Edmund Spenser

Edmund Spenser
Benjamin Wilson, Portrait d'Edmund Spenser.
Fonction
Poète lauréat du Royaume-Uni (en)
Biographie
Naissance
Entre le et le Voir et modifier les données sur Wikidata
East Smithfield (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Sépulture
Formation
Activités
Conjoints
Machabyas Childe (d)
Elizabeth Boyle (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
signature d'Edmund Spenser
Signature.
Plaque commémorative.

Edmund Spenser est un poète anglais de la période élisabéthaine, né à Londres vers 1552 et mort le .

Biographie

Fils d'un artisan tailleur issu d'une famille pauvre de Londres, Edmund Spenser fait ses études dans une grammar school puis à Cambridge, où il entre grâce à une bourse : il est alors à la fois étudiant et homme à tout faire. Ses études terminées, il obtient ses grades de bachelier ès arts en 1573 et s'attache à plusieurs grands seigneurs comme l'évêque de Rochester John Young en 1578, dont il est le secrétaire dès sa nomination. La carrière d'homme de lettres est à l'époque impossible, et il est nécessaire aux écrivains de travailler comme fonctionnaire, secrétaire, précepteur, etc. Spenser travaille d'abord en 1579 pour le comte de Leicester, Robert Dudley (1532-1588), favori de la reine Élisabeth, chez qui il rencontre Philip Sidney (1554-1586), neveu du comte, poète qui a une grande influence sur Spenser, et de Edward Dyer (1543-1607), courtisan et poète à ses heures. Puis en pour le lord-deputy d'Irlande Arthur Gray (1536-1593), lord Gray de Wilton. Il passe d'ailleurs la majeure partie de sa vie dans cette île.

Il épouse en juin 1594 Elisabeth Boyle qui lui donne un fils, Peregrine.

En 1598, il voit son manoir de Kilcoman détruit par un incendie lors des hostilités entre Anglais et Irlandais, ce qui l'oblige à se réfugier à Cork. Il est enterré dans le transept sud de l'abbaye de Westminster.

Le poète

Page de titre de la publication d'Amoretti et d'Epithalamion, parue en 1595.

Après des traductions de Pétrarque et de Du Bellay, il commence sa carrière en 1579 par un poème pastoral, The Shepheardes Calender, aussitôt salué comme un chef-d'œuvre.

Il enrichit la poésie anglaise, notamment par quatre recueils de poèmes dont les plus célèbres sont Amoretti, recueil de sonnets à l'inspiration italienne et pétrarquisante et Epithalamion, poème bucolique qui doit beaucoup à l'étude du poète romain Virgile.

Son nom reste attaché à une forme de strophe, dite Spenserian stanza, composée de huit décasyllabes et d'un alexandrin. Cette strophe sera reprise par les célèbres poètes romantiques anglais du XIXe siècle : Keats, Shelley et Lord Byron.

On lui doit surtout le premier grand poème épique de la littérature anglaise, La Reine des fées (The Faerie Queene), publié en 1596. Le succès de cet ouvrage lui vaut d'être considéré comme le plus grand poète de son temps. Passant de l'Epithalamion à la Reine des fées, c'est-à-dire du poème bucolique à l'épopée, Spenser ne peut qu'avoir l'impression de refaire le chemin de Virgile entre les Bucoliques et l’Énéide.

Œuvres

Postérité

On a pu parler d’un « spenserianisme romantique » chez Byron, Shelley, Milton ou Keats, qui lui dédia son premier poème,.

Joseph Conrad met en épigraphe de son dernier roman, Le Frère-de-la-Côte, deux vers du poème de Spencer The Faerie Queen (La Reine des fées). Ces deux vers furent repris comme épitaphe et gravés en 1924 sur sa tombe.

Herman Melville ouvre plusieurs de ses Esquisses qui constituent son récit Les Îles enchantées par des extraits de The Faery Queen.

J.K Rowling, sous son nom de plume de polar Robert Galbraith, cite plusieurs passages de La Reine des fées au début de plusieurs chapitre dans son roman Sang Trouble.

Notes et références

  1. ↑ « In Imitation of Spencer » (1814).
  2. ↑ « Edmund Spenser traduisit le Songe de Du Bellay » », Poésie (N° 144),‎ , p. 129-145 (lire en ligne).
  3. ↑

    Le somme après le labeur, le port après les flots tempétueux,
    L’aisance après la guerre, la mort après la vie, voilà qui plaît fort.

    La Reine des fées, livre I, chant LX, strophe 40, 1589.
  4. ↑ (en-US) « The Epigraphs of Troubled Blood | Robert Galbraith », sur robert-galbraith.com, (consulté le )

Annexes

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

Liens externes