| Couze Chambon Couze de Chaudefour | |
La Couze Chambon à Champeix. | |
| Caractéristiques | |
|---|---|
| Longueur | 39,72 km |
| Bassin | 195 km2 |
| Bassin collecteur | Loire |
| Débit moyen | 2,59 m3/s (Montaigut-le-Blanc) |
| Nombre de Strahler | 4 |
| Régime | pluvio-nival |
| Cours | |
| Source | Chambon-sur-Lac |
| · Localisation | entre le puy de Cacadogne et la dent de la Rancune |
| · Altitude | 1 565 m |
| · Coordonnées | 45° 32′ 09″ N, 2° 49′ 59″ E |
| Confluence | Allier |
| · Localisation | Coudes |
| · Altitude | 348 m |
| · Coordonnées | 45° 36′ 53″ N, 3° 12′ 39″ E |
| Géographie | |
| Pays traversés | |
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Département | Puy-de-Dôme |
| Sources : Sandre, Géoportail, Banque Hydro | |
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La Couze Chambon, ou Couze de Chaudefour dans sa partie amont, est une rivière du centre de la France. C'est un affluent de rive gauche de l'Allier et un sous-affluent de la Loire.
Le nom de la Couze provient de la racine hydronymique pré-celtique Cosa*.
Couze est un mot auvergnat pouvant être traduit par torrent.
La Couze de Chaudefour prend sa source à 1 565 mètres d'altitude dans le département du Puy-de-Dôme, dans les monts Dore, sur les pentes orientales du puy de Cacadogne, dans la réserve naturelle nationale de la vallée de Chaudefour. Elle passe sous la route départementale (RD) 36 puis sous la RD 637. Elle borde le bourg de Chambon-sur-Lac où elle reçoit sur sa gauche le ruisseau du Bois de Benne, également appelé la Couze de Surains. Moins d'un kilomètre et demi plus loin, elle se jette dans le lac Chambon à 875 mètres d'altitude.
Au sortir du lac, elle prend le nom de Couze Chambon, elle passe sous la RD 996, arrose le bourg de Murol où la RD 996 la franchit de nouveau. Elle est grossie en rive gauche par le ruisseau de Chadeyre, par la Planchette en rive droite et le Fredet en rive gauche. Peu après, au village de Saillant, elle chute d'une hauteur de sept mètres à la cascade de Saillant et passe sous la RD 622.Un kilomètre plus loin, le ruisseau du Treuil la rejoint en rive droite. Elle baigne ensuite le petit bourg de Verrières et entre dans une gorge étroite, passant sous la RD 978 et recevant en rive gauche le Quinsat, à côté du rocher des Trois Frères.
En sortant des gorges, elle arrose Montaigut-le-Blanc où elle est franchie par la RD 631 et reçoit presque aussitôt en rive gauche le ruisseau de la Rodde (autre nom du Bournat). Deux kilomètres plus en aval, elle est grossie en rive gauche par le ruisseau du Parc (également appelé la Fangière).
Passant sous la RD 28, elle traverse Champeix. Franchie successivement pour la troisième fois par la RD 996 et à deux reprises par la RD 229, elle arrose Neschers où elle passe sous la RD 3. Elle passe de nouveau sous la RD 229 et, au sud du bourg de Coudes, passe sous l'autoroute A75 et se jette dans l'Allier à 348 mètres d'altitude, en rive gauche, sur la commune de Coudes, face à la commune de Parent.
L'ensemble Couze de Chaudefour-Couze Chambon est de direction générale ouest-sud-ouest vers est-nord-est, et sa longueur de 39,72 kilomètres. Avec un dénivelé de 1 217 mètres, sa pente moyenne s'établit à 30,64 mètres par kilomètre.

À l'intérieur du département du Puy-de-Dôme, la Couze de Chaudefour puis la Couze Chambon arrosent dix communes,, toutes situées dans le département du Puy-de-Dôme, soit d'amont vers l'aval : Chambon-sur-Lac (source), Murol, Saint-Nectaire, Verrières, Grandeyrolles, Saint-Diéry, Montaigut-le-Blanc, Champeix, Neschers et Coudes (confluence avec l'Allier).
Parmi les vingt-huit affluents de la Couze Chambon répertoriés par le Sandre, dix dépassent les cinq kilomètres de longueur ; d'amont vers l'aval se succèdent :
Quatre affluents de la Couze Chambon ayant un ou plusieurs sous-affluents, le nombre de Strahler de la rivière est de quatre.
Le bassin versant de la Couze Chambon s'étend sur 195 km2. Il fait partie de la zone hydrographique : « La Couze Chambon & ses affluents », et en tangente deux autres à sa confluence avec l'Allier : « L'Allier de la Couze Pavin (non comprise) à la Couze Chambon (non comprise) » et « L'Allier de la Couze Chambon (non comprise) à la Veyre (non comprise) », au sein du bassin DCE beaucoup plus étendu « La Loire, les cours d'eau côtiers vendéens et bretons ».
Outre les dix communes baignées par la Couze Chambon, son bassin versant en concerne au moins sept autres :
Le débit de la Couze Chambon a été observé sur une période de 53 ans (1961-2013), à Montaigut-le-Blanc, à une dizaine de kilomètres en amont de son confluent avec l'Allier . À cet endroit, le bassin versant de la rivière est de 159 km2 sur un total de 195, soit 82 % de la totalité.
Le module de la rivière à Montaigut-le-Blanc est de 2,59 m3/s.
La Couze Chambon présente des fluctuations saisonnières de débit moyennes, typiques des rivières du Massif central français avec une alimentation partiellement nivale. Les hautes eaux se situent en hiver et au printemps, de décembre à avril inclus (avec un maximum en janvier suivi d'un deuxième sommet en avril), et portent le débit mensuel moyen jusqu'à 3,88 m3/s, et des basses eaux d'été, de juillet à septembre, avec une baisse du débit moyen mensuel jusqu'à 0,933 m3 au mois d'août.
Le VCN3 peut chuter jusque 0,33 m3/s, en cas de période quinquennale sèche.

D'autre part, les crues peuvent prendre une certaine importance et sont assez fréquentes. Le débit instantané maximal enregistré a été de 86,5 m3/s le , tandis que la valeur journalière maximale a été de 44 m3/s le . Le QIX 10 est de 53 m3/s. Quant au QIX 50, il est de 74 m3/s, soit 4,9 % de celui de l'Allier à Cuffy.
À titre de comparaison, le QIX 10 de l'Eure à Cailly-sur-Eure vaut 90 m3/s, tandis que son QIX 50 est de 120 m3/s. Le QIX 10 comme le QIX 50 de la Couze Chambon, très petite rivière enfermée dans son petit bassin de 159 km2 au niveau de la station hydrologique de Montaigut-le-Blanc, montent à plus de la moitié de ceux de l'Eure, alors que le bassin versant de cette dernière est près de trente fois plus étendu.
La lame d'eau écoulée dans le bassin de la Couze Chambon est de 515 millimètres annuellement, ce qui est élevé, nettement supérieur à la moyenne d'ensemble de la France, mais également bien supérieur à la totalité du bassin versant de l'Allier (319 millimètres). Le débit spécifique (ou Qsp) atteint 16,3 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.