Disque de certification

Un disque de certification est une récompense remise à un artiste pour souligner qu’un album musical ou un single se vend à un certain nombre d'exemplaires. Depuis leur création, ces certifications ont été déclinées selon différents seuils de ventes avec la création des disques d’argent, d'or, de platine et de diamant, et selon différents supports comme les téléchargements légaux ou les DVD musicaux. Chaque pays possède son propre système de certifications des enregistrements musicaux avec des dénominations, seuils et conditions de certifications spécifiques, qui ont pu évoluer au fil des années.

Histoire

Durant les années 1950, les maisons de disques commencent à décerner différentes récompenses pour souligner les ventes de leurs artistes respectifs. Le terme « Disque d'or » fait alors son apparition dans la presse. Afin d’homogénéiser les seuils d'attribution et de réguler les abus, les associations représentant l'industrie du disque mettent en place un cadre officiel pour la remise de ces récompenses. La RIAA (la principale association de l'industrie phonographique aux États-Unis) lance un programme de certifications dès 1958, suivi par la plupart des pays comme le Royaume-Uni, sous le contrôle de la BPI, ou la France, où le SNEP et l'UPFI gèrent la remise des certifications.

Herbie Hancock reçoit un disque d'or en Pologne en 2010.

Les certifications de type disque d’or sont complétées avec d’autres telles que « Disque d’argent », « Disque de platine » ou « Disque de diamant ». Parfois, certains pays mettent également en place des certifications spécifiques pour un genre musical, telles que les « Jazz d’or » en Allemagne ou le programme de certification des disques en espagnol aux États-Unis.

La remise d'une certification est conditionnée à un seuil de ventes propre à chaque pays. Ces seuils sont choisis arbitrairement par les organismes délivrant les certifications, souvent en fonction de la taille du marché phonographique national. La plupart des pays (y compris la France) ont mis en place un système de vérification des comptes des maisons de disques afin de s'assurer de la véracité des ventes. D'autres pays, comme l'Allemagne, demandent simplement une déclaration sur l'honneur.

La certification porte sur les ventes nettes de disques entre la maison de disques d'une part, et les grossistes et distributeurs d’autre part. L'industrie du disque étant soumise à un système de retours dans le cas d'invendus, il est alors possible que la certification ne reflète pas le niveau réel des ventes si elle est antérieure aux retours des distributeurs. Afin de limiter ces cas de « Ship platinum, return gold », la RIAA, pour les États-Unis, a mis en place un délai de 30 jours entre la date de commercialisation d'un enregistrement et la certification de celui-ci.

Les certifications sont un instrument marketing pour l'industrie phonographique. Outre la couverture médiatique obtenue lors de la remise d'une certification, elles permettent de communiquer sur le succès de l’œuvre. L’usage de macarons pour signaler les certifications obtenues sur l’emballage du disque est un exemple de communication marketing possible à partir des certifications.

Différents seuils ont été en usage dans le temps et selon la région, tant pour les albums que pour les singles. Certaines récompenses étaient remises selon le nombre d'exemplaires vendus, alors que d'autres l'étaient selon la valeur marchande des ventes. Ces différences ont mené à des polémiques à propos des meilleurs vendeurs de tous les temps, certaines personnes réclamant que des albums certifiés disque d'or ne soient pas reconnus, allant jusqu'à proposer de reprendre la récompense remise à l'artiste.

Types de disques

Le disque d'or est l'une des récompenses remises aux artistes. Elle fait partie d'une liste ordonnée en ordre croissant. Généralement, la liste est la suivante :

Exemples de seuils

France

En France, les récompenses sont certifiées par le SNEP. Les premiers disques d'or officiels sont décernés en 1973. Les seuils de certification évoluent en fonction du marché du disque : ainsi, compte tenu de la crise du disque, ces seuils ont souvent été revus à la baisse depuis 2006.

Depuis 2016, les seuils prennent en compte le streaming. L'évaluation se fait en partenariat avec GFK.

Albums

Avant 2016 : Ventes.

Depuis janvier 2016, pour intégrer les écoutes en streaming dans la certification des albums, le SNEP additionne le nombre d'écoutes en streaming de chaque titre d’un album, puis on soustrait la moitié du nombre d'écoutes du titre le plus écouté, puis on divise le résultat obtenu par 1 000 (1500 depuis janvier 2019) : on obtient l’« équivalent-ventes ». L'« équivalent-ventes » est ensuite ajouté au nombre de ventes physiques (CD et vinyles) et au nombre de ventes en téléchargement pour obtenir le total à partir duquel se détermine la certification.

Singles

Avant 2016 : Ventes.

Après 2016 : en « équivalent streaming », 1 téléchargement = 150 streams.

Le 25 avril 2018, à la suite d'affaires de triches dans le streaming, le SNEP annonce qu'il ne prendra désormais en compte que les streams provenant de comptes d'abonnés. Ce nouveau mode de calcul s'accompagne d'une inflation des seuils de 50 %.

Note : Le SNEP convertit les téléchargements en chiffres de streaming en utilisant une formule de 1 téléchargement pour 150 streams.

DVD musicaux

Allemagne

En Allemagne (81 471 834 habitants en 2011), ce sont les entreprises qui remettent les récompenses, lesquelles sont rapportées au IFPI. Les seuils sont :

En outre, triple disque d'or, quadruple disque d'or, etc sont également décernés.

Australie

En Australie, les récompenses sont certifiées par le Australian Record Industry Association (ARIA). En 2003, les seuils sont :

Belgique

En Belgique, les récompenses sont certifiées par l'ULTRATOP BELGIAN CHART

Canada

Au Canada (34 349 200 habitants en avril 2011), les récompenses sont certifiées par le Canadian Recording Industry Association (CRIA). En avril 2008, des seuils modifiés ont été adoptés pour refléter la baisse du marché du disque:

États-Unis

Aux États-Unis (332 000 000 habitants en 2020), les récompenses sont certifiées par le Recording Industry Association of America (RIAA) depuis 1958, lequel remet les trophées aux artistes. En 1975, l’or est officiellement reconnu par le RIAA, suivi par le platine en 1976. D’autres récompenses viendront par la suite.

Il existe une certification particulière pour les albums qui contiennent des chansons en espagnol (plus de 50 %) : oro, platino et multi-platino.

En 2005, les seuils sont :

De plus, le Livre Guinness des records a remis, en 1979, un disque de rhodium à Paul McCartney pour l'ensemble des ventes d'œuvres musicales produites grâce à son travail.

Finlande

En Finlande (5 259 250 d’habitants en 2011), les récompenses sont certifiées par l'International Federation of Phonographic Industry (IFPI). En 2010, les seuils sont :

Les niveaux de certification de nouveaux, pour les albums de musique, applicable dès janvier 2010, sont pour les produits nationaux. Pour les produits internationaux, il a été efficace, depuis janvier 2008.

Irlande

En Irlande (4 722 028 habitants en 2012), les récompenses sont certifiées par le Irish Recorded Music Association (IRMA). En 2010, les seuils sont :

Japon

Au Japon, les récompenses sont certifiées par le Recording Industry Association of Japan (RIAJ). En 2004, les seuils sont :

Ces seuils s'appliquent pour les ventes nationales et internationales. Avant 2003, disque d'or, est décerné à 200 000 exemplaires, pour les produits nationaux, et 100 000 exemplaires, pour les produits internationaux. Disque de platine, est attribué à 400 000 et 200 000 exemplaires, respectivement.

En outre, l'attribution disque de diamant, au Japon, est appelée « million », au lieu de « diamant ».

Nouvelle-Zélande

En Nouvelle-Zélande, les récompenses sont certifiées par le Recording Industry Association of New Zealand (RIANZ). En 2005, les seuils sont :

Portugal

Au Portugal, les récompenses sont certifiées par l’Associação Fonográfica Portuguesa. En juin 2005, les seuils passent à :

Pays-Bas

Aux Pays-Bas, pour les albums de musique pop, les exigences sont de 25 000 exemplaires pour un Disque d'or Or. Pour un Disque de platine Platine, l'album doit être vendu à 50 000 exemplaires. Les nouveaux niveaux de certification sont en vigueur depuis le 1er juin 2009.

Pour les albums de musique jazz et classique, les exigences sont de 10 000 copies pour un disque d'or et de 20 000 copies pour un disque de platine. Avant 2008, les exigences, sont 15 000 exemplaires, et 25 000 copies, respectivement. Les niveaux de certification sont également accordés sur les singles depuis juin 2009.

Pour les DVD de musique, les exigences sont de 30 000 exemplaires pour un disque d'or et de 60 000 copies pour un disque de platine.

Aux Pays-Bas, il y avait précédemment un prix de Disque d'argent Argent jusqu'en 1997.

Chronologie des certifications d'albums aux Pays-Bas:

Royaume-Uni

Au Royaume-Uni, les récompenses sont remises par British Phonographic Industry. Les seuils sont :

Suisse

En Suisse, depuis 2017, les seuils pour les singles et les albums sont :

Annexes

Articles connexes

Liens externes

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