| Pouzzoles Pozzuoli | |
Le temple de Sérapis à Pouzzoles. | |
Armoiries |
Drapeau |
| Administration | |
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| Pays | |
| Région | |
| Ville métropolitaine | |
| Maire Mandat |
Luigi Manzoni (PD) depuis 2022 |
| Code postal | 80078 |
| Code ISTAT | 063060 |
| Code cadastral | G964 |
| Préfixe tél. | 081 |
| Démographie | |
| Gentilé | puteolani (fr) pouzollan/e |
| Population | 74 665 hab. (2026) |
| Densité | 1 705 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 40° 49′ 00″ nord, 14° 07′ 00″ est |
| Altitude | Min. 28 m Max. 28 m |
| Superficie | 4 380 ha = 43,8 km2 |
| Divers | |
| Saint patron | Saint Procule (San Procolo) |
| Fête patronale | 16 novembre |
| Localisation | |
Localisation dans la ville métropolitaine de Naples. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
| modifier |
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Pouzzoles (en italien : Pozzuoli) est une ville située en bord de mer, immédiatement à l'ouest de Naples en Campanie (Italie), connue dès l'Antiquité, et ses environs sont caractérisés par une grande activité volcanique. De son port à l'extrémité nord du golfe de Naples partent les bateaux pour les îles d'Ischia et Procida. Pouzzoles compte environ 75 500 habitants.
Située sur le golfe du même nom, Pouzzoles se trouve dans une zone volcanique, les champs Phlégréens (c'est-à-dire les « champs ardents »), une grande caldeira active.
Une grande partie du territoire est vallonnée et comprend plusieurs cratères d'origine volcanique, dont l'un des plus connus est celui de la Solfatare, formé il y a environ 4 000 ans.
Le volcanisme a produit la pouzzolane, granulat de scories volcaniques entrant dans la composition du mortier romain.

La ville a subi entre 1982 et 1984 un bradyséisme (phénomène de soulèvement et d'affaissement de la surface terrestre suite à des variations de pression souterraine liées à l'activité magmatique et hydrothermale) qui obligea à évacuer la vieille ville en 1983 ; le sol se souleva de 1,87 m en trois ans. Ce phénomène révéla de nombreux vestiges antiques. Le phénomène est dû à une poche magmatique située sous la ville. Le niveau du sol est ensuite redescendu, avant que l'élévation du sol ne reprenne à partir de 2005.
Le volcanisme est également à l'origine des champs Phlégréens situés aux alentours.
La topographie volcanique pose un problème aux infrastructures de la ville, construites notamment dans les années 1950 avant l'entrée en vigueur des normes antisismiques dans le pays. Les bâtiments n'ont pas été conçus pour résister à la déformation du sol causée par le phénomène de bradyséisme.
Les hameaux principaux sont Arco Felice, Campana Annunziata, Licola Centro, Licola Lido, Lucrino, Montenuovo, Monterusciello, Pisciarelli, Toiano.
Le nom latin de Pouzzoles est Puteoli (parfois traduit par « Putéoles » en français), qui signifie puits. Les « puits » d’eau volcanique (les eaux de Pouzzoles) sont réputées depuis l’Antiquité notamment pour vaincre la stérilité.
Une autre explication veut que le nom de la ville vienne de l'italien puzzola qui signifie « putois » à cause des émanations de soufre. Celles-ci étaient censées guérir de l'asthme et des maladies respiratoires.
En 531 av. J.-C., des colons de l'île de Samos en Mer Égée alliés à des habitants de Cumes (à l'ouest de Naples) fondent Dikaiarkheia (Dicearchia, Dicéarchie autrement dit « la Cité » du « commandement par la Justice »), à l'origine de la ville de Puteoli. Elle sert alors de port commercial à la colonie grecque de Cumes, en Campanie.
Pouzzoles devint une colonie romaine en 194 av. J.-C. La ville était dotée d’un excellent port, avec une série de bassins communicants (comparables à une écluse). Une jetée, à partir du IIe siècle av. J.-C., le protégea des vents du Sud. Il fut un important lieu de trafic commercial et de voyageurs, puisque jusqu'au IIe siècle il accueillit les marchandises à destination de Rome, les redistribuant à des navires de cabotage à destination d'Ostie puis de la Ville. Les vestiges du port antique sont disséminés dans la cité moderne.
Sur les hauteurs se dresse l'amphithéâtre flavien, le troisième plus important d'Italie. Bâti au Ier siècle sous le règne de l'empereur Vespasien, il pouvait accueillir 40 000 spectateurs. Une partie des gradins et des souterrains se visitent. En revanche, le promeneur doit se contenter d'admirer depuis un belvédère l'antique marché aux comestibles (macellum), improprement appelé « temple de Sérapis ».
Sylla décède en cette ville en -78.
Emmené comme prisonnier à Rome (après son naufrage à Malte), Saint Paul y débarque vers l'an 61. Il y est reçu par une petite communauté chrétienne (Actes 28:13-14).
Au XIIIe siècle paraît Les Bains de Pouzzoles, traité de balnéothérapie enluminé de Pierre d'Eboli, sous la forme d'un poème.
Au XVIIe siècle, l'évêque de la ville fait construire une cathédrale en utilisant la structure du temple d'Auguste.
Habitants recensés




La ville compte d'autres plusieurs lieux de culte présentant un intérêt artistique et religieux. Parmi ceux-ci, il convient de mentionner : l'église Santa Maria delle Grazie, l'église dei Santi Francesco e Antonio, l'église San Marco, l'église San Giuseppe et l'église Santa Maria della Consolazione, aussi appelée église du Carmel en raison de sa dévotion à Notre-Dame du Mont-Carmel. De 1964 à 2014, elle servit de pro-cathédrale du diocèse de Pouzzoles durant la restauration de la cathédrale de Pouzzoles.