| Nom de naissance | Susette Borkenstein |
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| Naissance |
Hambourg |
| Décès | (à 33 ans) |
| Activité principale |
| Langue d’écriture | allemande |
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| Mouvement | Romantisme |
Susette Gontard, née Borkenstein, baptisée le à Hambourg, morte le à Francfort-sur-le-Main, fut la muse et le grand amour du poète Friedrich Hölderlin, qui la célébra dans son Hypérion sous le nom de Diotima, nom de l'« inconnue de Mantinée » de Platon.
On conserve d'elle une correspondance avec Hölderlin.
Elle avait épousé le à Altona (rattaché actuellement à Hambourg) le banquier francfortois Jacques Frédéric Gontard, appartenant à une famille de banquiers d'origine huguenote originaire de Grenoble.

En , Hölderlin eut un poste de précepteur dans la maison Gontard, qu'il dut quitter en après une querelle avec le maître de maison concernant sa conduite à l'égard de son épouse. Mais Hölderlin n'en resta pas moins en contact épistolaire et, par intermittences, personnels avec sa bien-aimée Susette.
Hölderlin ne fut mis au courant qu'en , lorsqu'il quitta son poste de précepteur à Bordeaux, de la maladie de consomption et de la rubéole qu'avait contractée Susette. Voyageant à pied, ce ne fut qu'au mois de juillet suivant à Stuttgart qu'il apprit sa mort qui l'accabla terriblement : « C'est un terrible mystère qu'un être pareil soit destiné à mourir ».
Il existe d'elle un buste contemporain (1793) en marbre par le sculpteur Landolin Ohmacht.
Un portrait contemporain en miniature par Marguerite Soemmering née Grunelius (1768-1802) existe également.
Suzette Gontard est encore représentée sous les traits de Diotima dans l'ensemble sculptural de Peter Lenk, Hölderlin à la croisée des chemins (2003), se dressant au milieu d'un sens giratoire à Lauffen am Neckar, ville natale de Hölderlin.