1960 à 1982.
Cofondateur du Comité international de paléographie en 1953, initiateur du Catalogue des manuscrits datés, cofondateur du Conseil international des archives, auteur fécond d'une bibliographie comptant plusieurs centaines de numéros et actif jusqu'à son centième anniversaire, Charles Samaran est une figure majeure de l'érudition du XXe siècle, tant par son rôle personnel et institutionnel que par sa production scientifique.
Charles Samaran est le gendre du flûtiste Paul Taffanel, créateur de l'École française de flûte. Il a eu trois filles : Annette (épouse Philippe Thiollier), Charlotte (épouse Jacques Lacome d'Estalenx) et Jeanne. Son épouse est décédée en 1962 à 80 ans. Une rue porte son nom à Auch, ainsi que la Médiathèque de Pavie.
Une médaille à l'effigie de Charles Samaran à l'âge de soixante-seize ans a été exécutée par Aleth Guzman-Nageotte en 1955. Un exemplaire en est conservé au musée Carnavalet (ND 5153).