Le bigaradier, oranger amer ou oranger de Séville(Citrus aurantiumL., 1753) est une espèce d'arbres de la famille des rutacées (agrumes). Le fruit—la bigarade ou orange amère— les feuilles, les rameaux et la fleur parfumés ont de nombreuses applications pharmaceutiques, alimentaires et en parfumerie, c'est également un porte-greffe pour d'autres agrumes et un arbre décoratif.
C'est à l'origine un hybride entre le pamplemoussier Citrus maxima et le mandarinierCitrus reticulata,.
Dénomination
Le mot provient du moyen françaisbigarrat, en provençal bigarrat («arangi bigarrat») du verbe bigarrar: barioler, (latin vestis bigerica = habit bariolé). Elle est décrite par Olivier de Serres (1600): «parmi les sortes d’orangers croissant en Provence est le Cornut ou Bigarrat…»
L'orthographe est incertaine au XVIIesiècle: orange bigarrade, ou orange bigarade. Au XVIIIesiècle, le mot est adopté par le hollandais, l'allemand, à travers le vocabulaire de la pharmacie, l'anglais, le russe бигара́дия…
L'orange amère est en arabe نارنج (nāranǧ), à l'origine des noms européens (espagnol naranja, français orange). زهر (zahar) désigne la fleur d'oranger. Le mot renvoie à «brillant», «lumineux». Ainsi la favorite du califeAbd al-Rahman III, al-Zahra, «la lumineuse», évoque la blancheur de la fleur d'oranger[réf.souhaitée]. C'est pour elle qu'il bâtit au Xesiècle sa cité califale à Cordoue.
Description
Le bigaradier est un petit arbre de trois à dix mètres, épineux, à feuilles persistantes, à fleurs très odorantes, aux fruits comestibles mais amers.
Il est rustique parmi les agrumes, résistant, il peut vivre jusqu'à 600 ans. Il est tolérant aux sols passagèrement détrempés ou calcaires, il préfère un climat chaud mais supporte des gels épisodiques jusqu'à −6°C. (rusticité USDA 9a à 11) qui sont destructeurs de l'oranger doux ou du citronnier. Mise à part la tristeza, la psorose, la xyloporose, il est plus résistant aux maladies—notamment la gommose à phytophtora— et aux parasites que la plupart des agrumes et sa reproduction par graine est facile. C'est pourquoi il est le plus ancien des porte-greffes méditerranéens.
Les feuilles du bigaradier (6,5 à 14cm) sont ovales, luisantes, vert foncé, odorantes, couvertes d'une cuticule cireuse et persistantes avec une épine à l'aisselle des feuilles inférieures.
Les fleurs de l'oranger amer sont hermaphrodites (5 à 12% de fleurs mâles) , axillaires, blanches parfois roses, et très odorantes. Avec 3,75 cm de large, elles sont plus grandes que celles de l'oranger doux. Elles fleurissent en avril autour de la mer Méditerranée, février, mars en Inde.
Selon les variétés le fruit est plus ou moins rugueux et plat, la pulpe (contenue dans 10 à 12 quartiers) est amère. Il est plus petit (7 à 8 cm de diamètre) que l'orange douce, de couleur orange parfois teintée de vert ou de jaune. Il contient beaucoup de pépins.
Des bigarades.
Bigarade panachée.
Variétés et cultivars
Le bergamotier est un hybride bigaradier x cédratier, qui donne l'huile essentielle de bergamote.
La bigarade est sujette au chimérisme, l'orange Bizzarria (Citrus aurantium Bizzarria), Arancio di bizzaria chez Gallesio, découverte en 1640 est une chimères périclinales décrite par Pietro Nati (1625-1685) a fasciné les botanistes.
Parmi les cultivars "bouquet de Nice", le "bouquetier de Grasse" sont cultivés pour l'huile essentielle de la fleur ou des rameaux, "granito" pour les qualités culinaires de son zeste, "gou tou" pour ses qualités de porte-greffe.
La variété la plus répandue en Occident (C. aurantium var. bigaradia Hook. f.) est originaire du sud de l’Himalaya où Joseph Hooker signale des arbres sauvages .
Il aurait été acclimaté en Mésopotamie «à l'époque romaine tardive». Silvestre de Sacy annotant Kitāb al-Ifāda wa-ʾl-iʿtibār pense qu'il a aurait été transporté par les Arabes depuis l'Inde au début du Xesiècle (année 300 de l’Hégire). Les Arabes l'introduisent en Syrie en 943. Sa culture est mentionnée en Sicile en 1002, il est présent en Al-Andalus au XIesiècle, successivement à Malaga, dans la Vega de Grenade, puis la province de Castellón. La plupart des agronomes arabes andalous le mentionnent et décrivent parfaitement sa culture.
Il est cultivé comme plante décorative parfumée (la cour de la grande mosquée de Cordoue en est plantée, la bigarade est aussi appelée cordobesa), pour son intérêt pharmaceutique (liniment obtenu par macération du zeste dans l'huile d'olive), cosmétique (désodorisant corporel) et pour son huile essentielle qui «fortifie les articulations» selon Ibn al-Awam. Au XIIIesiècle, le livre de cuisine de l'Anonyme Andalou, donne une recette de pâte d'orange (1/4 de zeste d'orange «rouge» désamérisés à l'eau froide, 3/4 de miel) dont il énumère les profits —digestion, diurétique, et «elle fait du bien aux narines froides»—; le texte confirme qu'il existait divers cultivars de bigaradier.
Les Espagnols l'introduisent en Floride espagnole d'où il se répand dans le nouveau monde. Elle est présente au Mexique en 1568, au Brésil en 1587. En 1763, l'Amérique exporte des bigarades vers le Royaume-Uni, où une tentative de culture a commencé en 1595, dans le Surrey, détruite par le froid en 1739. La première recette de Marmelet of oranges date de 1677.
Le bigaradier est cultivé dans de nombreuses régions du bassin méditerranéen pour ses fleurs, ses feuilles et ses fruits. Il est notamment présent dans le sud de l'Espagne, en Sicile, au Maroc, en Tunisie et en Égypte, où ses fleurs sont distillées afin d'obtenir l'huile essentielle de néroli ainsi que l'hydrolat connu sous le nom d'eau de fleur d'oranger.
En Orient
La diffusion vers le sud-est asiatique puis l'Océanie (Fidji, Samoa, Guam) est vraisemblablement ancienne: «les peuples des îles du Pacifique pensent que l'arbre est arrivé chez eux dès la préhistoire».
Daïdaï, bigarade asiatique.
En Chine, l'orange amère (Citrus aurantium var. amara dans l'encyclopédie Baïdu) 苦 (amère) 橙 (orange)[réf.souhaitée], la bigarade de Méditerranée, est distinguée de 酸 (aigre) 橙 (orange) (Citrus aurantium L. On y cultive diverses variétés à usage pharmaceutique, alimentaire, et pour l'huile essentielle, dont le daïdaï (Citrus aurantium L. cv. Daidai). Ce même daïdaï est le principal bigaradier japonais (ダイダイ) avec son fruit de bon augure, présage de longévité car il peut passer plusieurs années sur l'arbre (en reverdissant l'été).
Biologie
En termes de phytosociologie, il a été constaté que cette espèce a des capacités allélopathiques (c'est-à-dire à éloigner d'autres espèces).
Utilisations
Le fruit du bigaradier est surtout utilisé en conserve ou cuit (confiture, sirop, marmelade). La marmelade d'orange est faite uniquement à partir de l'orange amère et non de l'orange douce.
Bouquetier de Nice, cultivar à fleur pour l'huile essentielle.
Dans le Sud-Est de la France, on utilise les fruits en macération dans du vin (blanc, rosé ou même rouge) additionné de sucre et d'alcool pour confectionner un apéritif: le vin d'orange.En Tunisie, la culture est particulièrement concentrée dans le gouvernorat de Nabeul et la Cap bon, où la récolte printanière des fleurs alimente une filière traditionnelle de distillation.
À Malte, où le bigaradier a été introduit avant l'oranger, la bigarade est aujourd'hui utilisée dans la fabrication du soda maltais, le Kinnie, ce qui lui donne son amertume caractéristique.
Citrus salicifolia Raf. Granito.
La clémentine a d'abord été considérée comme un hybride entre le mandarinier (C. reticulata Blanco) et une variété de bigaradier à feuille de saule (Citrus salicifolia Raf. Granito). Ce dernier avait été importé d'Espagne comme porte-greffe pour les cultures d'agrumes. Toutefois des études récentes menées par la station INRA de San-Giuliano en Corse, consacrée à l'agrumiculture, ont montré à partir de l'analyse des chromosomes qu'il s'agissait en réalité d'un hybride entre le mandarinier et l'orange douce (Citrus sinensis).
Il est utilisé comme ingrédient dans certains compléments alimentaires ou aliments vendus pour la perte de poids, mais interdit (pour ce qui concerne le fruit vert) pour cet usage dans certains pays (dont en France depuis ). Plusieurs études (dans les années 1990 et 2000) ont mis en évidence sur le modèle animal (rat de laboratoire) un effet amaigrissant (ou plus précisément «thermogénique»,), mais l'une d'entre elles a aussi trouvé un effet cardiotoxique, avec des arythmies cardiaques et un accroissement du taux de mortalité chez les rats traités (par voie orale) par des extraits de fruits,, sans doute en raison de la teneur du fruit en un alcaloïde, la synéphrine, mais une revue d'études publiées en 2006 conclut que l'on manque de données pour évaluer le rapport coût avantage ou l'efficacité de cette molécule pour maigrir.
En 2025 une publication mexicaine qui synthétise les recherches de composés bioactifs, des techniques d'extraction et des applications technologiques écrit dans sa conclusion: «Ses fleurs, fruits et feuilles sont une riche source de composants nutritionnels tels que des vitamines, des minéraux et des protéines, ainsi que des composés bioactifs comme les flavonoïdes, les alcaloïdes, les coumarines, les huiles essentielles, les terpénoïdes et les tanins. Ces propriétés rendent C. aurantium très précieux pour une utilisation dans les cosmétiques, les produits pharmaceutiques et la production alimentaire. Le profil bioactif de C. aurantium suggère des applications prometteuses dans le traitement de toute une gamme de problèmes de santé. Ses propriétés antioxydantes, anti-inflammatoires, antifongiques et antidiabétiques, entre autres, présentent un intérêt particulier pour le développement d'agents thérapeutiques naturels».
Propriétés médicinales et risques médicaux
Des études de 2002 et 2005 indiquent que les huiles essentielles de zeste (essence d'orange amère) et de rameaux (essence de petit grain bigarade) sont traditionnellement utilisées comme alternative aux médicaments pour:
traiter l'insomnie;
traiter l'anxiété. En ingestion ou inhalation, plusieurs molécules (limonène et myrcène) ont confirmé leurs propriétés sédatives et anxiolytiques sur le modèle murin,;
traiter l'épilepsie;
traiter les gastrites ou d'autres maux d'estomac;
traiter l'excès de cholestérol (traditionnellement, via l'huile obtenue à partir des pépins);
Une étude japonaise de 1999 laisse penser que les polyméthoxyflavonoides de cette espèce pourraient avoir des effets antimutagènes et une autre étude suggère des propriétés intéressantes contre le cancer du colon.
des propriétés neuroprotectrices ont été mises en évidence, l'huile essentielle inhibe les enzymes butyrylcholinestérase et acétylcholinestérase) améliorant ainsi la fonction cognitive chez les patients atteints de la maladie d'Alzheimer. L'orange amère est également un neurostimulant, (l'alcaloïde synéphrine a des effets adrénergiques).
Interactions médicamenteuses
Le bigaradier présente des composés (naringénine, tangérétine, nobilétine et apigénine) proches de ceux du Citrus paradisi qui provoque une interaction médicamenteuse lorsqu'il est co-administré avec des substrats du CYP3A4 démontrée in vitro. Des interactions possibles de C. aurantium sont signalées avec 3 médicaments cardio régulateurs: l'amiodarone, la félodipine et le diltiazem. A. Bertuccioli et al. (2022) écrivent «Le fruit entier contient des flavonoïdes et des furanocoumarines, qui pourraient être responsables de l'inhibition du CYP3A4 observée dans un petit essai clinique, qui a constaté une augmentation des taux sanguins de cyclosporine chez des volontaires sains. Une induction significative du CYP3A4 et du CYP1A2 a également été observée dans une étude animale. Par conséquent, comme il n'existe pas encore d'essais cliniques à grande échelle sur l'homme, la prudence est de mise lors de l'administration concomitante de dérivés de C. aurantium et de médicaments métabolisés par le CYP3A4».
Le bigaradier entre littérature et culture
Georges Caméra évoque la culture de la fleur du bigaradier et la vie dans les campagnes de la Côte d'Azur, où la culture du bigaradier était très développée, dans la première moitié du XXesiècle dans deux de ses ouvrages (La Fleur du Bigaradier et Toi, le Bigaradier).
Depuis les années 1990, les chercheurs ont acquis des données sur son génome, qui ont notamment été exploitées pour tester la création d'arbres transgéniques (OGM). Des travaux visent aussi à sélectionner ou créer des souches plus résistantes aux augmentations de salinité,. On s'intéresse aussi à ses réactions face à l'augmentation du taux de CO2 de l'atmosphère,,.
Huile essentielle
Le D-limonène est le principal composant des HE (entre 33,35% chez 'Crispifolia' et 89,17%) suivis des monoterpènes oxygénés (β-linalol, α-terpinéol, bergamol et acétate de géranyle). L'huile essentielle du cultivar 'Fasciata' présente l'activité antioxydante la plus élevé et dans les mélanges 'Canaliculata' + 'Bizzaria' est la combinaison la plus active.
Le rendement de l’huile essentielle de feuilles peut atteindre 0,57%. Les composés (variables selon la méthode d'extraction) sont par ordre d'importance linalol (30,62%), acétate de linalyle (33,01%) et’α-terpinéol (9,57%), la teneur totale en phénol est faible et l'activité antioxydante limitée, un effet anti-âge potentiel est signalé (inhibition des enzymes élastase et collagénase). 36 composants volatils sont mentionnés, les monoterpènes sont prédominants, suivis des sesquiterpènes.
↑(en) G. Albert Wu, Simon Prochnik, Jerry Jenkins et Jerome Salse, «Sequencing of diverse mandarin, pummelo and orange genomes reveals complex history of admixture during citrus domestication», Nature Biotechnology, vol.32, no7, , p.656–662 (ISSN1087-0156, PMID24908277, PMCIDPMC4113729, DOI10.1038/nbt.2906, lire en ligne, consulté le )
↑Franck Curk, Gema Ancillo, Frédérique Ollitrault et Xavier Perrier, «Nuclear Species-Diagnostic SNP Markers Mined from 454 Amplicon Sequencing Reveal Admixture Genomic Structure of Modern Citrus Varieties», PLOS ONE, vol.10, no5, , e0125628 (ISSN1932-6203, PMID25973611, PMCIDPMC4431842, DOI10.1371/journal.pone.0125628, lire en ligne, consulté le )
↑Claude-Francois Achard et A.D.E.M.A.M, Dictionnaire de la Provence et du comte-Venaissin ... par une societe des gens de lettres (publ.) par A.D. E. M. A. M.) 4 Vol, Jean Mossy, (lire en ligne)
↑Gilles Ménage, Jault et Formey, Dictionnaire étymologique de la langue françoise par M. Ménage, avec les Origines françoises de M. de Caseneuve, les Additions du R. P. Jacob et de M. Simon de Valhébert, le Discours du R. P. Besnier sur la science des étymologies et le Vocabulaire hagiologique de M. l'abbé Chastelain... le tout mis en ordre, corrigé et augmenté par A. F. Jault,... auquel on a ajouté le Dictionnaire des termes du vieux françois, ou Trésor des recherches et antiquités gauloises et françoises de Borel, augmenté des mots qui y étaient oubliés, extraits des dictionnaires de Monet et Nicot,..., Paris, Libr. Briasson, (lire en ligne)
↑Olivier de Serres, Le théâtre d'agriculture et mesnage des champs, chés Abr. Saugrain, (lire en ligne)
↑Pierre Richelet, Dictionnaire françois, contenant les mots et les choses plusieurs nouvelles remarques sur la langue françoise ... avec les termes les plus connus des arts & des sciences: le tout tiré de l'usage et des bons auteurs de la langue françoise, Chez Jean Herman Widerhold, (lire en ligne)
↑Jean Merlet, Nouvelle Instruction pour connoistre les bons fruits: selon les mois de l'année ..., Sercy, (lire en ligne)
↑(nl) Register van alle de Soorten der voornaamste Vrugten: Dito een Register van alle de Saaden, behoorende tot de Moestuinery, DuVivier et Severinus, (lire en ligne)
↑(de) Eröffnete Akademie der Kaufleute: oder vollständiges Kaufmanns-Lexicon: woraus sämmtliche Handlungen und Gewerbe, mit allen ihren Vortheilen, und der Art, sie zu treiben, erlernet werden können, Bernhard Christoph Breitkopf, (lire en ligne)
↑Abel Boyer, The Royal Dictionary, French and English, and English and French: Extracted from the Writings of the Best Authors in Both Languages. Formerly Composed for the Use of His Late Royal Highness the Duke of Gloucester, by Mr. A. Boyer. Improved and Enlarged with a Great Number of Words and Phrases, Both English and French, T. Osborne, (lire en ligne)
↑Federico Corriente, Dictionnaire du faisceau dialectal arabe andalou: Perspectives phraséologiques et étymologiques, Walter de Gruyter GmbH & Co KG, (ISBN978-3-11-045019-4, lire en ligne)
123456Susanna Lyle (trad.de l'anglais), Encyclopédie mondiale des fruits et des fruits secs: un guide complet sur la culture, l'utilisation et les avantages pour notre santé de plus de 300 plantes fruitières, Paris, de Vecchi, , 480p. (ISBN978-2-7328-8828-6), oranger amer p. 143
↑Reynhardt, E. C., & Riederer, M. (1991) Structure and molecular dynamics of the cuticular wax from leaves of Citrus aurantium L. Journal of Physics D: applied physics, 24(3), 478 (résumé).
↑(en) G Mazza, «Étude sur la composition aromatique de l'huile essentielle de bergamote (Citrus Aurantium subsp. Bergamia Risso et Poiteau Engler) par chromatographie gazeuse et spectrométrie de masse», Journal of Chromatography A, vol.362, , p.87-99 (présentation en ligne).
↑(it) *Dizionario generale di scienze, lettere, arti, storia, geografia ...: 2:, Giuseppe Pomba e comp., (lire en ligne)
↑Walter Reuther, The Citrus Industry Volume 2, (lire en ligne), p.346
↑(en) Franck Curk, Frédérique Ollitrault, Andres Garcia-Lor, François Luro, Luis Navarro, Patrick Ollitraul, «Phylogenetic origin of limes and lemons revealed by cytoplasmic and nuclear markers», Annals of Botany, vol.117, no4, , p.565-583 (DOI10.1093/aob/mcw005).
123Louis Albertini, Essor de l'agriculture en Al-Andalus (Ibérie arabe) Xe – XIVesiècle), Paris, L'Harmattan, , 356p. (ISBN978-2-343-01512-5), p.231 Le bigaradier.
↑Abd-Allatif, Relation de l'Égypte par Abd-Allatif, médecin arabe de Bagdad: Suivie de divers extraits d'écrivains orientaux, et d'un état des provinces et des villages de l'Égypte dans le XIVe siècle, Cambridge University Press, (ISBN978-1-108-05624-3, lire en ligne), p.117
↑AlSaadawi, I. S., & AlRubeaa, A. J. (1985). Allelopathic effects of Citrus aurantium L. I: Vegetational patterning. Journal of chemical ecology, 11(11), 1515-1525
↑(en) Luigi Mondello, Giovanni Dugo, Paola Dugo et Keith D. Bartle, «Italian Citrus Petitgrain Oils. Part I. Composition of Bitter Orange Petitgrain Oil», Journal of Essential Oil Research, vol.8, no6, , p.597–609 (ISSN1041-2905 et 2163-8152, DOI10.1080/10412905.1996.9701026, lire en ligne, consulté le )
↑Calapai, G., Firenzuoli, F., Saitta, A., Squadrito, F., Arlotta, M. R., Costantino, G., & Inferrera, G. (1999). Antiobesity and cardiovascular toxic effects of Citrus aurantium extracts in the rat: a preliminary report. Fitoterapia, 70(6), 586-592 (résumé)
1234(en) Joaquín Fernández-Cabal, Kevin Alejandro Avilés-Betanzos, Juan Valerio Cauich-Rodríguez et Manuel Octavio Ramírez-Sucre, «Recent Developments in Citrus aurantium L.: An Overview of Bioactive Compounds, Extraction Techniques, and Technological Applications», Processes, vol.13, no1, , p.120 (ISSN2227-9717, DOI10.3390/pr13010120, lire en ligne, consulté le )
↑(en) Pultrini Ade M, Galindo LA, Costa M (2005). Effects of the essential oil from Citrus aurantium L. in experimental anxiety models in mice. Life Sci. 2006 Mar 6;78(15):1720-5. Epub 2005 Oct 25. PMID16253279.
↑L Bremnes (1996). L'Œil nature - Les plantes aromatiques et médicinales - Citrus (oranger et citronniers). Ed. Bordas. p.46-47(ISBN2-04-027061-2).
↑Miyazawa, M., Okuno, Y., Fukuyama, M., Nakamura, S. I., & Kosaka, H. (1999). Antimutagenic activity of polymethoxyflavonoids from Citrus aurantium. Journal of agricultural and food chemistry, 47(12), 5239-5244 (résumé).
↑Jayaprakasha, G. K., Mandadi, K. K., Poulose, S. M., Jadegoud, Y., Gowda, G. N., & Patil, B. S. (2008). Novel triterpenoid from Citrus aurantium L. possesses chemopreventive properties against human colon cancer cells. Bioorganic & medicinal chemistry, 16(11), 5939-5951 (résumé).
12Alexander Bertuccioli, Marco Cardinali, Francesco Di Pierro et Simone Magi, «A Practical Perspective on the Use of Botanicals During the COVID-19 Pandemic: From Proven to Potential Interactions», Journal of Medicinal Food, vol.25, no1, , p.1–11 (ISSN1096-620X, PMID34788575, PMCIDPMC8787711, DOI10.1089/jmf.2021.0062, lire en ligne, consulté le )
↑(en) Lu Zhou, Man Cui, Linlin Zhao et Dongsheng Wang, «Potential Metabolic Drug–Drug Interaction of Citrus aurantium L. (Rutaceae) Evaluating by Its Effect on 3 CYP450», Frontiers in Pharmacology, vol.9, (ISSN1663-9812, DOI10.3389/fphar.2018.00895, lire en ligne, consulté le )
↑Jintao Lü, Dan Zhang, Xiaomeng Zhang et Rina Sa, «Network Analysis of the Herb–Drug Interactions of Citrus Herbs Inspired by the “Grapefruit Juice Effect”», ACS Omega, vol.7, no40, , p.35911–35923 (PMID36249376, PMCIDPMC9558717, DOI10.1021/acsomega.2c04579, lire en ligne, consulté le )
↑De Simone, M., Russo, M. P., Puleo, G., Marsan, P. A., Lorenzoni, C., Marocco, A., & Reforgiato Recupero, G. (1998) Construction of genetic maps for Citrus aurantium and C. latipes based on AFLP, RAPD and RFLP markers. Fruits, 53(6), 383-390 (Notice Inist-CNRS & résumé).
↑Rochdi, A., Lemsellek, J., Bousarhal, A., & Abdellatif, R. (2005). Évaluation sous serre de la tolérance à la salinité de quelques porte-greffes d'agrumes: Citrus aurantium et deux hybrides de Poncirus trifoliata (Poncirus x Citrus sinensis et Poncirus x Mandarinier sunki). Biotechnologie, agronomie, société et environnement, 9(1), 65-73.
↑Schwanz, P., Kimball, B. A., Idso, S. B., Hendrix, D. L., & Polle, A. (1996). Antioxidants in sun and shade leaves of sour orange trees (Citrus aurantium) after long-term acclimation to elevated CO2. Journal of Experimental Botany, 47(12), 1941-1950 (résumé).
↑Idso, S. B., Idso, K. E., Garcia, R. L., Kimball, B. A., & Hoober, J. K. (1995). Effects of atmospheric CO2 enrichment and foliar methanol application on net photosynthesis of sour orange tree (Citrus aurantium; Rutaceae) leaves. American Journal of Botany, 26-30 (résumé).
Arcas, M. C., Botia, J. M., Ortuño, A. M., & Del Río, J. A. (2000). UV irradiation alters the levels of flavonoids involved in the defence mechanism of Citrus aurantium fruits against Penicillium digitatum. European Journal of Plant Pathology, 106(7), 617-622 (résumé).
Benavente-Garcia, O., Castillo, J., & del Rio Conesa, J. A. (1993). Changes in neodiosmin levels during the development of Citrus aurantium leaves and fruits. Postulation of a neodiosmin biosynthetic pathway. Journal of Agricultural and Food Chemistry, 41(11), 1916-1919 (résumé).
Calapai, G., Firenzuoli, F., Saitta, A., Squadrito, F., Arlotta, M. R., Costantino, G., & Inferrera, G. (1999). Antiobesity and cardiovascular toxic effects of Citrus aurantium extracts in the rat: a preliminary report. Fitoterapia, 70(6), 586-592 (résumé).
Castillo, J., Benavente, O., & del Rio, J. A. (1993). Hesperetin 7-O-glucoside and prunin in Citrus species (C. aurantium and C. paradisi). A study of their quantitative distribution in immature fruits and as immediate precursors of neohesperidin and naringin in Citrus aurantium. Journal of Agricultural and Food Chemistry, 41(11), 1920-1924 (résumé).
Davis R.M (1982) Control of Phytophthora root and foot rot of citrus with systemic fungicides metalaxyl and phosethyl aluminum. Plant disease, 66(3), 218-220 (Notice Inist-CNRS et résumé).
Del Río, J. A., Cruz Arcas, M., Benavente, O., Sabater, F., & Ortuño, A. (1998). Changes of polymethoxylated flavones levels during development of Citrus aurantium (cv. Sevillano) fruits. Planta medica, 64(6), 575-576 (résumé).
Garau, M. C., Simal, S., Rossello, C., & Femenia, A. (2007). Effect of air-drying temperature on physico-chemical properties of dietary fibre and antioxidant capacity of orange (Citrus aurantium v. Canoneta) by-products. Food chemistry, 104(3), 1014-1024 (résumé).
Hou, Y. C., Hsiu, S. L., Tsao, C. W., Wang, Y. H., & Chao, P. D. (2000). Acute intoxication of cyclosporin caused by coadministration of decoctions of the fruits of Citrus aurantium and the Pericarps of Citrus grandis. Planta medica, 66(7), 653-655 (résumé).
Liu, L., Shan, S., Zhang, K., Ning, Z. Q., Lu, X. P., & Cheng, Y. Y. (2008). Naringenin and hesperetin, two flavonoids derived from Citrus aurantium up‐regulate transcription of adiponectin. Phytotherapy Research, 22(10), 1400-1403 (résumé).
Mohamed, A., Kouhila, M., Jamali, A., Lahsasni, S., & Mahrouz, M. (2005). Moisture sorption isotherms and heat of sorption of bitter orange leaves (Citrus aurantium). Journal of food Engineering, 67(4), 491-498 (résumé).
Pellati, F., Benvenuti, S., Melegari, M., & Firenzuoli, F. (2002) Determination of adrenergic agonists from extracts and herbal products of Citrus aurantium L. var. amara by LC. Journal of pharmaceutical and biomedical analysis, 29(6), 1113-1119 (résumé).
Rochdi, A., El Yacoubi, H., & Rachidai, A. (2003). Responses to NaCl stress of Citrus aurantium, Citrange troyer and Poncirus trifoliata in callus cultures: assessment of characters for evaluating salt stress responses in citrus rootstocks. Agronomie (France) (résumé).
Song, H. S., Sawamura, M., Ito, T., Ido, A., & Ukeda, H. (2000). Quantitative determination and characteristic flavour of daidai (Citrus aurantium L. var. cyathifera Y. Tanaka) peel oil. Flavour and fragrance journal, 15(5), 323-328 (résumé).
Yang, L., Cao, Y. L., Jiang, J. G., Lin, Q. S., Chen, J., & Zhu, L. (2010). Response surface optimization of ultrasound‐assisted flavonoids extraction from the flower of Citrus aurantium L. var. amara Engl. Journal of separation science, 33(9), 1349-1355 (résumé).