Charles Forget

Charles Forget
Charles Forget en 1958.
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Charles Auguste Marie Jean ForgetVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Lieu de travail
Paris (jusqu'en )Voir et modifier les données sur Wikidata

Charles Forget, né le dans le 18e arrondissement de Paris et mort le dans le 14e arrondissement de Paris, est un peintre et graveur français.

Biographie

« Charles Forget, fils d'Auguste Forget, originaire de Pontorson, et d'Angeline Paignon, de Granville, eut une enfance bien encadrée par ses parents. [...] Il poursuivit sa scolarité dans l'école communale de la Rue Saint-Maur à Paris. Son caractère très indépendant le conduisit à quitter le domicile familial dès qu'il fut en âge de gagner sa vie. [...] lui permettant de dessiner et pratiquer la musique en jouant du cor et du cornet à pistons. Quelques dessins et aquarelles vendus, quelques cachets pour certains spectacles ou concerts lui permettaient de prolonger ses vacances artistiques. Cette période [...] fut interrompue par son incorporation au 282ème Régiment d'Infanterie de Montargis où il ne consacre pas uniquement son temps à des marches et exercices mais aussi à participer à des fêtes et des chasses en qualité de sonneur de trompe. Au retour à la vie civile le 9 octobre 1909, il reprit sa vie tantôt caviste, tantôt artiste jusqu'au jour où l'âge avançant, son père lui conseilla, s'il voulait un jour fonder un foyer, de stabiliser sa situation et le fit entrer à la Société du Gaz de Paris où lui-même était employé en qualité d'inspecteur. [...] Le travail au Gaz, les dessins, les aquarelles, la musique, c'est la bonne vie. Hélas de courte durée. Le 4 août 1914, départ de la Gare de Bercy à Paris pour une absence de quatre ans et demi. Démobilisé le 27 mars 1919 de la 6ème Infanterie de Saintes, bénéficiant des vacances de démobilisation, Charles Forget part à Dinan, dessinant dans cette magnifique ville, puis à Rouen et à Paris[...]. »

— Modèle:Texte de Jacques Forget(1925-2015)

Charles Forget épouse en 1924 à Paris Marie Slanska (1896-1994), originaire de Nové Město nad Metujía. Il est inhumé au cimetière parisien de Bagneux.

Ses œuvres sont répertoriées à partir de 1910 jusqu'au mois de . Sa passion pour les arts plastiques ne le quittera pas jusqu'à sa mort. Charles Forget avait une capacité de travail très importante. Y compris pendant la Première Guerre mondiale, alors qu'il était mobilisé, il réalisait quatre cents dessins inspirés des tranchées et des soldats. Une soixantaine ont été exposés à Bouville (Eure-et-Loir).

Pendant toute son existence, il parcourt les campagnes françaises avec son chevalet, sa boîte de peinture et son papier à dessin, à pied, à vélo ou par le train.

Il travaille beaucoup aussi en intérieur dans son atelier après avoir fait croquis, dessins aquarellés, lavis sur le terrain, il affronte le métal pour graver et réalise de nombreuses eaux-fortes. Il initie Émile Colinus à l'eau-forte dans son atelier.

Il transmet l'envie de créer à son fils Jacques Forget (1925-2015), qui étudie la gravure à l'École Boulle, puis le dessin et la peinture avec François Gall et Henri Nogaret (1927-2013), tout en développant une autre passion, celle de la photo et des chemins de fer.

Son neveu, Pierre Forget, se consacre à la gravure (taille-douce) et à l'illustration pour Bayard, devient professeur à l'école Estienne, et conçoit de très nombreux timbres-poste pour la France et des États africains.

Collaboration avec des artistes contemporains

Collections publiques

À l'étranger :

Salons

Expositions

Notes et références

  1. ↑ Acte de naissance no 434 du 26 janvier 1886, 18e arrondissement de Paris, Archives de Paris (vue 18/31)
  2. ↑ Acte de décès no 2961 du 23 juillet 1960, 14e arrondissement de Paris, Archives de Paris (vue 8/10)
  3. ↑ Colinus, Oxford University Press, coll. « Benezit Dictionary of Artists », (lire en ligne).
  4. ↑ Il pratique lui aussi la peinture à la sortie de la Seconde Guerre mondiale et particulièrement avec François Gall sur le pont des Arts de Paris mais par la suite se consacre plus à la photographie des chemins de fer et illustre plusieurs livres (Le Transcorrézien par Gilbert Ganne en 1980, Les Tramways de la Corrèze par Jacques Maligne en 1993, et Les Pacific État d'André Lepage…)
  5. ↑ Fonds Jacques Forget Archives de Seine-Saint-Denis.
  6. ↑ Œuvres de Charles Forget, sur parismuseescollections.paris.fr.
  7. ↑ Collections du domaine de Sceaux.
  8. ↑ « À Angers, les demeures à pans de bois ont séduit l’artiste parisien », Ouest France.
  9. ↑ « Forget, Charles-Jean », sur Collections | MNBAQ (consulté le )

Article connexe

Liens externes