| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalité | |
| Activités |
Sculpteur, designer, architecte d'intérieur, architecte |
| A travaillé pour |
|---|
Christophe Gevers est un architecte d’intérieur et un designer belge, né à Deurne (Anvers) le 30 septembre 1928 et décédé à Braine-l’Alleud le 17 juin 2007. Par tous les projets qu’il a réalisés, tant publics que privés, en Belgique et en France pour l’essentiel, Christophe Gevers est un créateur majeur de la seconde moitié du vingtième siècle en Belgique. Designer, architecte d’intérieur, professeur à la Cambre (ENSAV), sa carrière est plurielle.
Christophe Gevers est le fils de Robert Gevers négociant en cafés, décédé en 1947 et d’Évelyne Pollet, écrivaine, décédée en 2005, quasi centenaire. Son frère ainé d’un an fut un comédien sous le nom de scène de Ivan Dominique.
Ayant grandi dans une famille francophone anversoise, Christophe Gevers n’apprécie guère l’école d’autant moins que l’institut technique dans lequel il est inscrit prodigue les cours en néerlandais. Il se forme toutefois à l’ébénisterie au cours de stages auprès d’artisans.
Le décrochage scolaire persistera jusqu’à ses 19 ans, à la mort de son père. Il suit cependant des cours de mécanique et de radioélectricité.
C’est à la rentrée de l’automne 1959 que Christophe Gevers devient professeur à la célèbre école artistique de La Cambre (école), avec le titre de chef d’atelier Mobilier et Agencement. Il y côtoie des collègues et amis artistes tels Félix Roulin, Tapta, Corneille Hannoset…,
C’est l’architecte moderniste Léon Stynen — directeur de l’institution de 1950 à 1964 — qui confie ce poste à cet autodidacte, Stynen ayant été lui-même engagé par le fondateur de La Cambre, Henry van de Velde. Christophe Gevers y enseignera durant trente-trois ans, une exceptionnelle longévité dans cette fonction.
À ses débuts professionnels, Christophe Gevers a travaillé pour la firme De Coene, qui était également importateur des mobiliers Florence Knoll.
C’est pourtant durant l'année de l’Exposition universelle de 1958 de Bruxelles que son talent éclate au grand jour. Il crée en effet le Cap d’Argent, une taverne à l’architecture avant-gardiste. C’est là que Léon Stynen découvrira son talent. Les premiers projets personnels sont contemporains. Au milieu des années 1960, il dessine la série 300, une ligne complète de mobilier de bureau pour Asko. Pour la même marque, il réalisera l’intérieur des salles d’exposition à Paris, boulevard Saint-Germain et dans le cœur historique de Bruxelles.
Dans la foulée du Cap d’Argent, Christophe Gevers se voit confier l’aménagement de la Taverne des Beaux-Arts. C’est cependant en 1968 qu’il acquiert une nouvelle notoriété avec l’ouverture de Au Vieux Saint Martin, sur la place du Grand Sablon à Bruxelles. Son commanditaire, l’amateur d’art proche de Cobra (mouvement), Albert Niels lui confiera dans la foulée la création de deux autres restaurants bruxellois, La Marie Joseph et Au Duc d’Arenberg, sans oublier la réalisation de trois restaurants au sein du pavillon belge de l’Exposition universelle de 1970 à Osaka. Cette collaboration avec la famille Niels connaîtra un point d’orgue avec l’ultime réalisation, le restaurant Canterbury, en 1992.
Durant les années septante les grands chantiers s’enchaînent tels celui de la maison communale et du centre culturel de congrès de Woluwe-Saint-Pierre.
Il aménage également les restaurants d’entreprise de trois institutions bancaires : la Société générale de banque, la Banque Bruxelles Lambert et le Crédit Communal de Belgique. Cette dernière lui confie également le Passage 44, qui comptait un grand auditorium et deux cinémas, les Twins.
En 1984, il réalise un premier fast-food pour Quick (restauration), avenue Louise. D’autres suivront dans la foulée à Grenoble, Paris, Lyon, Bordeaux ou Milan.

Indissociable des projets, la création de mobiliers et d’éclairages est permanente dans l’œuvre de Christophe Gevers. Nombre de ceux-ci ont une production limitée aux projets, comme l’iconique chaise TBA. Un certain nombre ont connu une large diffusion comme la lampe Square ou la lampe Wave . Celle-ci fut aussi produite aux USA pendant dix ans par Koch+Lowy . Ces dernières furent d’abord réalisées, comme quantité de prototypes, dans l’atelier dont il disposait au-sous-sol de son habitation.
Christophe Gevers réalise ses premiers jouets et jeux pour répondre à une demande de sa fille Nathalie. Enseignante, elle lui formule des demandes spécifiques pour distraire ses classes. Comme tant d’autres objets qu’il réalise avec une minutie extrême, ses ateliers lui permettent d’explorer tous les matériaux. Jeux de patience, de société, animés, mobiles à l’instar de ses girouettes, son inventivité ne connaît guère de limites. Du carrousel de voitures au camion réalisé sur une base de patins à roulettes, la palette est large. En cela, il est proche d’artistes comme Alexander Calder, Pablo Picasso ou Paul Klee,.
Références,, pour la plupart des réalisations, sauf autre mention.
