| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom de naissance |
Carolus Richardus Maria Boom |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités |
Peintre, graveur, aquarelliste, professeur d'art |
| Maîtres |
|---|
Charles Boom, né à Hoogstraten le et mort à Anvers le , est un artiste peintre, un dessinateur et un aquarelliste belge, professeur de l'Académie d'Anvers.
Né à Hoogstraten le , Charles Richard Marie Boom est le fils de Richard Gérard Boom (1828-1891), peintre sur bois et sur marbre, et de Jeanne Catherine Weyler (1834-1865). Le , il épouse à Anvers Joséphine Marie Antoinette Louise Verheyen (née le à Anvers et morte dans la même ville le ). Le couple a deux filles : Alice (1884-1927) et Bertha (1886-1966).

Charles Boom manifeste des dispositions précoces pour la peinture. Encouragé par son père, peintre et également propriétaire d'un estaminet, Le Welgezinde, il décore les murs de l'établissement. À 14 ans, ses travaux sont présentés au peintre Edward Dujardin qui l'invite à Anvers, où il lui dispense des leçons particulières. Il s'inscrit également comme étudiant à l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers, où il bénéficie de l'enseignement de Luc Schaefels et obtient le deuxième prix. L'année suivante, il reçoit le premier prix de la classe de figure sous le professorat de Dujardin et le premier prix du cours d'antique donné par Polydore Beaufaux. En 1878, Charles Boom devient élève au cours de peinture dispensé par Charles Verlat et obtient le premier prix de peinture de torse d'après nature.






En 1877, Charles Boom loue un atelier rue des Vignes et travaille seul. Lors de la réorganisation de l'Académie d'Anvers, il jouit de l'usage d'un atelier, qu'il partage avec Louis van Engelen et Henri Houben. En 1880, il tente en vain de concourir au Prix de Rome belge de peinture, sans réussir l'épreuve préparatoire. Lorsque Charles Verlat réalise le vaste panorama La Bataille de Waterloo (122 mètres de long et 10 mètres de haut), il fait notamment appel à Charles Boom. En 1882, de nouveau avec Charles Verlat, il collabore au panorama La Bataille de Moscou et demeure cinq mois dans la capitale russe, en compagnie d'henri Houben et de Louis van Engelen.
De 1885 au , il est professeur à l'Académie d'Anvers. De 1879 à 1911, il expose lors de nombreux salons triennaux belges à Bruxelles, Anvers et Gand. Membre du corps académique, il s'implique dans la vie anversoise et participe notamment aux Fêtes Rubens et à l'exposition dédiée au maître flamand en 1927.
Le , il meurt, à l'âge de 80 ans, chez lui, Bolwerkstraat à Anvers. Il est inhumé au cimetière de Wilrijk.
Charles Boom peint des scènes de genre, des portraits de notabilités et des intérieurs. Il participe aussi à la création de deux panoramas historiques sous la direction de Charles Verlat. En 1906, il est chargé de réaliser six panneaux historiques destinés à orner l'Hôtel de ville d'Hoogstraten : Henri de Brabant donne une charte, mettant Hoogstraten au rang des villes libres en 1210, Van Cuyck, dernier sire d'Hoogstraten, jurant en 1442, de maintenir les privilèges de la commune, Couronnement à Sainte-Gudule par Ferdinand Ier du comte de Lalaing, seigneur d'Hoogstraten, Installation en 1534 de la chambre de rhétorique, L'Architecte Keldermans montrant au sire de Lalaing et à sa femme les plans de l'église et Le Chancelier du duc de Brabant lisant la charte d'affranchissement.
En 1920, lorsque Charles Boom expose au salon des artistes anversois, le critique d'art du quotidien Le Matin écrit :
« M. Charles Boom, fidèle disciple de Verlat, dont il respecte les enseignements si injustement décriés par ceux qui pensent que l'impulsion peut tout sans la méthode, nous montre un de ces intérieurs d'église, aux lumières adoucies de vitraux, à l'atmosphère lourde de vieux encens et de foules encloses. Les types de marguilliers qu'il présente sont finement et spirituellement rendus. Nos préfenreces vont à ce " Coin d'atelier ", où l'artiste a exprimé sans effort, dans une symphonie de rouges très meublants et décoratifs le charme luxueux de son studio. »