Edmond Ky

Edmond Ky
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Fonction
Ministre des Finances
-
Léonard Kalmogo (d)
Maiga Inoussa (d)
Biographie
Naissance
Nationalité
Activité

Edmond Ky, né le 20 décembre 1937, est un haut fonctionnaire et économiste voltaïque puis burkinabè. Spécialiste des finances publiques, Edmond Ky est ministre des Finances de la Haute-Volta de 1980 à 1982.

Biographie

Edmond Ky fait ses études supérieures en France. Il étudie les sciences économiques à l'université Paris-I et suit ensuite le cycle économique et financier de l'Institut international d'administration publique à Paris[réf. nécessaire].

Il fait l'essentiel de sa carrière au ministère des Finances de Haute-Volta. Il y dirige le budget de l'État dans la seconde moitié des années 1970 puis rejoint l'Inspection générale des finances[réf. nécessaire]. En 1975, il représente aussi la Haute-Volta au Conseil des vérificateurs externes de l'Organisation de l'unité africaine (OUA), qui le désigne pour siéger en son nom au Comité consultatif sur les questions budgétaires et financières.

Après le coup d'État du 25 novembre 1980, Edmond Ky entre comme ministre des Finances dans le gouvernement que forme en décembre le colonel Saye Zerbo, président du Comité militaire de redressement pour le progrès national (CMRPN). Il remplace aux Finances Léonard Kalmogo et préside à partir du 20 décembre 1980 le Conseil des ministres de l'Union monétaire ouest-africaine (UMOA). Il occupe toujours le portefeuille des Finances en décembre 1981 et compte encore en 1982, avec Mamadou Sanfo, ministre de l'Économie et du Plan, parmi les représentants de la Haute-Volta à ce Conseil. Sa signature figure alors, aux côtés de celle d'Abdoulaye Fadiga, gouverneur de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), sur les billets en francs CFA millésimés 1981.

Il travaille ensuite à Paris pour la banque Paribas de 1984 à 1990. Il soutient en 1994 à l'université Paris-V une thèse de doctorat en droit public dirigée par Alain Claisse et consacrée à l'évaluation rétrospective des projets financés au Burkina Faso par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Edmond Ky y étudie un projet mené dans le pays avec le PNUD et l'UNESCO de 1967 à 1981 dont il examine la viabilité une dizaine d'années après son achèvement. Il plaide enfin pour que le Burkina Faso se dote de structures nationales d'évaluation des projets d'aide. Il enseignera par la suite l'économie du développement à l'université de Ouagadougou de 1994 à 1998.

Publications

Notes

  1. ↑ Le nom s'écrit Ky, graphie retenue notamment par le catalogue des thèses françaises. La graphie Ki se rencontre aussi, ainsi « Edmund Ki » dans les listes de gouvernements publiées par McFarland et Rupley (1998, p. 260-261).

Références

  1. ↑ (en) Organisation de l'unité africaine, Report of the Board of External Auditors on Accounts of the General Secretariat of the OAU : CM/688 (XXVI), Addis-Abeba, OUA, (lire en ligne), p. 1, 36.
  2. 1 2 (en) Daniel Miles McFarland et Lawrence A. Rupley, Historical Dictionary of Burkina Faso, Lanham, Scarecrow Press, coll. « African Historical Dictionaries » (no 74), , 2e éd. (ISBN 0-8108-3405-7), lvi, 260-261.
  3. ↑ Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest, Rapport d'activité, Dakar, BCEAO, (lire en ligne), p. 151.
  4. ↑ Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest, Notes d'information et statistiques, vol. n° 301-306, Dakar, BCEAO, (lire en ligne).
  5. ↑ « 1000 Francs, États de l'Afrique de l'Ouest », sur Numista (consulté le ).
  6. 1 2 « Évaluation rétrospective des projets financés par le PNUD au Burkina Faso », sur theses.fr (consulté le ).