Détail de la mécanique intérieures de l'orgue Hubert de l'église du village de Tröbersdorf (Eckersdorf) à Bayreuth.
Sur la formation de Christian Gottlob Hubert, second fils d'un boulanger, Christian Hubert, rien n'est connu. Le musicologue Franz Krautwurst estime, sur la base de l'étude des instruments Hubert, qu'on ne peut exclure que le facteur d'instruments saxon Gottfried Silbermann soit le modèle (et professeur) des travaux d'Hubert.
Selon Franz Krautwurst, Hubert vient en principauté de Bayreuth en 1740 et vers 1760 environ, il acquiert le titre de facteur d'orgue et d'instruments de la cour. Sa relation avec les margraves Friedrich et Wilhelmine avant 1760, en l'absence de documents, n'est pas établie. Une liste de de Wilhelmine après sa mort contient une collection de onze clavecins les instruments se trouvant à Berlin, Leipzig, Nuremberg et Dresde et notamment un petit clavecin avec 2 registres de Hubert, et un autre instrument Hubert, sans plus de description. La plus ancienne trace écrite de Hubert dans la ville est la date de son mariage à Bayreuth figurant dans le registre d'église le . La même année, il construit l'orgue de la Spitalkirche de Bayreuth. Au XIXesiècle, il a été déplacé à l'église du cimetière de Bayreuth, et joué jusqu'en 1930. Il existe aujourd'hui des restes de l'orgue à Tröbersdorf près de Bayreuth.
En 1749, après avoir terminé une compétition avec deux facteurs d'orgues de brandebourg – les deux, élèves de Gottfried Silbermann – Hubert construit dès lors, principalement, de petits instruments à clavier. Après la mort du dernier margrave de Bayreuth en 1768, il s'installe avec l'Orchestre de la cour de Bayreuth à Ansbach, où il travaille jusqu'à un âge avancé. Son orgue, créé en 1780/1781, est connu à la Maison de prière Catholique (Katholischen Bethaus) à Ansbach. Ses nombreuses productions de claviers issues d'Ansbach, clavicorde, clavecin et piano-forte, sont connues partout dans le monde.
Son assistant depuis 1789, Johann Wilhelm Hoffmann (1764–1809), reprend l'entreprise d'Hubert après sa mort.
Instruments
Plusieurs instruments Hubert ont été détruits pendant la guerre. La plupart de ses instruments proviennent de la période d'Ansbach.
Le plus ancien clavicorde de la période de Bayreuth, datée de 1756 est conservé au Musée historique de Bayreuth.
Dans la succession de Wilhelmines se trouvaient 11 clavecins, dont deux de Hubert, aujourd'hui disparus.
Une épinette de 1785, à l'origine dans la collection Heyer, passé à la collection Rück de Nuremberg, est conservé aujourd'hui au Musée national Germanique de Nuremberg.
Dans la collection Rück sont aussi conservé un piano (Tafelklavier), de Hubert, ainsi que l'un de ses Querflügel deux pianos carrés.
Dans une collection privée à Erlangen, se trouvait un piano-forte de 1776.
La copie d'un clavicorde d'Hubert de 1772, est joué par Marcia Hadjimarkos dans plusieurs de ses disques.
Bibliographie
(de) Franz Krautwurst, «Hubert, Christian Gottlob», dans MGG 1, vol. 6, 1957, p.816–819. (Darin ausführliche Angabe der historischen Literatur und der Instrumente.)
(en) Wolfgang Strack, Christian Gottlob Hubert and his instruments. dans The Galpin Society Journal, vol. 32, , p.38–58.
(en) Koen Vermeij, Christian Gottlob Hubert and his Clavichords, Bennebroek, 1989
(en) Koen Vermeij, The Hubert Clavichord Data Book: A Description of All Extant Clavichords by Christian Gottlob Hubert, 1714–1793, Clavichord International Press, 2000, 280 p. (OCLC603541269)
(en) Carl Benson, «Christian Gottlob Hubert», dans Igor Kipnis (éd.), The Harpsichord and Clavichord: An Encyclopedia, Routledge 2013, p.246, (OCLC909996171) [lire en ligne]
↑(de) Irène Chérir, «Wilhelmines nachgelassene Klaviere», dans Peter Niedermüller et Reinhard Wiesend (éds.), Musik und Theater am Hofe der Bayreuther Markgräfin Wilhelmine. (Schriften zur Musikwissenschaft, vol. 7). Are Edition, Mayence, 2002, (ISBN3-924522-08-1), p.45.
↑Informations tirées de l'Article de Franz Krautwurst 1957.