Le terme claudication renvoie à une diminution du périmètre de marche.
Il est à distinguer du terme boiterie désignant un problème fonctionnel de régularité de la marche : raccourcissement d'un membre inférieur, ankylose, paralysie totale ou partielle d'un membre inférieur ou du rachis (les causes en sont multiples, par exemple virale par la poliomyélite, structurelle par la maladie d'Ollier).
Le terme de claudication intermittente désigne une douleur ou une faiblesse musculaire survenant lors de la marche et imposant l'arrêt de l'effort (on se base alors sur le périmètre de marche pour en évaluer la sévérité).
Les causes peuvent être :
L'arthrose au niveau du canal lombaire peut provoquer ce qu'on appelle un canal lombaire étroit. Lors d'un effort prolongé, le sang revenant des membres inférieurs va engorger les plexus veineux vertébraux. La dilatation vasculaire va donc comprimer les racines nerveuses car le canal lombaire est trop étroit. Ainsi, les signes seront les mêmes que lors de l'AOMI (c'est-à-dire notamment une claudication intermittente) avec en plus, des paresthésies.
Certaines maladies auto-immunes s'accompagnent aussi d'une claudication intermittente (claudication intermittente de la mâchoire dans la maladie de Horton).
Ce type de claudication a généralement une topographie typique articulaire ou péri-articulaire.