Claude Narcisse de Vouges de Chanteclair

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Claude Narcisse de Vouges comte de Chanteclair
Claude Narcisse de Vouges de Chanteclair

Naissance
Paris
Décès (à 70 ans)
Soissons (Aisne)
Origine Drapeau de la France France
Arme Artillerie
Grade Colonel
Années de service 1758 – 1813
Distinctions Officier de la Légion d’honneur
Chevalier de Saint-Louis

Claude Narcisse de Vouges, comte de Chanteclair, né le à Paris, mort le à Soissons (Aisne), est un colonel français de la Révolution et de l’Empire.

États de service

Destiné à servir dans la marine, il est classé en 1758, garde-marine au département de Rochefort, puis il fait en mer et sur les côtes de l’Aunis les campagnes de 1759 à 1761.

En , il est reçu aspirant à l’école d’artillerie de Besançon, et le , il passe à celle de La Fère, où il est admis élève le . Ses études terminées, il rejoint le , le régiment d’artillerie de Strasbourg, avec le grade de lieutenant. Il reçoit son brevet de capitaine le et il sert en mer et sur les côtes de Bretagne en 1780.

En 1781, il est envoyé en Amérique et il se distingue pendant le siège de Yorktown. Alors que 2 redoutes construites en dehors de la ville entravent les travaux des assiégeants, La Fayette, à la tête d’une colonne d’Américains, s’empare de l’une d’elles, et Chanteclair avec les Français, se rend maitre de la seconde. Il contribue aussi à la prise de Saint-Christophe le , en tournant contre la place les 27 canons qu’il a pris à l’ennemi au pied de la rampe de Brimstone Hill. Ces diverses actions lui valent d’être admis dans l’ordre de Cincinnatus.

Il est fait prisonnier par les Anglais le , alors qu’il commande, avec rang de major, l’artillerie du vaisseau amiral Ville de Paris, et il est conduit sur le Barfleur, où l’amiral Wood, veut le faire fusiller, prétendant qu’il a lâché sa bordée, alors que le ville de Paris avait amené son pavillon, et qu’elle a tué ou mis hors de combat 80 hommes de son équipage. Le fait était vrai, mais il parvient à convaincre l’amiral qu’il avait ignoré cette circonstance. Il en est quitte pour une année de captivité.

De retour en France, il est fait chevalier de Saint-Louis le . En 1790 et 1791, il se trouve à Strasbourg, pour organiser l’artillerie à cheval que la France n’a pas encore adoptée. En mai 1792, il est envoyé à l’armée du Nord et il est nommé lieutenant-colonel le de la même année.

Il est promu colonel le , et le , il part pour la Martinique en qualité de directeur de l’artillerie. Revenu en France le , il est affecté à l’armée de l’Ouest, et en septembre 1803, le premier Consul le nomme directeur de l’arsenal de La Fère. Il est fait chevalier de la Légion d’honneur le , officier de l’ordre et électeur du département de l’Aisne le .

Il est admis à la retraite le , et il meurt le à Soissons.

Sources