Caféier

Coffea

Coffea
Description de cette image, également commentée ci-après
Coffea arabica.
Classification
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Gentianales
Famille Rubiaceae
Sous-famille Dialypetalanthoideae
Tribu Coffeeae

Genre

Coffea
L., 1753

Les Caféiers (Coffea L.) sont un genre de plantes à fleurs de la famille des Rubiacées, qui comprend plus de 130 espèces d'arbres ou d'arbustes originaires des régions tropicales d'Afrique ou d'Asie.

Certaines de ces espèces sont cultivées pour leurs graines, qui donnent après torréfaction le café, une boisson aujourd'hui universellement consommée. Deux espèces sont plus particulièrement cultivées, Coffea arabica et Coffea canephora (et dans une moindre mesure Coffea liberica).

Histoire de la nomenclature

Les premières descriptions du caféier par des Européens sont le fait des botanistes suivants :

Description

Le caféier d'Arabie ou caféier commun (Coffea arabica) est un petit arbre de moins de 9 m de haut, qui apprécie l'ombre d'arbres plus grands. Dans les plantations, il est taillé entre 2 et 3 mètres.

Les feuilles persistantes, d'un vert brillant, de forme elliptiques ont un pétiole court.

Les fleurs blanches, suaves, sont groupées en glomérules de 3 à 7 à l'aisselle des feuilles. Leur corolle gamopétale est en forme de tube à 4 ou 5 lobes.

Les fruits sont des drupes, appelées « cerises », de couleur rouge vif ou violette à maturité, dont la pulpe est sucrée. Elles contiennent deux graines, placées face à face, à la forme caractéristique des grains de café.

Le caféier robusta (Coffea canephora) est très voisin du précédent.

Principales espèces

Article détaillé : Liste de variétés de caféier.

Plusieurs des 130 espèces du genre Coffea sont propres à donner la boisson, mais C. arabica est la plus appréciée. Les autres espèces — surtout C. canephora (robusta) — sont cultivées sur des terrains impropres à l'arabica. Le robusta, moins coûteux et plus facile à cultiver que l'arabica, est surtout utilisé pour la production de café instantané. La culture de C. stenophylla, au goût aussi raffiné que les meilleurs arabicas et adapté à des températures annuelles moyennes plus hautes (25 °C au lieu de 19), est envisagée comme un substitut possible en réponse au réchauffement climatique.

Distribution

Répartition géographique des différentes cultures :
r : robusta, a : arabica, m : robusta & arabica.

L'arabica est originaire de l'Afrique de l'Est : de l'Éthiopie, précisément de la province du Kaffa, et puis du Soudan, et du Kenya. Seule espèce de caféier cultivé jusqu'en 1865, il est largement répandu dans les régions tropicales, notamment en Amérique centrale et en Amérique du Sud (Brésil, Colombie).

Le robusta est originaire de l'Afrique tropicale centrale et occidentale : République démocratique du Congo, Angola, Côte d'Ivoire, Bénin, Nigeria, Cameroun. Il a été largement introduit en Amérique et en Asie tropicale.

C'est Antoine de Jussieu qui, en 1720, fait introduire le café dans les Antilles.

Température

Les caféiers n'arrivent pas à se développer à des températures inférieures à 10 ou 12 degrés, et ne supportent pas non plus celles supérieures à 30 - 35 degrés. Ce sont des plantes qui n'apprécient ni l'hiver ni la sécheresse, et préfèrent les climats subtropicaux.

Culture

Articles détaillés : Caféiculture et Caféière.
Le caféier joue depuis 200 ans un rôle économique important, non sans impacts écopaysagers : ici une plantation de caféiers en Australie vers 1900, dans une clairière gagnée sur la forêt primaire à Kuranda, dans le Queensland.

Le caféier commun (arabica) préfère les terres tropicales en moyenne altitude (200 à 2 000 mètres d'altitude) où il trouve la température pas trop élevée et l'eau qui lui convient. Son aire de culture s'étend de part et d'autre de l'équateur du 28e degré de latitude nord au 28e degré de latitude sud, mais il donne les meilleurs résultats dans les zones intertropicales les moins chaudes. Le caféier robusta aime plus de chaleur et demande moins d'eau, mais supporte assez mal les périodes de sécheresse et croît mieux en basse altitude dans des régions tropicales chaudes et humides. L'arabusta, qui est un hybride entre l'arabica et le robusta est assez peu cultivé. Il peut se cultiver en basse altitude comme le robusta. L'espèce Coffea liberica a aussi été cultivée et appréciée, mais sa culture s'est effondrée à la suite de l'expansion d'une maladie causée par un champignon. Cette culture reprend en 2025, demandant encore moins d'eau que le robusta ; elle est cependant exigeante en main d'œuvre, les grains de café poussant en hauteur.

Les caféiers cultivés ont beaucoup de parasites et de ravageurs. Le plus redoutable est un champignon phytopathogène, Hemileia vastatrix de la famille des Urédinées, qui provoque la rouille du caféier. Le robusta est plus résistant à cette maladie que l'arabica. Des insectes attaquent les feuilles, les fruits et les tiges du caféier. Le caféier est sensible à l'alternance biennale, en particulier l'arabica.

Histoire

Article détaillé : Histoire de la caféiculture.

Ce sont les Arabes qui ont les premiers utilisé le café comme boisson tonique. Sa diffusion est initialement liée à l'expansion de l'Islam. Quelques jalons dans la diffusion de la culture du caféier :

Génétique

Plante de café

Le séquençage génétique et décryptage du génome du caféier Coffea canephora (700 Mpb), qui produit le café Robusta a été entamé par le Genoscope d'Evry par le CIRAD et l'IRD, il a été choisi en raison d'un génome plus simple que celui des autres espèces et alors que cette plante a aussi fait l'objet de recherche en termes de marqueurs microsatellites.

Les premiers résultats ont été publiés dans la revue Science, le ,.

Économie

Les grains de café sont utilisés pour obtenir la boisson du même nom. À cette fin, la récolte mondiale de café vert s'élève à environ 7,4 millions de tonnes (selon les statistiques de l'FAO, 2002).

Les feuilles du caféier sont aussi utilisées traditionnellement en infusion.

Bibliographie

Voir aussi

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Références

  1. ↑ Claire Doré, F. Varoquaux, Histoire et amélioration de cinquante plantes cultivées, Éditions Quae, (lire en ligne), p. 163-181
  2. ↑ Michelle Jeanguyot, Martine Séguier-Guis, Daniel Duris, Terres de café, Montpellier/Paris, Magellan & Cie, , 141 p. (ISBN 2-914330-36-7)
  3. ↑ Plantes d’Égypte, 2007, par Prosper Alpin, 1581-1584. IFAO, 2e édition, traduit du latin par le P. de Fenoyl, (ISBN 978-2-7247-0456-3)
  4. ↑ (en) Aaron P Davis, Delphine Mieulet, Justin Moat, Daniel Sarmu et Jeremy Philip Haggar, « Arabica-like flavour in a heat-tolerant wild coffee species », Nature Plants (en), vol. 7, no 4,‎ , p. 413-418 (DOI 10.1038/s41477-021-00891-4).
  5. 1 2 Frida Garza, « Pourquoi l'expresso va flamber », Courrier international, no 1817,‎ 28 août-3 septembre 2025, p. 34-35, traduction partielle d'un article paru le 29 juillet 2025 dans Grist.
  6. ↑ Cirad, « Le génome du caféier est séquencé - CIRAD », sur www.cirad.fr (consulté le )
  7. ↑ Source : Revue Biofutur no 308, mars 2010, p 7
  8. ↑ mise sur le marché d’une infusion de feuilles du caféier Coffea arabica L. et/ou Coffea canephora Pierre ex A. Froehner en tant qu’aliment traditionnel en provenance d’un pays tiers