| Chenoui | |
| Pays | |
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| Région | |
| Nombre de locuteurs | entre 80 000 et 150 000 (incluant les variantes des Beni-Menacer et Beni Haoua) |
| Classification par famille | |
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| Statut officiel | |
| Langue officielle | |
| Régi par | HCA (Algérie) |
| Codes de langue | |
| IETF | cnu
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| ISO 639-3 | cnu
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| Glottolog | chen1266
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| Échantillon | |
| Iǧǧ uɣerḍa yexwan i h'amɣart aɣi. H'tazzel awr-as h'etqas as h'ajlalt-nnes. H'ennas : "Array-d aɣi ak arreɣ h'ajlalt-nnek". Iṛuḥ uɣerḍa i h'ɣat innas : "Siɣay-d aɣi
id awiɣ i h'amɣart mizg h'amɣart ad'arr h'ajlalt-inu. H'enn as h'ɣat : "Siɣay-d wafal n nak'elt. |
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Le chenoui, chenoua, tachenouit ou haqbaylit (en tamazight : tacenwit ou haqbaylit) est une langue berbère zénète parlée essentiellement dans le Dahra, allant de Fouka à Ténès.
Le terme chenoui vient du berbère tachenwit ou tacenwit (en arabe algérien : chenwiya), qui provient du nom de la montagne ou du Chenoua ou mont Chenoua, du même nom que les Ichenwiyen, les Chenouis.
Le mot chenoui est une variante arabisée du mot, parfois remplacé par tachenouit,, sa variante berberisée.

La répartition géographique du chenoui s'étale sur trois wilayas : la moitié de la wilaya de Tipaza, et une petite partie de la wilaya d'Aïn Defla et de Chlef.
Traditionnellement, on appelle chenoui, le parler berbère utilisé dans la partie orientale de la région du Dahra en Algérie. Une région ainsi allant de Tipaza (70 km à l'ouest d'Alger) jusqu'à Ténès au centre.
Il inclut donc le parler berbère du Chenoua de Tipaza, mais aussi celui de Beni Menacer près de Cherchell, du Gouraya, de Beni Haoua près de Ténès, des monts Bissa de Chlef et des parties relevant d'Ain Defla (Tacheta, Arib, El Amra).
Autrefois, le berbère était parlé dans toute la Dahra, notamment plus à l'ouest jusque dans les territoires de Zerrifa et Achaacha de la wilaya de Mostaganem et s'étendait ainsi de même de l'autre côté de la rivière du Chéliff, dans l'Ouarsenis, son recul notoire est principalement dû à la conquête française et aux changements sociaux qui l'accompagnèrent.
Le chenoui, la variante principale du Dahra, connaît un regain d'intérêt apparaissant au journal télévisé et à la radio comme seconde langue à radio Chlef et de Tipaza, mais il reste l'un des moins connus des dialectes berbères algériens. Le chenoui est resté très pur du fait de la topographie de la Dahra et contient beaucoup d'archaïsmes par exemple : akhidhar pour cheval ou nnzer pour nez.
C'est une langue berbère très proche du chaoui et du rifain oriental, les trois langues étant d'origine zénète.
| Français | Chenoui - Alphabet latin | Alphabet français[réf. nécessaire] |
|---|---|---|
| Donne moi | siɣay-d | sighay-d |
| J'ai soif | fudeɣ | foudegh |
| Poisson | Assalman | Assalman |
| Je suis malade | ɛadmiɣ | aâdmigh |
| Il est arrivé | yeweđ | yewedh |
| Ils sont venus | ussin-dd | oussin-dd |
| L'eau est bonne | aman d azɛim | Amane daâzim |
| Beaucoup | 8amar la8 | Hamar lah |
| Moi | nečč | netch |
| Apporte-moi | awid | awid |
| Je regarde les étoiles | tqableɣ itran | tqablegh itrane |
| Il fait chaud | Izeɣel lhal | Ihma lhal |

Le Chenoui (ha'chenwit) possède une particularité différente des autres langues berbères, il s'agit du « t » muet en début de mot (féminin) Exemple: Tamurt (en Kabyle) devient Amurt en Chenoui. Cette particularité est aussi présente dans le chaoui. Il y a aussi le son « j », qui devient « y ». Exemple : Arjaz/Argaz (homme), qui devient en berbère du Chenwa « aryaz » (particularité qu'on retrouve dans une partie du parler berbère des Aurès et du Rif, ainsi que la plupart du Moyen-Atlas des sanhadjas et zénètes).
Contrairement aux idées reçues[évasif], le Chenoui ne varie que très peu des autres dialectes berbères de la région du Sahel algérois comme ceux de Gouraya de Ténès ou de Menaceur les différences sont faibles et les berbères issus de la région de la Dahra arrivent facilement à se comprendre.
Autrefois, et même aujourd'hui les vieilles femmes chenouis racontaient des histoires qu'elles inventaient pour occuper les enfants ou les raconter à leur chevet. Voici un extrait du conte : « Le rat et la vieille femme » « Aɣarda d h'amɣart »
[cnu] dans la base de données linguistique Ethnologue.