| Député XXVIIe législature du royaume d'Italie | |
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| Député XXVIe législature du royaume d'Italie | |
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Corso Bovio, né le 1er décembre 1880 à Naples et mort en 1958, est un avocat et homme politique socialiste italien.
Né à Naples, il était le fils de Giovanni Bovio et le frère du poète Libero Bovio. Son père lui donna le nom de Corso en hommage à la Corse, qui avait été soumise par la France.
Il était franc-maçon, avocat et journaliste. Déjà socialiste élu à la Chambre des députés en 1921 et 1924, il fut expulsé du parti le 12 septembre 1925 pour avoir rejoint le fascisme, bien qu'il soit resté au Parlement jusqu'à la fin de la législature, en 1929.
La carrière politique de Corso Bovio, définie comme « un type curieux d'amphibien invertébré », a été résumé par Antonio Gramsci dans un article de l'Unità du 13 septembre 1925 :
« « […] Au début de la guerre, il fut neutraliste absolu. Puis il eut des scrupules et passa avec les turatiens. Ensuite, il quitta le Parti et devint interventionniste. Une fois la guerre terminée, il fut candidat avec les démocrates […] Puis il devint communiste électoraliste […] et pendant quelque temps il milita à l’extrême gauche du PSI […] au congrès de Milan (1923), il fut parmi ceux qui défendirent l’expulsion des partisans de la Troisième Internationale […] Nenni et ses complices l’élurent collaborateur fixe du journal maximaliste […] en écrivant des rébus mythologiques et des âneries politiques […] Maintenant, ce petit clown plante la baraque de l’Avanti! et s’en va avec les fascistes […] » »
— A. Gramsci, Quaderni del carcere, vol. IV, 2007, p. 2659-2660.