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Cornelis Massijs |
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Corneille ou Cornelis Metsys, né à Anvers en 1510 ou 1511 et mort en 1556 ou 1557, est un dessinateur, graveur et peintre de la renaissance flamande originaire des Pays-Bas bouguignons.
Son style évoque celui de Joachim Patinier qui, à plusieurs reprises, travailla en collaboration avec son père.
Corneille Metsys, né à Anvers en 1510 ou 1511 et mort en 1556 ou 1557, est le fils du célèbre peintre Quentin Metsys et le frère de Jan Metsys, également peintre. Il est le second fils issu du deuxième mariage de Quentin Metsys avec Catherine Heyns.
Il fait son apprentissage de peintre auprès de son père en compagnie de son frère Jan.
Peintre d'histoire spécialisé dans le paysage comme Joachim Patinier dont il est un des continuateurs, il s'initie à la gravure sur cuivre au burin vers 1527.
Peu après la mort de son père entre 1531 et 1532, il est reçu encore mineur franc-maître à la guilde de Saint-Luc d'Anvers.
Il signe habituellement ses œuvres d'un monogramme : COR.MET. de 1537 à 1539, CME de 1539 à 1543 et CMA de 1544 à 1556 (ill. A)lus tard, il fréquente en compagnie de son frère Jan les libres-penseurs de la secte libertine des loïstes dirigée par Eligius Pruystinck (en) dit Loys de Schaliedecker. Ce dernier est arrêté en 1544, ce qui provoque la fuite des frères Metsys à l'étranger. Condamnés par contumace, ils sont bannis du Brabant et leurs biens confisqués sont vendus aux enchères publiques. Corneille reste à l'étranger, où il meurt en 1556-1557 à l'âge de 45 ans.
Le premier catalogue de l'œuvre gravée de Corneille Metsys est redirigé par Bartsch en 1808, puis complété par plusieurs auteurs. Van den Branden donne en 1883 une version presque définitive à sa biographie. C'est, selon Van der Stock, le graveur sur cuivre d'Anvers le plus représentatif de la seconde génération, celle qui suit celle du Maître S.
On connaît 109 estampes monogrammées de Corneille Metsys :
Dans le premier groupe figure quelques copies, comme La Pêche miraculeuse (ill. G1a) exécutée librement d'après un carton de Raphaël aujourd'hui conservé au Victoria and Albert Museum de Londres (ill. G1b). C'est probablement à Bruxelles, dans l'atelier de Pieter van Aelst qui était chargé de réaliser des tapisseries commandées en 1515 par le pape Léon X et destinées à orner la chapelle Sixtine, que Corneille Metsys a vu son modèle.
| a. Corneille Metsys, copie d'après Raphaël, vers 1538, signée : RAPH.[AEL] INVE[NIT]/COR.MET. | b. Raphaël, carton de tapisserie, Victoria and Albert Museum, Londres. |
On trouve également des scènes de genre comme le Couple d'estropiés (ill. G2), les Estropiés musiciens et des Paysans dansant, mais aussi des estampes d'histoire tirées de l'ancien testament comme David présentant la tête de Goliath.
Peu nombreuses, les estampes du second groupe, monogrammé « CME », comprennent notamment l'allégorie Caritas (ill. G3).
Dans le troisième groupe, monogrammé « CMA », on trouve des portraits comme celui d'Henri VIII, roi d'Angleterre (ill. G4), la série de L'histoire de Samson dont est tirée l'estampe intitulée Samson tue le lion à mains nues (ill. G5), des grotesques, une Betsabée au bain (ill. G6), ainsi que l'estampe de la Parabole des aveugles (ill. G7b) qui est considérée comme l'une des plus importantes de Corneille Metsys. En effet, elle constitue un lien entre la version de Bosch (ill. G7a) et celle de Brueghel (ill. G7c) qui illustrent la parabole du Christ : « Laissez-les, ce sont des aveugles qui conduisent des aveugles ; si un aveugle conduit un aveugle, ils tomberont tous deux dans une fosse. » (Matthieu 15:14).
| a. Jérôme Cock (c. 1561) d'après Jérôme Bosch. | b. Cornelis Metsys, vers 1545. | c. Pieter Brueghel, 1568. |