| Dolomite Catégorie V : carbonates et nitrates | |
Dolomite et magnésite. Eugi (Navarre, Espagne). | |
| Général | |
|---|---|
| Numéro CAS | |
| Classe de Strunz | 5.AB.10
5 CARBONATES et NITRATES |
| Classe de Dana | 14.02.01.01
Carbonates |
| Formule chimique | CaMg(CO3)2 |
| Identification | |
| Masse formulaire | 184,401 ± 0,008 uma C 13,03 %, Ca 21,73 %, Mg 13,18 %, O 52,06 %, |
| Couleur | Incolore, blanc, grisâtre, verdâtre, gris verdâtre, brun pâle, rose, rougeâtre, jaune brun |
| Système cristallin | Trigonal |
| Réseau de Bravais | Rhomboédrique |
| Classe cristalline et groupe d'espace | Rhomboédrique ; R3 (no 148) trigonal Hermann-Mauguin : |
| Macle | Fréquentes sur le pinacoïde {0001}, macles sur les prismes trigonal {1010} et hexagonal {1120}, macles lamellaires sur le rhomboèdre {02 21} |
| Clivage | 1011 parfait |
| Cassure | Conchoïdale |
| Habitus | Cristaux ou masses compactes |
| Faciès | Rhomboédriques, prismatiques, octaédriques, tabulaires, courbes, en selles |
| Échelle de Mohs | 3,5 - 4 |
| Trait | Blanc |
| Éclat | Vitreux à nacré |
| Propriétés optiques | |
| Indice de réfraction | ω=1,679-1,681 ε=1,500 |
| Biréfringence | Uniaxe (-) ; 0,1790-0,1810 |
| Pléochroïsme | non |
| Dispersion optique | très faible |
| Fluorescence ultraviolet | Oui |
| Transparence | translucide, transparent |
| Propriétés chimiques | |
| Densité | 2,8 |
| Solubilité | pas d'effervescence à froid avec l'HCl dilué à 10 % (contrairement à la calcite) |
| Impuretés | Fe, Mn, Co, Pb, Zn |
| Propriétés physiques | |
| Magnétisme | aucun |
| Radioactivité | aucune |
| Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire. | |
| modifier |
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La dolomite est un minéral constitué d'un carbonate de calcium et de magnésium, de formule chimique CaMg(CO3)2, avec des traces de Fe, Mn, Co, Pb et Zn. Une roche constituée à plus de 50 % de dolomite est une dolomie.
La découverte de la dolomite constitue un cas particulièrement intéressant de sociologie des sciences. Sa découverte est attribuée par l'historiographie au minéralogiste suisse Horace Bénédict de Saussure[réf. non conforme]. Il en fait l'analyse chimique en 1792 avec son fils Nicolas-Théodore[réf. incomplète], qui en est l'inventeur officiel. Or, dès 1791, un autre minéralogiste, le Français Déodat Gratet de Dolomieu, avait identifié un type de calcaire différent dans les Alpes tyroliennes. Nicolas-Théodore de Saussure, descendant d'une célèbre famille de géologues suisses et, par conséquent, très bien introduit dans les cercles scientifiques de l'époque, nomma cette nouvelle roche en sa mémoire. En fait, le dépôt de dolomite de Dolomieu avait été découvert douze ans plus tôt par un minéralogiste-métallurgiste toscan, Giovanni Arduino (1713 – 1795). Alors que Dolomieu et Saussure avaient tous deux analysé la dolomite comme riche en aluminium, Arduino l'avait, pour sa part, identifiée comme du calcaire de magnésium. En outre, il formula immédiatement l'hypothèse fondamentale qui rend compte encore aujourd'hui de la formation de cette roche : la substitution du calcium par le magnésium dans le calcaire ordinaire. « Les sédiments de dolomite doivent être le résultat d'une réaction chimique au fond de l'océan ».
Deux localisations sont données pour cette découverte :
Pour reconnaître la dolomite de la calcite, le test à l'acide acétique ou à l'HCl très dilué est le plus rapide. La calcite fait effervescence, et pas la dolomite. Attention toutefois, car ce test est valable à froid (température ambiante). Lorsque la température dépasse 40 à 50 °C, la dolomite peut réagir à l'HCl faiblement concentré.
Le groupe de la dolomite est composé de minéraux de formule générale AB(CO3)2 où A peut être une atome de calcium, de baryum et ou de strontium. B peut être le fer, le magnésium, le zinc et ou le manganèse, avec la même structure cristalline.
D'après The Handbook of Mineralogy