| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalité | |
| Activités |
| A travaillé pour | |
|---|---|
| Membre de |
Denis Richet, né le à Paris et mort le dans la même ville, est un historien français. Son ouvrage La Révolution française, qu'il co-écrit avec François Furet, constitue une étape importante de l’évolution de l’historiographie de la Révolution française au cours de la seconde moitié du XXe siècle.
Denis Richet a étudié la Révolution française avec François Furet, son beau-frère.
Il a enseigné à la Sorbonne, à l'université de Tours, puis à la VIe section de l'EPHE (où il avait été appelé en 1968 par Fernand Braudel), devenue l'EHESS en 1975. Il a aussi donné des cours à l'École polytechnique.
Dans un entretien de 1994, Francois Furet témoigne que Denis Richet, en 1965, avait déjà une idée très élaborée du dérapage de 1793 qui amena la Terreur[réf. nécessaire].
Il est le petit-fils de Charles Richet, Prix Nobel de médecine (1913).
L'ouvrage La Révolution française qu'il a publié avec François Furet en 1965 marqua un tournant dans l'historiographie de cette période. Ce livre provoqua une controverse historiographique durable avec les tenants de l'historiographie marxisante, dont la première étape fut un long essai publié par Claude Mazauric dans les Annales historiques de la Révolution française en 1967, repris et complété dans un recueil Sur la Révolution française en 1970, puis par les protestations de Jacques Godechot, d'Albert Soboul et de Jean-René Suratteau. Pour Claude Mazauric, l'ouvrage a une fonction idéologique bien précise qui est de détruire l'édifice marxiste sur lequel s'appuie en France l'explication dominante de la Révolution. En revanche, le livre est bien accueilli par des historiens comme Pierre Goubert ou Louis Bergeron qui saluent l'émergence en France de nouvelles interprétations de la Révolution, divergentes et parfois contradictoires.