| Naissance |
Lamastre (France) |
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| Décès |
(à 87 ans) Ploubazlanec (France) |
| Nationalité | Française |
| Formation | École normale supérieure |
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| Titres | professeur à l'École des Hautes Études Internationales et Politiques (HEI-HEP) |
| Profession | Historien et professeur d'université (d) |
| Employeur | Université de Paris et université Bourgogne-Europe |
| Travaux |
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| Approche | histoire méthodique |
| Distinctions | Grand officier de la Légion d'honneur, officier de la Légion d'honneur et commandeur de la Légion d'honneur |
| Membre de | Ligue des droits de l'homme |
| Détracteurs (Critiques) |
François Simiand |
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Charles Seignobos, né le à Lamastre et mort le à Ploubazlanec, est un historien français.

Né en 1854 à Lamastre en Ardèche, Charles Seignobos est le fils de Charles-André Seignobos, député de l'Ardèche (1871-1881 et 1890-1892) et conseiller général de Lamastre (1852-1892), de famille protestante et républicaine. Il passe le baccalauréat à Tournon en 1871, où il fut pour un temps élève de Stéphane Mallarmé. Après de brillantes études à l'École normale supérieure dès 1874, où il suit les cours de Fustel de Coulanges et d'Ernest Lavisse, il est reçu premier à l'agrégation d'histoire en 1877.
Grâce à une bourse universitaire, il part ensuite étudier deux années en Allemagne entre 1877 et 1879 : il s'installe quelque temps à Göttingen, Berlin, Munich et Leipzig.
Le , Seignobos soutient ses deux thèses de doctorat ès lettres en Sorbonne. La première, en latin, traite du caractère de la plèbe romaine chez l’historien Tite-Live. La deuxième, en français, s’intéresse à la féodalité médiévale en Bourgogne. Malgré des difficultés oratoires, le jury lui décerne la « mention de l’unanimité », c’est-à-dire la mention la plus élevée, pour un travail jugé sérieux et méthodique.
En 1879, il est nommé maître de conférences à l'université de Dijon avec pour mission, confiée par le ministère, d’acclimater une université provinciale à l’enseignement par séminaire, comme en Allemagne.
En 1883, il est nommé à la Sorbonne en tant que chargé d'un cours libre sur les institutions européennes, puis chargé des fonctions de maître de conférences de pédagogie de 1890 à 1897. Il est ensuite, au sein de cette université, maître de conférences en 1897, chargé d'un cours d'histoire moderne en 1898, chargé d'un cours d'histoire générale et professeur adjoint en 1904 puis professeur d'histoire politique des temps modernes et contemporains de 1921 à 1925. Il est considéré comme l'un des deux fondateurs, avec son ami le physiologiste Louis Lapicque, de la communauté scientifique et humaniste « Sorbonne-Plage », à L'Arcouest, près de Paimpol. Marie Curie, qui y venait depuis 1912, y a fait construire une maison,.
Au cours de sa carrière, il fut éditeur de l'Européen en 1901, 1903 et 1906, secrétaire de la rédaction du Bulletin universitaire de l'enseignement et membre du comité de rédaction du Bulletin des bibliothèques populaires. Il a appartenu à plusieurs sociétés dont la Société d'histoire de la Révolution, la Société d'histoire de la Révolution de 1848 et il a été président de la Société d'histoire moderne. Il a collaboré à l'Histoire littéraire de la France et à l'Histoire générale. Il fut membre de la Ligue des droits de l'homme.
Son frère Raymond Seignobos succéda à leur père à la mairie de Lamastre (qui avait été maire seulement quelques semaines en 1870) de 1895 à 1914.
Dreyfusard, Charles Seignobos s'oppose à la loi des Trois ans et soutient un comité pacifiste en 1917.
Charles Seignobos meurt en , après avoir été placé en résidence surveillée à Ploubazlanec en Bretagne. Les autorités de l'époque ayant refusé que son corps soit transféré à Lamastre, ce n'est qu'en 1947 qu'il fut inhumé dans la propriété familiale des Rochains.
Considéré avec Charles-Victor Langlois comme l'un des chefs de l'école méthodique de l'Histoire, Seignobos est l'auteur de nombreux ouvrages d'histoire politique mettant en application la méthode historique allemande et bénéficiant de son excellent niveau de maîtrise de l’allemand et l’anglais pour la recherche documentaire. Il est l'un des acteurs majeurs de l'histoire méthodique, qui repose sur la lecture critique des sources manuscrites.