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Charles-Jean Bonvoust, né le à Alençon où il est mort le 17 germinal an VII (), est un prêtre français, inspirateur présumé du camembert.
Né le matin du mardi , chez son père René-Charles-Antoine Bonvoust, marchand, rue des Poteries à Alençon, Bonvoust a été baptisé, le soir même, sur la demande de sa mère et par les soins de son père, par J. Boissière, vicaire à Notre-Dame, dans la chapelle des capucins.
Après avoir terminé ses classes primaires, Bonvoust a intégré, le , l’abbaye Saint-Martin de Sées où il a été reçu profès, le , âgé de 17 ans à peine. Continuant ses études, il a reçu, quelques années plus tard, le sacerdoce dans cette sainte maison, qu’il habitera jusqu’à la Révolution. Le , il a obtenu en cour de Rome des lettres de provision per obitum du prieuré simple de Saint-Pierre-de-Rouville, sis en la paroisse de Périers-en-Auge.
Prêtre réfractaire, il est resté, au plus fort de la Terreur, dans le pays, se cachant et remplissant son ministère là où on le demandait. Les actes qu’il a signés montrent qu’il a été caché à Camembert de à . S’il a conseillé Marie Harel, c’est à cette période, alors que celle-ci travaillait au manoir de Beaumoncel, où il était caché.
Arrêté, le , dans le cimetière d’Almenêches, il a été écroué à la maison d'arrêt de sa ville natale, le . Condamné, le , à la déportation vers l’île de Ré, son état de santé ne lui permettant pas d’y être transféré, il a été laissé en prison, où il est mort, l’année suivante.