| Causes | Maladie auto-immune |
|---|---|
| Symptômes | Papules de Gottron (en), érythème et faiblesse musculaire (en) |
| Traitement | Corticoïde, azathioprine, ciclosporine, méthotrexate et intravenous immunoglobulin (d) |
|---|---|
| Spécialité | Rhumatologie, immunologie, neurologie et dermatologie |
| CIM-10 | M33.0-M33.1 (ILDS M33.910) |
|---|---|
| CIM-9 | 710.3 |
| DiseasesDB | 10343 |
| MedlinePlus | 000839 |
| eMedicine |
332783 derm/98 |
| MeSH | D003882 |
Une dermatomyosite est une maladie auto-immune rare et hétérogène, caractérisée par une atteinte inflammatoire non infectieuse des muscles et de la peau associée à une vasculopathie qui représente l'élément physiopathologique prédominant. Elle peut être très sévère et ses complications sont nombreuses. C'est une myopathie acquise et inflammatoire faisant partie du groupe des myosites.
La dermatomyosite anti-MDA5 (en) (MDA5+-DM) évolue progressivement en pneumopathie interstitielle diffuse avec un taux de mortalité important. Cette maladie auto-immune contre MDA5 présente des similitudes avec le syndrome inflammatoire multisystémique pédiatrique (MIS-C) observé pendant la pandémie de Covid-19. MDA5 est un capteur d’ARN et un récepteur clé de reconnaissance pour le SARS-CoV-2. Les cas de cette maladie rare ont augmenté lors de la pandémie de Covid-19, et seraient corrélés à une exposition soit au virus, soit au vaccin, d'où l'importance d'en comprendre et prévenir le mécanisme,.
Sa prévalence serait de 1 à 5 pour 100 000.
Le diagnostic repose sur un ensemble de données :
La dermatomyosite peut être exceptionnellement confondue avec certaines formes atypiques de la maladie de Lyme,. Une erreur de diagnostic associée avec la prescription d'une corticothérapie peut même aggraver les symptômes alors que le traitement antibiotique anti-borrélien,,,,.
Certains traitements médicamenteux à base d'hydroxyurée (par exemple utilisée cotre l'anémie falciforme ou la drépanocytose) miment également cette maladie.
La dermatomyosite peut être associée à un cancer.
Le traitement par la corticothérapie est empirique, et ne guérit pas la maladie. Un traitement par injection de gammaglobulines est parfois proposé, mais ne guérit pas non plus.
En cas d'échec un immunodépresseurs (méthotrexate, azathioprine) voire des échanges plasmatiques sont prescrits. Le rituximab, le lenabasum, le tocilizumab et l'anakinra pourraient avoir un certain intérêt.
Dans sa phase non inflammatoire, la maladie peut laisser de très graves séquelles invalidantes, nécessitant souvent un fauteuil électrique roulant.