| Décès | |
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| Époque | |
| Nationalité |
Française |
| Activité |
avocat |
Christophe Legon (également nommé Legou ou Legouz), né à une date inconnue, est un avocat demeurant à Angers au début du XVIe siècle. Impliqué dans une affaire de falsification de documents et de subornation de témoins de faux témoins, il est condamné par le Parlement de Paris à être décapité puis son corps est exposé au gibet de Montfaucon en 1518.
L’histoire ne rapporte que la dernière affaire de Mᵉ Christophe Legon. Selon le Journal d’un bourgeois à Paris et d’autres sources, Jean IV Allain, abbé du Perray-Neuf, et ses moines, cherchent à faire reconnaître leurs prétendus droits de chasse dans les bois de Précigné . Dans ce contexte, certains documents sont falsifiés afin d’être produits dans le procès et de faux témoins sont subornés par Christophe Legon, avocat à Angers. Reconnu coupable de « ses démérites et falsifications qu’il avait maintes fois faites et commises »,,, Legon est notamment condamné dans sa dernière affaire « à l’encontre d’un gentilhomme du pays nommé monsieur du Bois-Dauphin. Cette affaire concernait un religieux de l’ordre de Prémontré, abbé d’une abbaye, au sujet du droit de chasse dans certains bois, revendiqué par ledit seigneur du Bois-Dauphin contre ledit abbé. »,,. Selon les sources, il aurait, dans cette affaire, falsifié certaines lettres après les avoir frottées d’eau-forte afin d’y insérer des éléments contraires à la vérité,. Legon est aussi reconnu coupable d’avoir suborné six faux témoins. Par arrêt de la cour du Parlement, il est condamné à être décapité. Après son exécution le jeudi 19 août 1518, son corps est pendu au gibet de Montfaucon,,.
Quant aux six faux témoins qu’il avait subornés, ils sont battus et fouettés de verges dans les carrefours de Paris dans une parade d'infamie et également au gibet en présence de l’avocat criminel ; l’un d’eux est même marqué au front d’un fer chaud. Puis, après la mort de Legon, ils sont conduits à Angers où ils sont également battus et fustigés et certains d’entre eux furent bannis du royaume de France, et chacun d’eux fut condamné à payer une certaine somme d’argent au roi,.