Constantiniens

Arbre généalogique affichant l'ascendance présumée de Constance, ses épouses, ses fils, ses filles et ses petits-enfants sélectionnés.

La dynastie constantinienne est ainsi nommée d'après Constantin Ier, qui n'est pourtant pas le premier de cette famille à avoir régné. Le premier empereur de la dynastie, Constance Chlore, s'appelait Flavius Valerius Constantius. Son nom de famille ou gentilice Flavius explique que les membres de la dynastie constantinienne sont parfois qualifiés de « seconds Flaviens ».

La dynastie a prétendu descendre de l'empereur du IIIe siècle Claude le Gothique et, succédant à la Tétrarchie, elle a dirigé l'Empire romain pendant la première moitié du IVe siècle, soit de 305 à 364.

Membres de la dynastie constantinienne

Constantin II, Constance II et Constant, tous trois frères porphyrogénètes, se sont partagé l'empire et ont régné conjointement. Mais Constance, après la mort des deux autres, récupéra leurs domaines.

On peut encore inclure dans la dynastie Procope, cousin de Julien, qui revendiquait en outre un lien avec Constance (il avait pris sous sa protection sa dernière épouse et sa fille) et qui tenta une usurpation contre Valens.

Origine de la dynastie constantinienne

Constance Chlore est présenté par certains comme le parent de l'empereur Claude II,. Toutefois, cette parenté prestigieuse n'est citée qu'à partir de 310 par la propagande de Constantin, et nullement du temps de Constance. Pour tourner l'incompatibilité entre les gentilices - Claude II était un Aurelius tandis que Constance et Constantin étaient des Flavii - la parenté dut être présentée par l'intermédiaire d'une femme, nièce de Claude II.

Notes et références

  1. ↑ Par exemple, Jerphagnon 2002, p. 579
  2. ↑ Chausson 2007
  3. ↑ Vincent Puech, Constantin, le premier empereur chrétien, éd. Ellipses, p. 23-25.
  4. 1 2 Commentaires d'André Chastagnol à l'Histoire Auguste, Robert Laffont, coll. « Bouquins », 1994, (ISBN 2-221-05734-1), p. 920-921
  5. ↑ Anonymus Valesianus I, 2
  6. ↑ Histoire Auguste, Vie du divin Claude, X et XIII

Voir aussi

Bibliographie

  • Lucien Jerphagnon, Histoire de la Rome antique, Paris, Tallandier, 2002 (4e édition, revue et augmentée), 620 p. (ISBN 978-2-847-34026-6), chap. XIV (« Une autre Rome : la dynastie constantinienne »), p. 487-533 ; 579
  • François Chausson, Stemmata aurea : Constantin, Justine, Théodose. Revendications généalogiques et idéologie impériale au IVe siècle ap. J.-C, Rome, « L’Erma » di Bretschneider, , 301 p. (ISBN 8-882-65393-5, présentation en ligne)

Articles connexes