Collection Campana

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Collection Campana
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Giampietro Campana.

La collection Campana est une collection d'œuvres d'art et d'archéologie, principalement originaires d'Italie, rassemblée au XIXe siècle par le marquis Giampietro Campana. Elle a été mise en vente et dispersée entre différents musée d'Europe à partir de 1857.

Constitution et dispersion

La collection de Giampietro Campana Di Cavelli est constituée à Rome durant la première moitié du XIXe siècle. C'est la plus extraordinaire collection privée d’œuvres d'art et d'antiques de l'époque. Elle est exposée dans les différentes villas appartenant au marquis de Campana à Rome et dès 1838 elle est fameuse dans toute l'Europe pour être « la collection particulière la plus riche et la plus variée » . Le pape Pie IX lui-même visite la collection en 1846.

Le sarcophage des époux, musée du Louvre, DAGER, Cp 5194.

Les œuvres sont principalement des tableaux et sculptures de la renaissance italienne, une collection de céramiques grecques et étrusques et un ensemble de bijoux antiques. L'originalité de la collection d'antique réside dans l'origine des objets. En effet, Giampetro Campana commandite lui-même des fouilles à Rome et en Étrurie. La collection est ainsi très hétérogène avec des objets d'un intérêt de premier plan qui côtoient des artefacts plus ordinaires, voire faux, destinés à être vendus ou échangés. Ainsi les terres cuites bénéficient des restaurations parfois très invasives des frères Pietro et Enrico Penelli. Ces derniers étaient déjà célèbres du vivant de Giampetro Campana pour leurs reconstitutions de terres cuites antiques. Salomon Reinach écrit ainsi : « que les procédés de restauration adoptés dans les ateliers de Campana ne s’embarrassaient pas de scrupules exagérés et que les restaurateurs employés par le marquis, Pennelli et d’autres, opéraient quelquefois par ordre, à la façon des faussaires ».

Dans le but de vendre sa collection, il a rédigé un catalogue en 1857 pour la présenter. Il l'a répartie en douze ensembles ou classes :

I- Vasi dipinti etruschi e italo-greci,
II- Bronzi etruschi e romani,
III- Ori, argenti, glittica etrusca e romana,
Serie de monete in oro del romano impero da Augusto agli imperatori bizantini e saggio di monete d'oro consolari
IV- Opere in plastica o terrecotte etrusche e greche-romane e sculture etrusche in alabastri e pietre indigene,
V- Vetri etruschi, romani e fenicî,
VI- Dipinti etruschi antichissimi di Cere ed affreschi grechi e romani,
VII- Scultura greco-romana,
VIII- Opere del risorgimento della pittura in Italia dall'epoca delle scuole bizantine fino a Raffaello,
IX- Opere de' principali maestri e capiscuola della pittura italiana dai primordî del 1500 fin quasi al 1650,
X- Gabinetto de pitture in majolica dei piu' celebri artefici d'Italia del secolo XV al XVI,
XI- Sculture in majolica di Luca della Robbia e suoi contemporanei, ed un saggio di lavori di bassorilievo in marmo del Donatello e di Michel' Angelo,
XII- Oggetti diversi di curiosita' e di erudizione, etruschi e romani.

Les titres donnés aux différents ensembles composant sa collection montrent sa volonté de donner une vision aussi complète que possible, non seulement de l'art, mais aussi de la vie quotidienne dans l'Antiquité en Italie. Pour sa collection de bronzes il s'est intéressé aux armes, aux statuettes et aux ustensiles du quotidien, passant des plus belles productions plastiques aux détails les plus humbles de la vie domestique. Pour les sections VIII et IX, il a réuni plus de 600 tableaux de peinture italienne depuis ses origines jusqu'à 1700.

Pour payer l'achat d'une villa à Florence, Ottavio Gigli a confié une partie de sa collection d'œuvres d'art héritée de son père au marquis Campana qu'il avait enrichie de sculptures pour constituer un musée de sculptures du Risorgimento. Cette partie de sa collection a été impliquée dans les opérations financières du marquis Campana dans le Monte di Pietà de Rome et a été saisie avec celle du marquis.

Dès 1854, des problèmes financiers menacent le marquis Campana, qui envisage de vendre sa collection au gouvernement britannique pour une somme estimée à 60 000 livres sterling. À la suite de malversations, Campana est arrêté et voit sa collection saisie et mise en vente en 1857. En effet les autorités pontificales accusent le marquis de Campana de péculat et le condamnent à passer 20 ans aux galères avant de voir sa condamnation commuée en banissement, moyennant la cession de sa collection à l'État pontifical.

La collection est dispersée entre la Russie, la Grande-Bretagne et la France. On retrouve ainsi au South Kensington museum (aujourd'hui le Victoria and Albert museum) 84 majoliques et sculptures de la Renaissance italienne dès décembre 1860. Le tsar de Russie, Alexandre II, achète, lui, 777 antiques dont 519 vases. Une vaste majorité de ces objets est aujourd'hui conservée au musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg.

Léon Heuzey souligne, en 1858, l'urgence qu'il y a pour l'État français d'acheter cette collection. En 1859, Jean-Victor Schnetz, directeur de l'Académie de France à Rome, écrit à Napoléon III pour le persuader d'acheter la collection Campana, insistant sur « l'heureuse influence qu'auraient sur les arts et même pour l'industrie la vue et l'étude d'aussi beaux modèles ». Informé de l'achat d'une partie de la collection par la Russie, Napoléon III décide de faire l'acquisition de la collection. Léon Renier, épigraphiste, proche d'Hortense et Sébastien Cornu, mène la négociation, sans intervention du musée du Louvre qui est tenu à l'écart. La collection est achetée en mars 1861, comprenant 11 835 objets, moyennant la somme de 4 800 000 francs. Parmi ceux-ci on compte 10 295 antiques dont le sarcophage des époux, la plus importante collection de vases grecs connue jusqu'alors ainsi que 646 tableaux dont des chefs-d'œuvre comme La Bataille de San Romano de Paolo Uccello, des sculptures et des objets d'art.

L'achat de la collection va créer une polémique entre ceux qui voulaient qu'elle reste un ensemble unique dans le Musée Napoléon III qui serait le musée des arts industriels à l'image de ce qui existait à Londres au musée du South Kensington, et leurs opposants qui demandaient que la collection soit attribuée au musée du Louvre et répartie entre les différents départements du musée.

Musée du Louvre

Article détaillé : Musée du Louvre.
Vitrine d'exposition présentant la collection Campana et son histoire au sein du département des Antiquités grecques, étrusques et romaines du Musée du Louvre (salle 661), 2026.

Une partie de la collection est exposée à la maison pompéienne construite sous la direction de Nicolas Normand pour le prince Bonaparte. Mais rapidement après son acquisition, l'ensemble se retrouve entre les murs du palais de l'Industrie dans ce qui est le musée Napoléon III inauguré le 1er mai 1862, le même jour que l'Exposition universelle de Londres. Ce musée est éphémère et dès le 12 juillet 1862 un décret ordonne la fermeture de celui-ci et le transfert des objets au musée du Louvre. Ce dernier est par ailleurs autorisé à céder les artefacts qu'il possède en double ou qu'il juge inutiles à d'autres musées en région. C'est ainsi qu'aujourd'hui de très nombreux musées en région possèdent des éléments de cette collection.

C'est véritablement l'acquisition par Napoléon III de la collection Campana qui va permettre au musée du Louvre de faire un bond en avant, à la fois qualitatif et quantitatif, dans la compétition que se livrent les grands musées européens.

Liste d'œuvres du musée du Louvre provenant de la collection Campana
Illustration Titre Artiste Origine géographique Date Technique/matériaux Dimensions Numéro d'inventaire Département
Alexandre le Grand, roi de Macédoine (336-353 av. J.-C.), copie romaine d'un portrait de bronze d'Alexandre nu brandissant une lanceinconnuD'après Lysippe (né à Sicyone, Péloponnèse, Grèce ; actif vers 370-300 av. J.-C.)vers 130 apr. J.-C.marbreH. 62 cmCp 6430département des Antiquités grecques, étrusques et romaines
Saint François d'Assise (1182-1226),inconnuRome (Italie)vers 1225-1250bois, fond d'orH. 95 cm ; l. 39 cmRF 975département des peintures
Saint Jacques de la Marche (1391-1496)Carlo CrivelliItalie1477huile sur boisH. 198 cm ; l. 64 cmMI 290département des peintures
Plat d'apparat : Bella donnainconnuDeruta, Italievers 1500-1530faïence lustréediam. 24 cmOA 1463département des objets d'art
La Vierge assise tenant l'Enfant sur les genoux et entourée de deux anges volantsAntonio RossellinoXVe sièclestuc polychromeH. 69,5 cm ; l. 53,5 cm ; pr. 8,5 cmCamp 16département des sculptures
Les Grimpeursattribué au peintre du bassin d'ApollonUrbino ou Gubbio, lustré à Gubbio dans l'atelier de Maestro Giorgio Andreoli en 15311531assiette, faience lustréeH. 3,5 cm ; diam. 26 cmOA 1538département des objets d'art
Scènes de l'histoire de Virginie : Appius Claudius fait arrêter Virginie ; Le Décemvir condamne Virginie à l'esclavage ; Virginie tuée par Virginuis,Filippino Lippivers 1478-1480panneau provenant d'un coffre de mariage ? boisH. 45 cm ; l. 126,5 cmMI 501département des peintures
Buste d'homme lauréprobablement fait et lustré dans l'atelier de Giorgio AndreoliGubbio1530assiette, faience lustréeH. 2,5 cm ; diam. 23,5 cmOA 1543département des objets d'art
La Vierge et l'Enfant entre deux anges musiciensinconnuRomagnevers 1470 ?boisH. 64,5 cm ; l. 41,7 cmMI 539département des peintures
Le Jugement de Pârisatelier FontanaUrbinovers 1540-1550plat, faïenceH. 4 cm ; diam. 45,5 cmOA 1857département des objets d'art
Vénus et trois puttiSandro Botticelli et atelierFlorence1510boisH. 85 cm ; l. 219 cmMI 546département des peintures
Combat de tritonsinconnuBolognefin du XVe sièclerelief, terre cuiteH. 38 cm ; l. 57,8 cm ; pr. 7,5 cmCamp 84département des sculptures
Assiette à décor de trophées et de chimèreinconnuduché d'Urbinovers 1540faïenceH. 3 cm ; diam. 24 cmOA 1788département des objets d'art
Pilastres à décor de candélabresinconnuItalie du Norddébut du XVIe sièclepierre (bordures refaites)H. 207 cm ; l. 27,8 cm ; pr. 12 cm
H. 206,5 cm ; l. 27,8 cm ; pr. 12 cm
Camp 85 A
Camp 85 B
département des objets d'art
Carreaux de pavement à décor de grotesques,inconnuSienne1509Deux carreaux à fond jaune : H. 19 et 19,3 cm ; l. 19,5 et 19,3 cm ; pr. 2 cm
Deux carreaux à fond noir : H. 20,5 cm ; l. 13,5 cm ; pr. 1,8 cm
Carreau carré à fond jaune : l. 13,8 cm ; pr. 2,2 cm
OA 1636
OA 1637
OA 1641
OA 1643
OA 1644
département des objets d'art

Deux têtes de séraphinsAndrea della RobbiaFlorencevers 1494-1519terre cuite émailléeH. 33,5 cm ; pr. 11 cm
H. 33,5 cm ; pr. 11,5 cm
Camp 65 A
Camp 65 B
département des sculptures
Vase à deux ansesinconnuDeruta (Ombrie)1re moitié du XVIe sièclefaïence lustréeH. 26,3 cm ; l. 25 cmOA 1879département des objets d'art
Plat d'apparat « Bella Donna »inconnuDeruta (Ombrie)début du XVIe sièclefaïence lustréeH. 4,5 cm ; diam. 32,8 cmOA 1704département des objets d'art
Assiette à cuvette profonde, décorée d'un putto tenant une épée ensanglantée et une tête coupéeinconnuGubbio (Ombrie)vers 1525-1535faïence lustréeH. 4 cm ; diam. 24,5 cmOA 1532département des objets d'art
Coupe à décor moulé figurant la Vierge à l'EnfantinconnuGubbio (Ombrie)vers 1530-1540faïence lustréeH. 6 cm ; diam. 21,5 cmOA 1474département des objets d'art
  1. ↑ H. : hauteur, l. : largeur, ép. : épaisseur, pr. : profondeur, diam. : diamètre.

Musée du Petit Palais à Avignon

Article détaillé : Musée du Petit Palais (Avignon).
La Sainte Conversation de Vittore Carpaccio, Avignon, musée du Petit Palais, MI 548.

Le musée du Petit Palais à Avignon possède 326 peintures de primitifs italiens provenant de la collection Campana. Ces tableaux étaient auparavant dispersés dans de nombreux musées de région et ont été rassemblés au musée du Petit Palais dans le cadre d'un projet de regroupement de la collection initié en 1953. Les musées où étaient conservés ces œuvres avant le regroupement ont reçu d'autres tableaux en dépôt du musée du Louvre pour compléter leurs collections. Par exemple, des toiles d'Ingres à Toulouse. La ville d'Avignon a été choisie pour accueillir la collection Campana en raison de son histoire comme siège (temporaire) de la papauté.

Il n'y a malheureusement que peu de renseignements sur la manière dont le marquis de Campana a constitué sa collection de peintures. On y retrouve toutefois un certain nombre de tableaux provenant de la collection du cardinal Fesch, par exemple la Sainte Conversation de Vittore Carpaccio.

Musée des Beaux-Arts de Caen

En 1863 et 1872, l'État met en dépôt six oeuvres provenant de la collection Campana au musée des Beaux-Arts de Caen.

Auteur de l'œuvreNom de l'œuvreDateTypeDimension (en cm)Image
Pier Francesco CittadiniPortrait de femme (ou Autoportrait d'Elisabetta Sirani)Huile sur toile115,5 x 91,2
Jan van den HoeckeJésus couronné d'épinesHuile sur bois (chêne)57 x 43,5
Anonyme (d'après Léonard de Vinci)La Vierge aux Rochers (face) et Paysage (revers)Huile sur bois (chêne)62 x 45,8
Pietro LiberiVénus, les Grâces et les AmoursHuile sur toile150 x 201
Théodore PoulakisSaint ThéodoreHuile sur bois (sapin)45 x 33,5
Théodore PoulakisSaint DémétriusHuile sur bois45 x 34,5

Notes et références

  1. ↑ Ludovic Vitet, Revue des deux mondes, septembre 1862
  2. 1 2 3 4 5 Laurens, Annie France et Pomian Krzysztof, L'anticomanie : la collection d'antiquités aux 18e et 19e siècles, Paris, Ecole des hautes études en sciences sociales, , 351 p. (ISBN 2-7132-0987-0, OCLC 29360404, lire en ligne), p. 125
  3. ↑ Salomon Reinach, Revue archéologique, 1904, p. 179-200
  4. ↑ Giampietre Campana, Cataloghi, Proemio
  5. ↑ Arcangelo Michele Migliarini, Museo di Sculture del Risorgimento raccolto e posseduto da Ottavio Gigli, tipi di Felice Le Monnier, Firenze, 1859 (lire en ligne)
  6. ↑ Treccani, Dizionario Biografico degli Italiani : Gigli, Ottavio
  7. ↑ Un rêve d'Italie: la collection du marquis Campana, LienArt, (ISBN 978-2-35906-250-2 et 978-2-35031-638-3), pp. 39-40.
  8. 1 2 Encyclopædia Universalis, « Collection Campana », sur Encyclopædia Universalis (consulté le )
  9. ↑ Ève Gran-Aymarich, Les chercheurs du passé 1798-1945. Aux sources de l’archéologie, p. 167 (aperçu).
  10. ↑ Par ailleurs, Napoléon III avait une dette envers la famille Campana, car, en juillet 1851, la marquise Campana, née Emily Rowles, qu’il avait connue jeune fille à Chislehurst, lui avait prêté trente trois mille francs.
  11. ↑ La recherche au musée du Louvre en 2012, p. 121 [archive], site du musée du Louvre.
  12. ↑ Ève Gran-Aymarich, Les chercheurs du passé 1798-1945. Aux sources de l’archéologie, p. 175 (aperçu).
  13. ↑ « Musée du Petit Palais - Avignon », sur www.petit-palais.org (consulté le )
  14. ↑ Annexe de l'arrêté no 14-2007 du 5 avril 2007 portant transfert de propriété des biens appartenant à l'État pris en application des dispositions de l'article L.451-9 du code du Patrimoine, publié au Bulletin officiel du ministère de la Culture et de la communication, no 160, p. 81-84, [lire en ligne] [PDF].
  1. ↑ Louvre-Lens, le guide 2013, p. 100
  2. ↑ Louvre-Lens, le guide 2013, p. 164
  3. ↑ Louvre-Lens, le guide 2013, p. 165
  4. ↑ Louvre-Lens, le guide 2013, p. 192
  5. ↑ Louvre-Lens, le guide 2013, p. 201
  1. ↑ Renaissance, Révolutions dans les arts, 1400-1530, p. 27
  2. ↑ Renaissance, Révolutions dans les arts, 1400-1530, p. 77
  3. ↑ Renaissance, Révolutions dans les arts, 1400-1530, p. 176
  4. ↑ Renaissance, Révolutions dans les arts, 1400-1530, p. 177
  5. ↑ Renaissance, Révolutions dans les arts, 1400-1530, p. 213
  6. ↑ Renaissance, Révolutions dans les arts, 1400-1530, p. 220
  7. ↑ Renaissance, Révolutions dans les arts, 1400-1530, p. 227
  8. ↑ Renaissance, Révolutions dans les arts, 1400-1530, p. 228
  9. ↑ Renaissance, Révolutions dans les arts, 1400-1530, p. 238
  10. ↑ Renaissance, Révolutions dans les arts, 1400-1530, p. 264
  11. ↑ Renaissance, Révolutions dans les arts, 1400-1530, p. 269
  12. ↑ Renaissance, Révolutions dans les arts, 1400-1530, p. 270
  13. ↑ Renaissance, Révolutions dans les arts, 1400-1530, p. 271
  14. ↑ Renaissance, Révolutions dans les arts, 1400-1530, p. 296
  15. 1 2 Renaissance, Révolutions dans les arts, 1400-1530, p. 298
  16. 1 2 Renaissance, Révolutions dans les arts, 1400-1530, p. 299

Voir aussi

Bibliographie

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