Le choriambe (grec ancien χορίαμβος) est un pied tétrasyllabique de la métrique antique et notamment de la poésie grecque et latine. Il est composé de deux syllabes longues encadrant deux syllabes brèves et se note | — ∪ ∪ — |. Il peut s'entendre, conformément à son étymologie, comme un trochée (ou chorée) suivi d'un iambe.
On ne confondra pas choriambe et choliambe.
On le rencontre dans l'hexamètre choriambique, dont l'invention est attribuée à Philiscos de Corcyre, poète grec du IIIe siècle av. J.-C. ; mais selon Héphestion, il était déjà employé par Simmias de Rhodes (fin du IVe siècle av. J.-C.), mais pas pour des poèmes entiers.
On le trouve aussi dans l'asclépiade dodécasyllabique, qui se compose d'un spondée, de deux choriambes et d'un ïambe (ex. : Crescentem sequitur cura pecuniam, « Les soucis augmentent avec l'argent »).
Dans la métrique accentuée de certaines langues modernes comme l'anglais, on parle parfois de choriambe pour désigner une séquence de quatre syllabes selon le schéma : accentuée / non accentuée / non accentuée / accentuée.
En anglais, le choriambe apparaît souvent dans les quatre premières syllabes des pentamètres iambiques, comme ici chez John Keats dans son « Ode à l'automne » (To Autumn) :