
Le titre de duc de Chaulnes et pair de France créé en 1621 pour une branche de la famille d'Albert, s'est éteint une première fois en 1698. Rétabli en 1711 pour une autre branche, il s'est éteint en 1792. Il est relevé en 1869, par un membre de la branche d'Albert de Luynes non issue des ducs de Chaulnes. Les auteurs contemporains spécialisés indiquent qu'il s'agit depuis du port d'un titre de courtoisie irrégulier ,. Régis Valette dans son Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle ne fait ainsi figurer que les titres de duc de Luynes (1619) et duc de Chevreuse (1668) pour la famille d'Albert de Luynes.
Le duché de Chaulnes a été créé par lettres patentes de , enregistrées le par le Parlement de Paris, au profit d'Honoré d'Albert (1581-1649), maréchal de France en 1619, frère cadet de Charles d'Albert, duc de Luynes (1578-1621),,,,.
Honoré d'Albert, premier duc de Chaulnes, avait épousé le Claire Charlotte Eugénie d'Ailly, héritière d'une famille qui détenait les titres de « comte de Chaulnes » (créé en ), de « vidame d'Amiens » et de « baron de Picquigny ». Le contrat de mariage stipulait que les successeurs prendraient le nom et les armes d'Ailly, ce qu'ils firent, prenant le patronyme d'Albert d'Ailly.

Il laissa deux fils :
Le titre de duc de Chaulnes s'éteignit une première fois en 1698 avec la mort de ce dernier,,,,.

Sans enfant, Charles d'Albert d'Ailly (1625-1698), 3e duc de Chaulnes avait prévu la transmission de ses biens, dont la terre de Chaulnes, à la branche de Chevreuse, transmission stipulée dès 1667 dans le contrat de mariage de Charles Honoré d'Albert, duc de Luynes, fils de son cousin germain Louis Charles d'Albert, duc de Luynes, avec Jeanne Marie Colbert :
Par contrat privé du , les deux branches de la Maison d'Albert, celle des duc de Luynes et de Chevreuse et celle des d'Ailly, ducs de Chaulnes, déclarèrent qu'en cas d'extinction de l'une ou l'autre branche, le fils aîné de la branche subsistante hériterait des duchés de Luynes et de Chevreuse et le fils cadet du duché de Chaulnes. Comme ces conditions étaient incompatibles avec les lois existantes, une dérogation fut soumise à l'approbation du Roi.
Des lettres patentes de , enregistrées au Parlement les 25 et approuvent simplement les termes du contrat et prévoient que le duché et la pairie de Luynes, duché de Chevreuse et le comté de Montfort (domaine des Luynes) et le duché et la pairie de Chaulnes, la baronnie de Picquigny et les seigneuries de Vignacourt et de Flixecourt (domaine des Chaulnes) doivent être concernés, comme le précise le contrat.
En 1869, Paul d'Albert de Luynes (d'une branche non issue des ducs de Chaulnes) (1852-1881), relève le titre de duc de Chaulnes et de Picquigny, se référant aux lettres patentes de mars 1733.
Le titre de duc de Chaulnes et de Picquigny relevé en 1869 est indiqué par les auteurs contemporains comme un titre non régulier,, :

De gueules, à deux branches d'alisier d'argent, passées en double sautoir, au chef échiqueté d'azur et d'argent (qui est d'Ailly) ; sur le tout, d'or au lion de gueules (qui est d'Albert).