| Deux-points | |
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| Graphie | : |
| Codage | |
| Nom | Deux-points |
| Unicode | U+003A |
| Bloc | Commandes C0 et latin de base |
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Le deux-points,, ou double point, est un signe de ponctuation constitué de deux points alignés l’un au-dessus de l’autre.
Du point de vue de la syntaxe, le deux-points s’apparente au point-virgule et sépare deux membres de phrase souvent constitués de propositions indépendantes.
Le deux-points peut introduire diverses catégories de segments :
Le Lexique des règles typographiques en usage à l'Imprimerie nationale, ouvrage de référence en typographie française, indique qu'on ne met pas de majuscule après un deux-points, sauf s'il est suivi d'un nom propre ou qu'il introduit une citation. Selon d'autres sources francophones, principalement canadiennes, lorsque le deux-points constitue un introducteur ou un présentatif du ou des mots qui le précèdent ainsi que dans certains contextes administratifs ou techniques, la majuscule est recommandée,,,.
Exemples :
En typographie française de France et au Canada, le deux-points habituel est séparé du caractère qui le précède par une espace insécable. En typographie suisse, il est d'usage d'insérer une espace fine, donc insécable, et quand l’outil ne permet pas l’espace fine, on accole le deux-points au mot précédent. Pour plus de détails, voir l'article consacré au sujet.
On utilise cette ponctuation en SAMPA là où, en API, on utilise le chrone (ː), pour allonger le phonème précédent.
| Deux-points | |
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| Graphies | |
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| Graphie | : |
| Codage | |
| Nom | Lettre modificative deux-points |
| Unicode | U+A789 |
| Bloc | Latin étendu – D |
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Le caractère Unicode « ꞉ » (U+A789 lettre modificative deux-points) est préféré dans certaines langues plutôt que le caractère Unicode du signe de ponctuation, « : » (U+003A deux-points).
Le deux-points est utilisé avant une syllabe pour distinguer le passé du présent ou du futur en le budu en république démocratique du Congo, par exemple wabɛnda « tu frappes », wa꞊bɛnda « tu vas frapper » et wa꞉bɛnda « tu as frappé ». Le deux-points est aussi utilisé en sabaot au Kenya pour indiquer le sujet.
En sapiny en Ouganda, le deux-points est utilisé devant un mot pour indiquer que celui-ci est le sujet. Par exemple, Kipakac :ciito ŋōtunyto, « L’homme a tué le lion », ou Kipakac ciito :ŋōtunyto, « Le lion a tué l’homme ».
En Papouasie-Nouvelle-Guinée, le deux-points a été utilisé en erima (en) pour indiquer la nasalisation, ainsi qu’en gwahatike (en) et en zimakani (en). Il est utilisé en kuni-boazi pour distinguer une voyelle longue d’une voyelle courte, par exemple gemanqatam « quand il parlait » et ge꞉manqatam « quand il en parlait ». Il est utilisé dans plusieurs orthographes pour changer les voyelles :
En rawang en Birmanie, le deux-points est utilisé pour indiquer une voyelle longue.
En maru, parlé en Birmanie et en Chine, les tons sont indiquées à l’aide de signes de ponctuation : le ton descendant étant indiqué sans signe, par exemple ‹ lo › ; le ton bas est indiqué avec le deux-points, ‹ lo: › ; le ton haut avec la double apostrophe ‹ lo” ›. Leurs combinaisons avec le coup de glotte finale sont respectivement : la virgule, ‹ lo, › ; le point-virgule ‹ lo; › et l’apostrophe ‹ lo’ ›. En padauk, l’orthographe utilisée en Birmanie utilise le deux-points pour indiquer le registre sonore/tendu par opposition au registre murmuré/relâché de la voyelle d’une syllabe ouverte ou fermée par une consonne nasale, par exemple ‹ tie: › /tɛ/ « sucré » et ‹ tie › /tɛ̤/ « pêche », ‹ kaing: › /kaɲ/ « tête » et ‹ kaing › /ka̤ɲ/ « travail ». Il est probable que cet usage ai été inspiré par le signe diacritique du ton haut de l’écriture birmane : ‹ း ›.
Dans plusieurs langues amérindiennes comme le halkomelem (stó:lō ou musqueam), le hupa, le miwok de la Sierra centrale, le mohawk, l’oneida, l’o'odham, le seneca, les deux-points sont utilisés pour indiquer la longueur de voyelles. Le caractère de ponctuation « : » (U+003A deux-points) est utilisé dans la pratique, mais la lettre modificative est parfois utilisée, par exemple dans la traduction de bible en mohawk.
Le deux-points est aussi utilisé dans l’orthographe du saisiyat à Taïwan, ou dans l’orthographe du ngarrindjeri (en) en Australie, indiquant là aussi la longueur de voyelle.
En grebo, dans l’orthographe du grebo du Nord proposée par Matthew Carlton au début des années 1980, le deux-points étaient utilisés avec les syllabes au ton bas et la double apostrophe pour le ton haut,. L’orthographe du grebo du Nord actuelle, notamment utilisée dans la traduction de la Bible publiée en 1989, utilise plutôt les accents pour indiquer les tons.
En finnois et en suédois, les deux-points sont utilisés pour connecter un suffixe grammatical à une abréviation, un sigle ou un numéro, par exemple le finnois USA:n ou le suédois USA:s pour le cas possessif de USA, le finnois %:ssa pour l’inessif de %, ou le finnois 20:een pour l’illatif de 20.

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