| Drachenbronn-Birlenbach | |
Ouvrage Hochwald. | |
Blason |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Collectivité territoriale | Collectivité européenne d'Alsace |
| Circonscription départementale | Bas-Rhin |
| Arrondissement | Haguenau-Wissembourg |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays de Wissembourg |
| Maire Mandat |
Remy Eckert 2026-2032 |
| Code postal | 67160 |
| Code commune | 67104 |
| Démographie | |
| Gentilé | Drachenbronnois |
| Population municipale |
581 hab. (2023 |
| Densité | 81 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 59′ 12″ nord, 7° 52′ 16″ est |
| Altitude | Min. 157 m Max. 310 m |
| Superficie | 7,13 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Wissembourg |
| Législatives | Huitième circonscription |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | www.drachenbronn-birlenbach.fr |
| modifier |
|
Drachenbronn-Birlenbach est une commune française située dans la circonscription administrative du Bas-Rhin et, depuis le , dans le territoire de la Collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est.
Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace et fait partie du parc naturel régional des Vosges du Nord.
Les communes avoisinantes sont Keffenach au sud, Lampertsloch à l'ouest, Cleebourg au nord, Ingolsheim et Hunspach à l'est.
Le chef-lieu de canton, Soultz-sous-Forêts, se trouve à cinq kilomètres. Les communes limitrophes sont Cleebourg, Hunspach, Ingolsheim, Keffenach et Soultz-sous-Forêts.
La commune de Drachenbronn-Birlenbach s'établit sur les contreforts du piémont des Vosges, au pied du massif du Hochwald entre Haguenau et Wissembourg. La morphologie urbaine des deux villages est de type village-rue. Leur développement s'est fait le long du ruisseau Birlenbæchel.
La commune est située dans le périmètre du "Parc naturel régional des Vosges du Nord" qui regroupe 113 communes, et classé Réserve Mondiale de la Biosphère en 1989.
La commune est dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le ruisseau le Wintzenbach, le ruisseau la Heimbachgraben et le ruisseau le Birlenbach,.
Le Wintzenbach, d'une longueur de 11 km, prend sa source dans la commune de Soultz-sous-Forêts et se jette dans le Haussauerbach à Hoffen, après avoir traversé sept communes.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Vosges » et « Alsace ». Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 845 mm, avec 1,1 jours de précipitations en janvier et 10,9 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Preuschdorf à 7 km à vol d'oiseau, est de 11,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 834,2 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 39,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −19,9 °C, atteinte le .
Espaces naturels :
Au , Drachenbronn-Birlenbach est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes,.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (64,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (67,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (44,1 %), forêts (24 %), zones agricoles hétérogènes (15,2 %), zones urbanisées (8,1 %), prairies (4,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,8 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

Commune située dans une zone de sismicité moyenne.
« Drachenbronn » signifie littéralement « La fontaine du dragon ». « Birlenbach » signifie « Le ruisseau aux saules », matière première pour la vannerie. Depuis 1298, où les villages sont mentionnés la première fois, on trouve différentes orthographes dans les archives : « Trachenburg », « Trachenburn », « Drachenborn », « Drachenbrunn » ; et « Birlebach », « Birelbach », « Bürlebach », « Berlebach ». Concernant Drachenbronn, deux hypothèses étymologiques peuvent être avancées :
La vallée du Birlenbaechel était déjà habitée à l'âge de pierre, puisqu'on a trouvé plusieurs vestiges préhistoriques dont une hachette néolithique dans le lit du ruisseau près du Tiergartel (M. Trautmann de Soultz) et un silex taillé en couteau (6 cm de long sur 1,5 de large) dans la forêt (section Sommerholz).
En remontant la rue de l'École (Täufergassel), on trouve une grande quantité de pierres cuites, de tuiles (tegulae) et même de tessons de poterie (sigillés) datant de l'époque gallo-romaine. De plus, au cimetière, le pasteur Charles Ungerer a trouvé des tuiles et quatre pièces romaines datant des IIe et IIIe siècles apr. J.-C. Il a mis au jour une boule de fécondité (65 cm de diamètre) en aval de la Walckmühle dans le lit du Winzenbaechel. Autre curiosité : sur le ban de Birlenbach passe un chemin dit « Römerstrasse » ou « Altstross », chemin ancestral qui reliait Soultz à Wissembourg. Le pasteur Birckel se souvient des dires des anciens qui parlaient des traverses en chêne qui se trouvaient dans les endroits humides dudit chemin.
La première mention écrite des deux villages, déjà réunis dans le même document, date de 1298. En effet, il y a 700 ans, Birlebach et Trachenburg appartenaient au même seigneur, le sire de Ribeaupierre (Haute-Alsace). C'étaient les seules possessions de cette puissante seigneurie dans l'Outre-Forêt. En raison de l'éloignement, Birlebach et Trachenburg avaient été donnés en fief aux Chevaliers de Than (Dhan). Une branche de cette famille résidait au château de Birlenbach, mentionné en 1457. La « Hanenburg » était située au nord-est du village, à l'emplacement où s'élèvera plus tard la « Catharinenburg ». Deux colonnes de ce château se trouvent dans la cave du presbytère. Dès le milieu du XIVe siècle, Drachenbronn devient la propriété des barons de Fleckenstein-Soultz. Le protestantisme est imposé successivement par les Dahn (1544) et les Fleckenstein (1554).
En 1608, les princes protestants du Saint-Empire romain germanique se regroupent pour former une alliance pour s'opposer à la Contre-Réforme. Ils choisissent le comte palatin Jean II des Deux Ponts, propriétaire de Birlenbach depuis l'extinction de la branche des Dahn. En 1618, Jean-Casimir des Deux Ponts, frère cadet de Jean II et son épouse Catherine Vasa (fille de Charles IX de Suède), futurs parents de Charles-Gustave, futur roi Charles X de Suède achètent le village de Birlenbach et y font construire un château : le Catherinenbourg. Ils n'y resteront pas longtemps, préférant fuir les menaces de guerre.
La guerre de Trente Ans dévaste, en effet, les deux villages et le château de Birlenbach est démantelé. Le village fut rattaché illégalement au bailliage de Cleebourg, mais la petite-fille de Jean-Casimir récupéra symboliquement son héritage quelques années plus tard en faisant sonner les cloches de l'église, et dont l'une conserve encore des inscriptions relatant cet événement.

À la Révolution, Drachenbronn et Birlenbach furent intégrées au canton de Soultz-sous-Forêts. Le pasteur Schweppenhaeusser, partisan des idées révolutionnaires, fit danser la carmagnole dans l'église et il fit battre son blé, le jour de Noël 1793, dans la grange du presbytère. Ce bâtiment « historique » existe toujours actuellement, mais son état est préoccupant. C'est l'une des dernières « granges-étables » de presbytère de la région. Les pasteurs, ainsi que la majorité des artisans, ouvriers et instituteurs, cultivaient aussi la terre.
Le , une patrouille de reconnaissance allemande commandée par le capitaine Ferdinand von Zeppelin (qui devint le célèbre constructeur du ballon dirigeable) fit une halte dans le bas du village de Birlenbach pour abreuver les chevaux et pour se restaurer avant de reprendre la route en direction de Wœrth, puis de Schirlenhof où il y eut les premiers morts de cette guerre. De mémoire des anciens, des habitants de Drachenbronn et de Birlenbach ont été réquisitionnés avec chariot et attelage pour ramasser les morts sur le champ de bataille de Frœschwiller.
Avant 1929, la localité de Drachenbronn était en somme peu connue et ne comptait dans la région que par ses cerises et surtout par ses châtaignes. En 1929, Drachenbronn fait en quelque sorte son entrée dans l'histoire avec la construction de la ligne Maginot et de nombreux ouvrages dont la fameuse forteresse du « Hochwald ». C'est l'un des ouvrages géants de la ligne, capable d'abriter 1 200 hommes. Il est entièrement creusé dans la montagne. Construit entre 1929 et 1935, il est le plus puissant d'Alsace. Il comporte 11 blocs actifs, tourelles, casemates d'artillerie, 3 blocs « entrées » et un réseau de galeries reliant ces différents éléments, qui s'étend sur 7 km.
La commune devient Drachenbronn-Birlenbach à la suite de la fusion-association, le , avec le village de Birlenbach (commune associée).

Le , François Mitterrand fut le premier président de la République à visiter les installations de la base aérienne 901 Drachenbronn dans l'ouvrage du Hochwald, un élément majeur dans le système de défense aérienne.
À sa descente d'hélicoptère, il fut accueilli par le colonel Chabanne, le sous-préfet Coudert et le maire Henri Pflug qui fut le seul civil à s'entretenir quelques instants avec lui.
De nombreuses festivités ont eu lieu en cette année :
La commune de Drachenbronn-Birlenbach est membre de la communauté de communes du Pays de Wissembourg, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Wissembourg. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux.
Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Haguenau-Wissembourg, à la circonscription administrative de l'État du Bas-Rhin, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Grand Est.
Sur le plan électoral, elle dépendait jusqu'en 2020 du canton de Wissembourg pour l'élection des conseillers départementaux au sein du conseil départemental du Bas-Rhin. Depuis le , elle dépend du même canton pour l'élection des conseillers d'Alsace au sein de la collectivité européenne d'Alsace.

En 2024, le budget de la commune était constitué ainsi :
Avec les taux de fiscalité suivants :
Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2021 : médiane en 2021 du revenu disponible, par unité de consommation : 24 190 €.
Établissements d'enseignements :
Professionnels et établissements de santé :
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004.
En 2023, la commune comptait 581 habitants, en évolution de −23,75 % par rapport à 2017 (Bas-Rhin : +3,4 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
À la fin des années 2010, la reconversion de l'ancienne base aérienne 901 Drachenbronn est menée en recherchant des objectifs touristiques et naturels. Un chemin des cimes s'inspirant explicitement du Baumwipfelpfad Schwarzwald est construit en 2019. Il est construit par la société allemande Erlebnis Akademie et initialement prévu pour ouvrir à l'été 2020,. Le chemin des cimes est ouvert depuis le 22/05/2021. Le site comprend un sentier de 1050 m de long, une tour panoramique de 29 m de haut et un toboggan de 75 m.
La commune accueille, au sommet de la colline du Langenberg, un important complexe militaire, la base aérienne 901 Drachenbronn qui assure, depuis 1957, le contrôle des aéronefs militaires, la police du ciel au-dessus du Nord et de l'Est de la France, ainsi que la recherche et le sauvetage des aéronefs, civils ou militaires, en difficulté. En 2004, elle comptait 700 salariés militaires.

| Blason | Accolés, au premier : de sinople à la fontaine d'argent (Drachenbronn) ; au second : d'argent aux trois écussons de sinople (Birlenbach). |
|
|---|---|---|
| Détails |