Les dona militaria étaient des distinctions honorifiques conférées aux militaires dans l'Antiquité romaine.
Elles étaient remises sur le front des troupes rassemblées afin d'entendre l'allocution du chef (adlocutio). Polybe rapporte que l'adlocutio était l'occasion d'un éloge public du récipiendaire, par le récit du fait d'arme récompensé ; il considérait que ce système de récompenses était propice à encourager les soldats au combat et à créer entre eux une émulation, concluant que :
« Considérant ce soin scrupuleux des Romains à récompenser ou punir les soldats, il est normal que leurs entreprises militaires se soient conclues par le succès et soient regardées comme des actes de bravoure. »
Les dona militaria étaient portées par le récipiendaire à l'occasion des revues, des jeux et des cérémonies publiques.
Les dona maiora (couronnes) honoraient un acte d'héroïsme, les dona minora (autres symboles honorifiques) la bravoure au combat.
Lucius Siccius Dentatus, soldat et tribun de la plèbe au Ve siècle av. J.-C., fut le Romain le plus décoré de l'histoire.
Les couronnes étaient de divers types :
Les dona minora comprenaient :
Seul l'empereur pouvait remettre une haste d'or (hasta pura) ou un étendard d'argent (vexillum argentum).
Les dona militaria de toutes natures pouvaient être concédées sans distinction de grade.
Les dona militaria étaient divisées en deux classes selon le grade du récipiendaire :
Cette hiérarchie des honneurs correspondait au minimum des récompenses attribuables à chaque grade, mais le récipiendaire pouvait en recevoir davantage en fonction de ses mérites personnels.