Charles Guinot

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Charles Guinot
Illustration.
Portrait photographique par Nadar.
Fonctions
Sénateur français
–
(14 ans, 11 mois et 15 jours)
Circonscription Indre-et-Loire
Député français
–
(7 ans, 6 mois et 21 jours)
Élection 2 juillet 1871
Réélection 20 février 1876
14 octobre 1877
Circonscription Indre-et-Loire
Législature Ire et IIe (Troisième République)
Groupe politique Centre gauche
Successeur Armand Rivière
Conseiller général d'Indre-et-Loire
–
(22 ans)
Circonscription Canton d'Amboise
Prédécesseur Charles François Hippolyte Diard
Successeur Aristide Allard
Président du Conseil général d'Indre-et-Loire
–
(22 ans)
Prédécesseur Georges Houssard
Successeur Alfred Tiphaine
Maire d'Amboise
–
(27 ans, 11 mois et 27 jours)
Prédécesseur Hercule Dumee-Metheil
Successeur Ernest Mabille
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Saint-Denis-Hors
Date de décès (à 66 ans)
Lieu de décès 8e arrondissement de Paris
Nationalité Française

Image illustrative de l’article Charles Guinot
Maires d'Amboise

Charles Guinot, né le à Saint-Denis-Hors et mort le à Paris 8e, est un homme politique français.

Biographie

Charles Guinot est le fils de Charles Gabriel Guinot, entrepreneur des ponts et chaussées, et de Marie Séraphine Delaunay. Il épouse Élisa Euphrasie Allard, fille d'un médecin.

Entrepreneur en travaux publics, notamment dans la construction des chemins de fer de l’Ouest et de Paris-Lyon-Méditerranée, il a également travaillé à la canalisation de la Sarthe et de la Mayenne. Lors de l’inondation de 1866, il a préservé la ville d’Amboise par des travaux exécutés au moment même de la crue, ce qui lui a valu une médaille de sauvetage.

Il est maire d'Amboise quand il est élu représentant d'Indre-et-Loire, le , en remplacement du général Deliguy, démissionnaire. Siégeant au centre gauche, il vote pour l’amendement Barthe demandant « le maintien à Rome de la souveraineté temporelle du Saint-Siège, sur laquelle repose l'indépendance de son autorité spirituelle », pour le retour à Paris, pour la dissolution du Corps législatif, pour l’amendement Wallon faisant du régime républicain le régime politique de droit de la France, pour les lois constitutionnelles de 1875 instaurant définitivement la Troisième République, contre l’élection de Mac Mahon au poste de président de la République, le , contre la démission de Thiers, le sur la question des impôts, contre la prorogation des pouvoirs du Maréchal de Mac Mahon, contre la loi des maires de 1874, contre le ministère de Broglie.

Conseiller général du canton d'Amboise (), puis président du conseil général d'Indre-et-Loire, il pose dans son département sa candidature au Sénat, le , mais échoue avec 163 voix sur 335 votantes. Plus chanceux aux élections législatives du suivant, il réintègre comme député de la 2e circonscription de Tours, par 17 373 voix, la Chambre où il est au nombre des 363 qui refuseront la confiance au ministère de Broglie, le .

Chargé, comme président du conseil général, d’adresser une allocution au maréchal de Mac-Mahon lors de son voyage à Tours, quelques allusions faites aux dangers qui menaçaient la Constitution lui attirent cette réponse du duc de Magenta : « Elle ne peut être mise en péril que par les adversaires de ma politique. »

En 1879, il est élu sénateur d'Indre-et-Loire et le reste jusqu'à son décès.

Il est l'oncle de Berthe Faure, épouse de Félix Faure, président de la République de 1895 à 1899. Il est inhumé au cimetière des Ursulines d'Amboise.

Publications

Notes et références

Notes

  1. ↑ par 35,265 voix (57,443 votants, 06,397 inscrits), contre 3,049 voix à Marc Antoine Calmon.
  2. ↑ 18 692 votants, 25 063 inscrits.

Références

  1. 1 2 3 4 5 « Charles Guinot », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
  2. ↑ « Le Maréchal a répondu », Journal officiel de la République Française, Paris, vol. 9, no 254,‎ , p. 6334 (lire en ligne, consulté le ).
  3. ↑ Philippe Landru, « AMBOISE (37) : cimetière des Ursulines : visité en janvier 2011 », sur landrucimetieres.fr, (consulté le )

Sources

Liens externes