| Arkema | |
Logo d'Arkema. | |
Siège d'Arkema à La Défense | |
| Création | par scission avec Total |
|---|---|
| Dates clés | : 1re cotation boursière |
| Fondateurs | TotalFinaElf |
| Forme juridique | société anonyme |
| Action | Euronext : AKE |
| Slogan | « Innovative materials for a sustainable world » |
| Siège social | |
| Direction | Thierry Le Hénaff (Président) Laurent Tellier (COO) |
| Actionnaires | Actionnariat salarié : 9,7% Fonds stratégique de participations : 7,8% Lac I SLP : 7,1% Auto-détention:0,6% Public : 74,8% |
| Activité | Industrie chimique, chimie fine, chimie de spécialité |
| Produits | Kynar® Luperox® Pebax® Rilsan® Albone® Siliporite® |
| Filiales | CECA chimie de spécialités (jusqu'en ) Arkema États-Unis (d) Arkema Allemagne (d) Bostik |
| Effectif | 2025 : 20 700 |
| SIREN | 319632790 |
| TVA européenne | FR55445074685 |
| Site web | www.arkema.com/global/fr |
| Capitalisation | 4 727 M€ (avril 2026) |
| Chiffre d'affaires | 2025 : 9,1 Mds euros |
| Résultat net | 2025 : 63 M€ |
| Société précédente | Pennwalt Corporation (d) |
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Arkema est un groupe chimique français, spécialisé dans la chimie de spécialité et les matériaux de performance. Son siège social est situé à La Défense, dans les Hauts-de-Seine en France.
Le groupe emploie 20 700 personnes dans 55 pays. Son chiffre d'affaires s'est élevé à 9,1 milliards d'euros en 2025.
En 1941, la Société nationale des pétroles d'Aquitaine (SNPA) est créée avec pour objet l'exploitation pétrolière du Sud-Ouest de la France. En 1963, alors que s'intensifie l’exploitation du gisement de gaz de Lacq, la SNPA fonde Aquitaine-Plastiques, pour la synthèse de matières plastiques. En 1966, Organico, filiale de Pechiney produisant du rilsan (polyamide 11), fusionne avec Aquitaine-Plastiques. La nouvelle entité prend le nom d'Aquitaine Organico.[réf. nécessaire]
En 1971, Aquitaine Organico réorganise sa production et l'exploitation pétrolière. L'État fonde l'Union Chimique, réunissant Elf-Aquitaine et Total Chimie, dans le groupement économique Aquitaine-Total-Organico (ATO).
En 1980, Chloé Chimie, une coentreprise entre Total, Elf Aquitaine et Rhône-Poulenc, est créée. En 1983, la société Atochem est créée, fruit de la fusion d'ATO-chimie, de Chloé Chimie et PCUK, la division chimie de Pechiney Ugine Kuhlman (PUK). En 1994, la société Atochem renommée Elf-Atochem en 1992, est privatisée.
En , à la suite du rachat de la compagnie pétrolière Elf par Total-Fina en 1999, les branches chimie de Total-Fina (Petrofina) et d'Elf (Elf-Atochem) fusionnent pour donner naissance à Atofina, se hissant ainsi à la 5e place mondiale de la spécialité avec un chiffre d'affaires de 15 milliards d'euros, 25 % du chiffre d'affaires consolidé du nouveau groupe TotalFinaElf.[réf. nécessaire]
Après s'être appelée provisoirement CIP, la nouvelle société succédant à Atofina est officiellement baptisée Arkema S.A. le ,. Le groupe Arkema SA est le fruit de la réorganisation, d’Atofina, la branche chimie du groupe pétrolier Total, annoncée le , dont il se sépare le par une introduction à la Bourse de Paris,.
Depuis son entrée en bourse Euronext Paris le , le groupe Arkema SA a procédé à de nombreuses opérations (cessions, acquisitions, investissements) afin de se recentrer progressivement sur la chimie de spécialités. Il a ainsi vendu ses activités agrochimiques Cerexagri et son porte-feuille de résines urée-formaldéhyde en 2007.
En , il acquiert Coatex, société spécialisée dans les additifs de rhéologie utilisés dans les peintures et revêtements, l’emballage, le papier et autres spécialités industrielles.
En , Arkema acquiert certains actifs acryliques de Dow Chemical Company en Amérique du Nord.
En , Arkema acquiert les activités résines de spécialité pour revêtements de Total (Cray Valley, Cook Composites & Polymers et Sartomer).
En , il acquiert Hipro Polymers et Casda Biomaterials, sociétés chinoises qui fabriquent des polyamides de spécialités bio-sourcés,.
Le , Arkema entre au CAC Next 20.
En , Arkema cède pour un euro symbolique son pôle d'activité des produits vinyliques au groupe Klesch pour des raisons de rentabilité mais aussi, pour se recentrer exclusivement sur la chimie de spécialités. Dans le cadre de cette cession, Arkema verse 100 millions d'euros de trésorerie au groupe Klesch et prend à sa charge 470 millions d'euros de dettes pour aider à relancer l'activité. Face aux craintes de licenciements et à la mobilisation des salariés de plusieurs sites de production, les organisations syndicales ont négocié, avec la direction d’Arkema, des garanties industrielles et sociales et des mesures d’accompagnement visant à protéger les droits des salariés dans le cas où le Groupe Klesch viendrait à procéder à des licenciements après la reprise des activités vinyliques. Deux fiducies pour un montant de 20 M€ ont ainsi été mises en place pour sécuriser les indemnités et droits des salariés des sociétés cédées.
En 2012, dans le cadre de sa réorientation stratégique sur la chimie de spécialité, Arkema s'est doté d’une nouvelle identité visuelle et d’une nouvelle signature « Innovative Chemistry ». En octobre de la même année, Arkema et son partenaire coréen CJ débutent la construction d'une unité de thiochimie (chimie issue du soufre) à Kerteh en Malaisie, d'une capacité de production de 80 000 tonnes de bio-méthionine et de 50 000 tonnes de dérivés soufrés. Le projet représente un investissement de 450 millions de US$, répartis à parts égales.
En , Arkema annonce vouloir acquérir la filiale de chimie de spécialité Bostik appartenant à Total pour 2,2 milliards d'euros. Le , Arkema annonce avoir clos la procédure d'acquisition,.
En , Arkema annonce l'acquisition de Den Braven, entreprise néerlandaise spécialisée dans le mastic de haute performance, qui est intégrée à sa filiale Bostik pour 485 millions d'euros.
En , Arkema cède son activité « Charbons actifs et agents de filtration » à l'américain Calgon Carbon (en), spécialisé dans le domaine des charbons actifs et des solutions de purification et filtration.
En , Arkema annonce la cession de sa participation de 50 % d'Oxochimie à Ineos, son partenaire suisse, dans leur filiale commune de production d'alcool. Cette même année CMP Speciality Products, spécialisé dans les produits de préparation des sols aux États-Unis, est intégré dans Bostik.
En , Arkema rachète Nitta Gelatin, société japonaise spécialisée dans les adhésifs industriels.
En , Arkema rachète la société américaine ArrMaz, leader américain des tensioactifs de spécialité pour la nutrition des cultures, l'exploitation minière et les infrastructures, pour 570 millions US$ et de XL Brands avec son usine située à Dalton (Géorgie), spécialisé dans les colles pour sols souples. En , Arkema rachète la société danoise LIP, leader des colles à carrelage, produits d'étanchéité et de préparation des sols sur le marché scandinave, ainsi que de la société italienne Ideal Works.
Le , Arkema finalise la vente de son activité Polyoléfines Fonctionnelles sous les marques Evatane®, Lotryl®, Lotader® et Orevac® à SK Global Chemical, filiale du groupe sud-coréen SK Group, pour 335 millions d’euros. En , dans le cadre d'un plan de recentrage présenté en avril de la même année, Arkema vend son activité de Plexiglas au groupe américain Trinseo pour un montant de 1,1 milliard US$, représentant un peu plus de 5 % du chiffre d'affaires du groupe avec 860 employés sur plus de 20 000 au total. Le plan de recentrage évoqué consiste, pour Arkema, à se concentrer sur son cœur de métier, la chimie des matériaux de spécialité, et se séparer d'activités non stratégiques comme le Plexiglas mais aussi le verre acrylique, le peroxyde d'hydrogène ou les gaz fluorés de climatisation, et réaliser des acquisitions sur les matériaux de spécialité tels que les revêtements ou les adhésifs,,.
En 2021, Arkema rachète Edge Adhesives, une entreprise texane spécialisée dans les adhésifs industriels sur mesure pour les portes, fenêtres et modules de toitures. En , Arkema vend ses activités époxydiques à Cargill, leader des produits et services agricoles[réf. nécessaire]. En février de l'année suivante, l'entreprise finalise l'acquisition de l'activité Performance Adhesives d'Ashland pour 1,65 milliard de dollars.
Le , Arkema fait l'acquisition de Permoseal, entreprise de solutions adhésives en Afrique du Sud et de Polimeros Especiales, leader mexicain des résines à base aqueuse. En , Arkema annonce la cession de Febex, produisant des dérivés du phosphore, au groupe belge Prayon.
Au premier semestre 2023, Arkema déplore un bénéfice net en chute de 61 %, tombant à 284 millions d'euros, contre 730 millions sur la même période en 2022. Malgré cela, le groupe n'entend pas baisser ses prévisions sur l'année, dans un contexte de faible demande au niveau mondial. Cette même année, acquisition des sociétés irlandaise Arc Building Product, spécialisée dans les adhésifs, solutions d'étanchéité et de collage pour le marché de construction, allemande Polytec PT, spécialisée dans les adhésifs spéciaux et les matériaux d'interface thermique et prend une participation majoritaire dans la société PI Advanced Materials (PIAM), basé en Corée du Sud, leader mondial des films polyimides pour circuits imprimés flexibles et des feuilles de graphite.
En 2024, Arkema enregistre un chiffre d'affaires à un niveau stable à 9,54 milliards d'euros mais son bénéfice net recule de 15,3 % à 354 millions d'euros.
Le , Arkema annonce un projet de suppression de deux lignes de production près de Lyon, ce qui menace 50 emplois, avec l'intention de les replacer au sein du groupe,.
En , Arkema connaît de vastes mouvements de grèves sur ses sites industriels en raison d'une demande de revalorisation des salaires par les employés,.
En mars 2025, le siège de l'entreprise déménage de Colombes à La Défense, dans l'immeuble Lightwell restructuré en 2024.
En juillet 2025, Arkema annonce un investissement de 17 millions d'euros pour construire une nouvelle unité de polyamide transparent à Singapour.
Depuis sa création en 2006, Arkema s'est progressivement recentrée sur la chimie de spécialité, via une trentaine d'acquisitions, notamment dans les polymères pour l'électronique et les adhésifs, afin d'être présent dans les composants de chaussures, de textile, de lunettes, de montres ou de pales d'éoliennes.
Arkema est actuellement organisée autour des activités suivantes :
Les trois premiers segments constituent les matériaux de spécialités, activité en croissance structurelle, et représentaient environ 85 % du chiffre d’affaires du groupe en 2025.
Les matériaux avancés regroupent les activités suivantes : polymères de haute performance, spécialités fluorées et additifs de performance de niche.
Les adhésifs regroupent les adhésifs sensibles à la pression, les adhésifs thermofusibles de spécialité, les mastics de haute performance et les adhésifs techniques et thermoconducteurs.
Les coating solutions regroupent les monomères photoréticulables par UV, les résines en phase aqueuse, les additifs de rhéologie et les poudres.
Les primary materials (matériaux de base) regroupent l’activité mondiale des monomères acryliques, les gaz réfrigérants traditionnels ainsi que l’activité de production d’eau oxygénée et certains de ses dérivés, dont le caractère est plus cyclique que les matériaux de spécialité.
Jusqu'en 2012, Arkema était composé de trois pôles d'activité :
Arkema s'est ensuite organisé autour de trois segments qui représentent 80 % du chiffre d'affaires :
qui représentaient chacun un tiers du chiffre d'affaires de l'entreprise.
Le pôle des matériaux haute performance a représenté 47 % du chiffre d’affaires d’Arkema en 2018. Il rassemblait les activités polyamides de spécialités et fluoropolymères, les spécialités chimiques de CECA et les additifs fonctionnels pour plastiques. Les principales marques commercialisées sont Evatane® (Copolymères Ethylène Acétate de Vinyle Haute Teneur, polyoléfines fonctionnelles), Orgasol® (poudres ultra-fines), Kynar® (fluoropolymères), Pebax® (polyéthers bloc amides) (PEBA), Luperox® (peroxydes organiques).
Le pôle des spécialités industrielles représentait 29 % du chiffre d’affaires d’Arkema en 2018. Il regroupait quatre grandes filières intégrées : la thiochimie, les gaz fluorés que l’on retrouve dans les systèmes de réfrigération ou climatisation. Les principales marques sont Albone (peroxyde d'hydrogène), Forane (fluide frigorigène), Elium et Pebax® (Élastomère thermoplastique).
Le pôle des Coating solutions qui représente 24 % du chiffre d’affaires d’Arkema réunit une offre de matériaux et technologies pour revêtements, issue de la chimie des acryliques : des émulsions et additifs acryliques, additifs rhéologiques pour émulsions base aqueuse (Coatex), des résines photoréticulables (Sartomer) pour fibres optiques, arts graphiques ou électronique, etc. Les marques les plus connues sont Sarbio, Crayvallac, Celocor ou Encor.
Le pôle des produits vinyliques intégrait toute la filière de l’électrolyse du sel jusqu’à la transformation du polychlorure de vinyle (PVC). Il regroupait quatre lignes de produits : chlore/soude, polychlorure de vinyle, compounds vinyliques, et tubes profilés. Ce pôle, qui représentait 25 % du chiffre d'affaires d'Arkema en 2006 et 12 % en 2011, a été vendu au groupe Klesch en car il ne faisait plus partie des activités cœur de métier d’Arkema qui s’est recentré depuis sa création en 2004 sur ses activités de chimie de spécialité. Toutes ces activités PVC ont appartenu au groupe Klesch. En , Alain de Krassny, industriel français, devient président de Kem One.
Les filiales du groupe Arkema incluent :

Arkema possède 154 sites industriels, dont 65 en Europe, 44 en Amérique du Nord, 32 en Asie et 15 dans le reste du monde, et des filiales commerciales dans 55 pays.
Elle compte également dix-sept centres de recherche : sept en France (Lacq (site qui bénéficie d'exemption de TGAP par l'injection de ses effluents polluants dans le C4000),Serquigny (Cerdato), Pierre-Bénite, Venette Carling, Verneuil, et Genay), 5 aux États-Unis (Cary, Exton, Boulder, Milwaukee, Mulberry, Philadelphie et King of Prussia, Tulsa, Wauwatosa), un au Brésil (São Paulo), un au Japon (Kyoto) et 3 en Chine (Shanghai, Guangzhou et Changshu).
En France, Arkema est implanté sur 26 sites, dont Villers-Saint-Paul pour la fabrication de résines destinées à l'exportation, le centre de recherche et développement pour adhésifs de Venette et celui de fabrication d'électrodes pour batteries de Serquigny.
A l'international, la répartition du chiffre d'affaires se présente de la manière suivante :
| Part du CA (%) |
Nombre d'usines | |
|---|---|---|
| Amérique du Nord | 34 | 44 |
| Europe | 33 | 65 |
| Asie et reste du monde | 33 | 45 |
Arkema est parrain du football féminin depuis 2019, avec le sponsoring de la coupe du monde de football féminine de 2019, puis du championnat de France féminin de football (également depuis 2019), rebaptisé "Arkema Première Ligue" et de l’équipe de France de football féminine (de 2022 à 2025).
Arkema est également le parrain de plusieurs athlètes dont Clara Mateo (qui est également salariée d’Arkema), Pauline Deroulède et Alexis Hanquiquant.
En 2025, le chiffre d'affaires d'Arkema s'élève à 9,1 milliards d'euros pour un résultat net (part du groupe) de 63 millions d'euros.
Elle compte 20 700 salariés (4 030 en Amérique du Nord, 10 900 en Europe, 4 650 en Asie, 1 120 dans le reste du monde), et est implantée sur 154 sites industriels dans 55 pays (44 en Amérique du Nord, 65 en Europe, 32 en Asie, 13 dans le reste du monde).
Elle compte également 17 centres de recherche et développement, activité qui a représenté 284 millions d'euros de dépenses en 2025.
| Nom | % |
|---|---|
| 7,95 | |
| 7,24 | |
| 6,22 | |
| 5,74 | |
| 3,72 | |
| 2,82 | |
| 2,32 | |
| 1,99 | |
| 1,42 | |
| 1,41 |
Arkema réserve une augmentation de capital à ses salariés tous les deux ans. Le montant des souscriptions de celle de 2024 s'est élevé à 62 millions d'euros, soit une augmentation de capital de 1,3%.
Le conseil d'administration d'Arkema est composé de quatorze membres en 2025,.
Le groupe est impliqué dans différentes procédures anciennes aux États-Unis et en Europe à propos de violation des règles du droit de la concurrence en matière d'ententes pour des pratiques antérieures à la création d'Arkema par les sociétés Elf Atochem et Atofina. Dès sa création en , Arkema a clairement réaffirmé sa condamnation des ententes illicites et son engagement pour l’instauration de relations commerciales dans le strict respect des règles de concurrence inscrites dans son Compliance Program.
En , le groupe Total est condamné par la Commission européenne à une amende de 219 millions d'euros, pour une entente illicite sur le prix du verre acrylique à laquelle a participé sa filiale Atofina (devenue Arkema en 2006) entre 1997 et 2002. Le groupe engage un recours auprès de la Cour de justice, qui tient compte du fait qu'Atofina soit devenue Arkema, entreprise juridiquement autonome : le montant de l'amende est recalculé en fonction du chiffre d'affaires de cette dernière. Arkema est ainsi condamné à une amende de 113 millions d'euros.
En , la Cour de justice de l'Union européenne confirme une autre amende d'un montant de 78,66 millions d'euros prononcée par la Commission européenne à l'encontre de Total et d'Arkema. Les deux groupes ont constitué une entente illicite sur le marché de la chimie, entre 1995 et décembre 2000.
En , Arkema est condamné avec sept autres producteurs de chlorate de sodium pour avoir pris part à une entente illicite sur les prix et les quantités entre 1994 et 2000. Le montant de son amende est majoré de 90 % car c'est la quatrième fois qu'Arkema est condamné pour des pratiques anticoncurrentielles. La commissaire européenne à la concurrence Neelie Kroes déclare : « Ces entreprises doivent apprendre à leurs dépens que la Commission infligera des amendes élevées chaque fois qu'elles abuseront leurs clients, et, en fin de compte, des consommateurs, en constituant une entente. ».
L'entreprise est accusée de polluer, depuis au moins 2020, les alentours de son site de Pierre-Bénite (Rhône) et de déverser des polluants dans le Rhône. Lors des premières révélations, les autorités de la Métropole de Lyon ainsi que les services de l’État assurent la commune de Pierre-Bénite de l'absence de danger pour les habitants résidant à proximité de la Vallée de la chimie. En , à la suite de nouvelles révélations de l’émission Envoyé spécial, le maire de Pierre-Bénite, Jérôme Moroge, annonce déposer une plainte pour mise en danger de la vie d’autrui.
En , des analyses de l'eau du Rhône confirment le rejet par l'usine d'Arkema d'entre 200 et 340 kg par mois de 6:2 FTS (acide 2-(perflurohexyl)ethane-1- sulfonique) directement dans le fleuve, ainsi que des traces importantes de composés PFAS plus anciens,.
En 2023, Arkema est attaquée en justice par dix associations et trente-sept riverains de l’usine de Pierre-Bénite, défendus notamment par l'avocate Louise Tschanz. En , environ 300 militants écologistes s'introduisent dans l'usine afin de dénoncer cette pollution aux perfluorés.
À l'issue d'une campagne de testing initiée par le gouvernement français et menée à l'hiver 2018, Arkema est soupçonnée de discrimination à l'embauche envers le candidat « présumé maghrébin ». Critiquant la méthodologie de l'enquête, l'entreprise est cependant convoquée en à une journée de formation au secrétariat d'État à l'égalité entre les femmes et les hommes.