Corps causal

Le corps causal d’un Arhat, illustration issue du livre "L'homme visible et invisible : exemples de différents types d'hommes tels qu'ils peuvent être observés par un clairvoyant exercé"

Le corps causal serait, pour certains occultistes et auteurs ésotérisants réincarnationnistes modernes, un corps suprasensible ou subtil, qui recueillant les fruits karmiques d'une existence, en conserve comme une quintessence laquelle sera la cause déterminant les forces disponibles dans l'incarnation suivante, notamment pour l'organisation de ses différents corps.


Définition

Pour Arthur Powell, qui résume l'enseignement des théosophistes (Ledbeater, Annie Besant), « le manomaya-kosha [corps mental] recueille et élabore, alors que le vijñâmaya-kosha [corps causal] ordonne et discerne... Alors que le mental inférieur [corps mental] repose entièrement sur des images mentales construites par les sens, qu'il raisonne autour d'objets uniquement concrets et qu'il traite d'attributs différenciant un objet d'un autre, l'Ego [le corps causal], en revanche, utilisant la conscience causale et ayant appris à distinguer clairement les différents objets et leurs différences, commence à les regrouper selon quelques attributs communs qui apparaissent en un certain nombre d'objets divers, et forme un lien entre eux... Il développe le pouvoir de reconnaître l'identité et la diversité.»

Synonymes selon Pierre A. Riffard : « corps égoïque », « corps karmique », « corps mental supérieur », Ego, « manas supérieur » (selon le théosophisme), « esprit humain » (chez Max Heindel), Moi supérieur (Rudolf Steiner, « soi fait de connaissance », vijñâmaya-kosha (en sanskrit, enveloppe faite d'intellect, gaine de conscience, dans le Védânta), troisième et dernière composante du linga-sharîra ("corps-signe").

Historique de la notion

Idées

Plusieurs auteurs, dont Franz Bardon, rapprochent « corps causal » et « ange gardien ».

Selon Omraam Mikhaël Aïvanhov, les émanations des corps causal, bouddhique et atmique « forment le corps de gloire dont saint Paul fait mention dans ses Épîtres [I Corinthiens, 15:43]. Le corps de gloire, comme l'aura, est une émanation de l'être humain, mais, alors que l'aura reflète aussi bien les défauts que les qualités de l'homme, le corps de gloire est l'expression de la vie spirituelle la plus intense. »

Bibliographie

Notes et références

  1. ↑ P. A. Riffard, Nouveau dictionnaire de l'ésotérisme, Payot, 2008, p. 70.
  2. ↑ Christian Jacq, La sagesse égyptienne (1981), Pocket, 1997, p. 141.
  3. ↑ Valéry Sanfo, Les corps subtils, trad., Paris, De Vecchi, 2008, p. 106.
  4. ↑ La théorie des enveloppes ou fourreaux se trouve dans la Taittiriya Upanishad
  5. ↑ Bailey Alice, Lettre sur la méditation occulte, p. 46
  6. ↑ Coquet Michel, Le yoga du feu, p. 47
  7. ↑ Rudolf Steiner, Connaissance du Christ, GA 100, conférence donnée à Cassel le 18 juin 1907, Éditions Anthroposophiques Romandes, Genève, 1990.
  8. ↑ Omraam Mikhaël Aïvanhov, L'aura, in « Vous êtes des dieux », Éditions Prosveta, Fréjus, 1997, p. 391)

Voir aussi

Articles connexes