Une tasse de chocolat chaud.Enregistrement sonore de l'effet chocolat chaud.
L'effet chocolat chaud, ou plus rarement effet allasonique, est un phénomène de mécanique ondulatoire que l'on reproduit en touillant un liquide mousseux et en tapant au fond du récipient de manière répétée: on observe que le son produit devient de plus en plus aigu.
Le phénomène ne trouve son nom actuel qu'en , lorsqu'il est décrit dans le chocolat chaud par Frank S. Crawford.
Crawford poursuit ses recherches sur le sujet et publie en un article montrant que le phénomène peut aussi être obtenu en ajoutant du sel dans de l'eau chaude sursaturée en air, ou dans de la bière froide sursaturée en dioxyde de carbone. Jearl Walker reprend ces travaux, citant à son tour le sel dans la bière, dans la réédition de de The Flying Circus of Physics (tout en avertissant que c'est «juste mal»).
Explication physique
Cet effet est expliqué par les variations de la vitesse du son dans le liquide dues à la présence de bulles de gaz.
Le son entendu vient de la propagation dans l'air environnant d'une onde stationnaire présente dans le liquide, dont la longueur d'onde est fixée par la taille du récipient. Par conséquent, la fréquence du son (donc sa «note») dépend uniquement de sa vitesse dans le liquide, selon la relation:
.
La présence de bulles de gaz (compressible) dans le liquide (incompressible) diminue fortement cette vitesse. Donc le son parait plus grave (c.-à-d. fréquence moins élevée), puis de plus en plus aigu à mesure que les bulles remontent et disparaissent quand on tape.
Ce phénomène se produit dans les liquides mousseux comme le chocolat chaud ou le café en percolateur.
[Antosova et al. ] (en) Zuzana Antosova, Zdeněk Trávníček et Pavel Šafařík, «Bubble dynamics in drinks» (concerne deux phénomènes, le deuxième étant l'effet chocolat chaud), The European Physical Journal Conferences, EDP Sciences, no67 «EPJ Web of Conferences, EFM13 – Experimental Fluid Mechanics , à Kutná Hora, Tchéquie, -», , article no02011 (ISBN978-80-260-5375-0, DOI10.1051/epjconf/20146702011).
[Nixon et Johnston -] (en) Ryan Nixon et Adam Johnston, «Investigations into the Hot Chocolate Effect», Ergo, Weber State University, vol.3, 2008–2009, p.63–69 (lire en ligne[PDF]).
[Trávníček et al. ] (en) Zdeněk Trávníček, Alexander I. Fedorchenko, Miroslav Pavelka et Jan Hrubý, «Visualization of the hot chocolate sound effect by spectrograms», Journal of Sound and Vibration, vol.331, no25, , p.5387–5392 (DOI10.1016/j.jsv.2012.07.038, Bibcode2012JSV...331.5387T, S2CID121935803).