| Classe Scorpène | ||||||||
L'INS Kalvari de la Marine indienne en 2017. | ||||||||
| Caractéristiques techniques | ||||||||
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| Type | Sous-marin d'attaque conventionnel (SSK) | |||||||
| Longueur | 60 à 76 m | |||||||
| Maître-bau | 6,2 m | |||||||
| Tirant d'eau | 5,5 m | |||||||
| Déplacement | 1 650 à 1 870 t en surface 2 000 t en plongée |
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| Vitesse | Plus de 20 nœuds (37 km/h) | |||||||
| Profondeur | Plus de 300 mètres | |||||||
| Caractéristiques militaires | ||||||||
| Armement | 6 tubes lance-torpilles de 533 mm avec 18 torpilles. | |||||||
| Rayon d'action | 6 500 milles marins (12 000 km) à 8 nœuds (15 km/h) en surface 550 milles marins (1 000 km) à 4 nœuds (7 km/h) en plongée |
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| Autres caractéristiques | ||||||||
| Équipage | 33 | |||||||
| Histoire | ||||||||
| Chantier naval | ||||||||
| A servi dans | ||||||||
| Période de service | 2006 – | |||||||
| Navires construits | 14 | |||||||
| Navires prévus | 16 | |||||||
| Navires en activité | 11 | |||||||
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La classe Scorpène est un type de sous-marin à propulsion classique de nouvelle génération développé et fabriqué en France par Naval Group (anciennement DCNS) en coopération avec l'industriel espagnol Navantia à des fins de ventes à l'exportation, Naval Group étant l'autorité de conception des Scorpène. Le Chili et la Malaisie passent commande respectivement en 1997 et 2002 de deux de ces sous-marins chacun, tandis que l'Inde (en 2005), le Brésil (en 2008) et l'Indonésie (en 2024) commandent respectivement six, quatre et deux unités avec un transfert de technologie.
La Roumanie semblait prête à en commander deux exemplaires en avant de décider en octobre de la même année, et à la suite d'un changement de gouvernement, que cela n'entrait plus dans ses priorités en matière d'acquisition d'armement. En 2023 et à l'occasion du et de la présence à Paris du premier ministre indien Narendra Modi, l'Inde annonce sa volonté d'acheter trois sous-marins complétant les six déjà commandés, les négociations devant aboutir au plus tôt fin 2024. En 2024, les Philippines, l'Égypte et plusieurs pays sud-américains sont régulièrement évoqués comme potentiels futurs clients du Scorpène.

Les premiers Scorpène sont construits pour la Marine chilienne sur les chantiers de Cherbourg et de Carthagène, la première unité ayant été livrée en . Deux autres Scorpène sont commandés par la Marine royale malaisienne en 2002 : le Tunku Abdul Rahman, lancé en à Cherbourg, livré le , puis le Tun Abdul Razak, lancé à Carthagène en . À cette occasion, les industriels espagnols et français du secteur de la défense navale sont appelés à participer activement au développement en Malaisie d’une industrie locale dans le domaine de la réparation et de l'entretien des sous-marins.
En 2008, DCNS demande à son avocat Me Jean-Georges Betto de traduire Navantia devant la Cour internationale d'arbitrage pour avoir pillé ses droits de propriété intellectuelle en vue de développer le programme de sous-marins domestiques espagnols de la classe S-80. Dans ce contexte, DCNS devenu Naval Group, propose alors le Marlin, une version francisée du Scorpène, qui dispose d'une propulsion à moteur Diesel classique ainsi que d'un système de propulsion anaérobie.
En 2010, les parties mettent fin à leur litige en cessant leur coopération sur les sous-marins Scorpène qui seront désormais commercialisés et réalisés uniquement par DCNS.

Ils bénéficient d'une coque en acier HLES 80, d'un système de combat français intégré et d'un système de conduite de plate-forme centralisé complètement automatisé qui permet de réduire l'équipage tout en maintenant un haut niveau de sécurité en plongée.
En , DCNS présente l'étude SMX-22, un concept de plate-forme sous-marine composée de trois sous-marins : un central, constituant la plateforme maîtresse qui remplit les différentes missions d’un système de commandement central, et deux sous-marins plus petits (« baby-soum ») optimisés pour une très haute efficacité au combat. Ces différents sous-marins peuvent être connectés entre eux ou opérer comme trois sous-marins indépendants. Le SMX-22 est alors conçu pour être à même de répondre à différents types de missions : frappe dans la profondeur, attaque de forces navales ou les opérations spéciales. À l'époque, les clients potentiels s'intéressent surtout au « baby-soum », petit mais suffisamment armé pour la protection des zones littorales, la proximité des bases navales permettant de se dispenser d'une grande autonomie. Le « baby-soum » deviendra le SMX-23.
En , DCNS annonce la commercialisation du concept SMX-23, sous le nom Andrasta. C'est une variante économique destinée aux pays souhaitant disposer d'une force sous-marine spécialisée dans le combat côtier. Il peut se déplacer à 15 nœuds, plonger jusqu'à 200 mètres de profondeur, et évoluer par petits fonds. Son autonomie est de deux semaines et de cinq jours en immersion. En matière d'armement, ce submersible est doté de 6 tubes de lancement pour torpilles lourdes, type BlackShark, de missiles antinavires comme l'Exocet SM-39 et de mines. Il est doté d'un sas de sortie pour un maximum de 8 nageurs de combat et d'équipements militaires électroniques divers. Son kiosque de deux étages est doté d'une passerelle de navigation panoramique offrant une vision de plus de 180°.
En 2014, le concept Andrasta est renommé Scorpene 1000, est un concept de sous-marin côtier conçu par DCNS et présenté en 2006. Il est considéré comme le petit frère du Scorpène, avec seulement 48 mètres de long pour un déplacement compris entre 855 et 950 tonnes (contre 76 mètres et 1 650 tonnes pour le Scorpène).
En parallèle, Naval Group propose sur une nouvelle version, le Scorpène evolved avec l'intégration de batteries lithium-ion permettant de doubler l'autonomie en plongée, d'un usage moins complexe, nécessitant une maintenance moins lourde et moins onéreuse que l'AIP. Ces batteries sont bien plus performantes que les traditionnelles batteries au plomb, en capacité et en vitesse de charge. Il dispose d'une autonomie supérieure à 78 jours [12 jours en immersion] et un rayon d’action de 8 000 nautiques, sa disponibilité à la mer est supérieure à 240 jours par an ; les autres performances et caractéristiques sont inchangées. En 2024, l'Indonésie commande deux navires de cette version.
À la suite du naufrage de l'ARA San Juan (S-42), le , l'Argentine lance un plan d'acquisition de 3 sous-marins, pour lequel le 209NG (le type 214 ayant été aussi brièvement proposé) est en compétition avec la classe Scorpène. Fin 2024, l'Argentine est en discussion pour acquérir trois navires.
Le , la presse argentine confirme que lors d'un voyage en France début octobre du ministre de la Défense Luis Petri et du chef de la Marine argentine, Carlos Allievi, la délégation argentine a signé une lettre d'intention d'achat pour entamer le processus de négociation formelle pour la construction de 3 sous-marins Scorpène qui seront fabriqués en France ou au Brésil. Il s'agirait des Scorpène Evolved avec le déplacement du « modèle Brésil ». Ils sont très proches de la description des Scorpènes indonésiens (Longueur : 72 m et Déplacement en surface : 1,600 – 2,000 tonnes).
Le , le président Argentin Javier Milei confirme officiellement la sélection du sous-marin de classe Scorpène pour la marine argentine.
Le pays construit sous licence quatre Scorpène 2000 dans le cadre du Plan stratégique de défense annoncé le . Ils sont plus lourds de quelque 150 tonnes et plus longs de cinq mètres que le modèle standard soit 71,62 m de long avec un déplacement de 1 870 t en surface.
Le contrat est signé à Rio de Janeiro le pour un montant estimé à 6,7 milliards d'euros, dont 4,1 à DCNS et le solde à son partenaire local de génie civil Odebrecht pour la construction d'une base navale à Itaguaí devant abriter ces navires. Les bâtiments sont assemblés grâce au transfert de technologie à l’arsenal de Marinha do Rio de Janeiro par Itaguaí Construções Navais, une coentreprise entre Odebrecht (59 %) et DCNS (41 %).
La première tôle a été découpée en en présence de la Présidente brésilienne et du ministre français Gérard Longuet. Par ailleurs, la France assistera le Brésil dans le développement d'un sous-marin nucléaire d'attaque,, le Álvaro Alberto. En date d', alors que près de 700 personnes travaillent à la construction des deux premiers navires, il est prévu que les « SBR »-1 à 4 (Scorpène Brazil) dont les numéros de coque vont de S-40 à S-43 soient lancés en , , et avec près de trois ans de retard sur le programme initial à la suite de restrictions budgétaires. Selon la Marine brésilienne, le premier bâtiment devrait entrer en service d'ici la fin du premier semestre 2022, et les suivants au rythme de un par an,,,[source secondaire souhaitée].
| indicatif visuel | Nom | Construction | Lancement | Mise en service | Base navale |
|---|---|---|---|---|---|
| S-40 | Riachuelo | 1er septembre 2022 | Itaguaí | ||
| S-41 | Humaitá | Itaguaí | |||
| S-42 | Tonelero | Itaguaí | |||
| S-43 | Almirante Karam | Itaguaí |
Deux unités ont été commandées par le Chill au consortium franco-espagnol DCNS-Navantia.
| indicatif visuel | Nom | Construction | Lancement | Mise en service | Base navale |
|---|---|---|---|---|---|
| SS-22 | General Carrera | Talcahuano | |||
| SS-23 | General O'Higgins | Talcahuano |
En , dans le cadre du programme P-75, un accord a été conclu à Paris sur la construction en Inde de six Scorpène dont deux équipés d'une propulsion anaérobie AIP avec une option pour trois à six autres au-delà de 2018, accompagnée de la vente de 36 missiles antinavires Exocet SM-39, pour un montant annoncé de 2,4 milliards d'euros. La construction des sous-marins d'attaque conventionnels se fait dans les docks de Mazagon (port de Bombay). La marine indienne est le maître d'ouvrage du projet qui prévoit un transfert partiel de technologie, la fourniture de certains équipements et une assistance technique, notamment du groupe Thales et de DCNS. À la suite de l’affaire des frégates de Taïwan (frégates La Fayette vendues à Taïwan), une clause de « transparence financière » a été intégrée lors de la signature des contrats pour permettre "d'éviter toutes formes de corruption". Le programme connaît un retard d'environ trois ans en raison des difficultés de remise à niveau du chantier indien et surtout par leur propension à ne pas respecter les procédures du transfert de technologie du groupe français DCNS. Le premier Scorpène indien, l'INS Kalvari (S21), a été mis à l'eau le à Bombay pour commencer les essais à quai préalables aux premiers essais en mer prévus en 2016, il entre en service actif en , le sixième Scorpène ne sera livré qu'après 2023 avec six ans de retard sur le calendrier initial.
| indicatif visuel | Nom | Construction | Lancement | Mise en service | Base navale |
|---|---|---|---|---|---|
| S50 | INS Kalvari (S21) | Visakhapatnam / Bombay | |||
| S51 | INS Khanderi (2017) | Visakhapatnam / Bombay | |||
| S52 | INS Karanj (S23) | Visakhapatnam / Bombay | |||
| S53 | INS Vela (S24) | Visakhapatnam / Bombay | |||
| S54 | INS Vagir (S25) | Visakhapatnam / Bombay | |||
| S55 | INS Vagsheer (S26) | Visakhapatnam / Bombay |
En , le directeur des programmes de DCNS (devenue Naval Group) déclare que la marine indienne envisage trois Scorpène de plus, identiques aux six premiers et dans les mêmes conditions commerciales. Par ailleurs, le Scorpène ou le Marlin de Naval Group sont en concurrence avec les produits de TKMS et du bureau d'études Rubin pour un contrat de six nouveaux sous-marins, dont quatre seraient construits en Inde, dans le cadre du Projet P-75 I afin de faire face à la puissance navale montante de la Chine,.
Le , à l'occasion de la visite officielle du Premier ministre de l'Inde Narendra Modi, l’Inde et la France signent un protocole d’accord pour la construction de 3 sous-marins Scorpène supplémentaires. Comme les 6 premiers, ils seraient construits par le chantier naval Mazagon de Bombay. L'accord de principe, qui concerne également l'achat de 26 avions Dassault Rafale, ne correspond pas à une commande finalisée et les caractéristiques du matériel, tout comme les aspects commerciaux, ne sont alors pas négociés.
Le , Naval Group annonce dans un communiqué que la marine indonésienne a passé commande pour 2 sous-marins Scorpène, qui seront fabriqués en Indonésie, « grâce à un transfert de savoir-faire et de technologie de Naval Group ». Il s'agit du modèle Scorpene Evolved, équipés de batteries lithium-ion (LiB). Le , le contrat entre en vigueur.
Le , le chantier naval PAL Indonesia procède à la découpe de la première tôle du premier des deux Scorpène.
La Malaisie décida d’acheter deux bâtiments en 2002. Le sous-marin de classe Agosta Ouessant fut inclus dans le contrat afin de former les marins malaisiens.
En 2002, le contrat de construction de deux sous-marins Scorpène est conclu entre DCN International et la société espagnole Izar. Un sous-marin Agosta a ensuite été mis à disposition de la marine malaisienne pour la formation de ses équipages. Une plainte est déposée fin 2009 pour corruption et usage de bien sociaux, de plus, une commission de 114 millions d’euros aurait été versée dans le but de favoriser le contrat. Des commissions auraient pu, selon l’accusation, corrompre l’ancien ministre de la Défense malaisien, Najib Razak.
| indicatif visuel | Nom | Construction | Lancement | Mise en service | Base navale |
|---|---|---|---|---|---|
| KD Tunku Abdul Rahman | Port Kelang | ||||
| KD Tun Abdul Razak | Port Kelang |