| Delahaye Type 134 | |
| Marque | |
|---|---|
| Années de production | 1933 - 1946 |
| Production | 360 exemplaire(s) |
| Classe | Luxe |
| Moteur et transmission | |
| Moteur(s) | 4 cylindres en ligne (dérivé du 6 cylindres de la 135) |
| Cylindrée | 2 150 cm3 |
| Puissance maximale | 50 à 67 ch (37 kW) |
| Transmission | Propulsion |
| Boîte de vitesses | Boîte manuelle à 4 rapports ou pré-sélectrice Cotal |
| Masse et performances | |
| Vitesse maximale | 120 km/h |
| Châssis - Carrosserie | |
| Carrosserie(s) | Berline, Coach, Cabriolet (notamment par Autobineau, Letourneur et Marchand, Chapron) |
| Châssis | Delahaye Type 135 / 138 |
| Suspensions | Roues indépendantes à l'avant (ressorts à lames), essieu rigide à l'arrière |
| Freins | Freins Bendix à câble |
| Dimensions | |
| Empattement | 2 950 mm |
| modifier |
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La Delahaye Type 134 est une automobile de luxe à quatre cylindres fabriquée par le constructeur français Delahaye. Dérivée de la Delahaye Type 135 conçue par Jean François, elle est fabriquée de 1933 à 1940 (sous l’appellation 134N à compter de 1936) et connaît une brève reprise de production, ordonnée par le directeur Charles Weiffenbach, en 1945, une fois les hostilités terminées. Dans le même temps apparaît également la 134G, pourvue d’un propulseur de puissance supérieure. En application du plan Pons, destiné à relancer l’industrie automobile française, Delahaye se voit assigner la fabrication exclusive de voitures de luxe, destinées en particulier aux débouchés d’exportation. Le modèle 134, d’une cylindrée et d’une puissance moindres, ne répond pas aux exigences de ce plan et est écarté de la production en 1946 au profit des types 135, 148 et 175, jugés plus rentables. La quasi-totalité des exemplaires de 134 reçoivent une carrosserie berline réalisée par Autobineau, filiale de Letourneur et Marchand.

Le moteur de 7 994 cm3, qui anime les 134 et 134N, constitue une déclinaison à quatre cylindres du six-cylindres en ligne à quatre soupapes en tête, de 11,89 cm3, propre à la 135 — ce dernier dérivant lui-même d’un moteur de poids lourd. Sa puissance s’établit à 50 ch (37 kW), à 3 800 tr/m. Ce même moteur est également cédé à Amilcar, qui l’installe dans sa Pégase, produite de 1934 à 1937 ; le constructeur revendique toutefois une puissance maximale de 58 ch (43 kW). À l’instar de la 135, la 134 reçoit une suspension avant indépendante à ressorts à lames, un essieu arrière rigide, ainsi que des freins Bendix à câble. La transmission se décline en une boîte manuelle à quatre rapports ou en une boîte Cotal à présélection, elle aussi à quatre rapports. En tout, 340 unités de la 134N sortent des chaînes de montage, dont une centaine fabriquées après-guerre — quasiment identiques aux modèles de 1939 —, destinées pour l’essentiel au marché national.
Une vingtaine d’exemplaires du modèle CV 134G, motorisé en 14 CV fiscaux et affichant une cylindrée de 8,90 cm3, voient le jour entre 1945 et 1946, exclusivement destinés à l’exportation. Toutefois, l’approvisionnement en acier se trouvant sévèrement contingenté dans le cadre de la politique de réorganisation gouvernementale de l’industrie automobile, le constructeur choisit de concentrer sa production sur ses modèles à six cylindres, de cylindrée supérieure et susceptibles de s’avérer plus rémunérateurs, à l’instar de son modèle 135.